Fondation Asie Pacifique du Canada

Fondation Asie Pacifique du Canada

23 avr. 2012 08h00 HE

Le sondage national d'opinion de la FAP Canada démontre que l'Asie compte de plus en plus pour les Canadiens; mais ils demeurent divisés sur le chemin à suivre

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 23 avril 2012) - Les Canadiens sont plus au fait que jamais de l'importance de l'Asie pour l'avenir économique du Canada. Cependant, il n'existe pas de consensus - et dans certaines provinces, une inquiétude grandissante - au sujet de la façon la plus adéquate d'aborder les relations avec l'Asie. Ces résultats sont parmi les plus importants constatés lors du sondage rendu public aujourd'hui par la Fondation Asie Pacifique du Canada (FAP Canada, www.asiapacific.ca).

Monsieur Yuen Pau Woo, président et chef de la direction de la Fondation Asie Pacifique du Canada a constaté qu'un léger glissement de la carte mentale des Canadiens commence à positionner le Canada comme un pays faisant partie de la région Asie Pacifique. Ceci est dû, en partie, au fait que plus de Canadiens acceptent la réalité d'un glissement de l'économie mondiale vers l'Asie et des occasions que cela peut représenter pour le Canada.

Le nombre de Canadiens qui définissent le Canada comme un pays faisant partie de la région Asie Pacifique a augmenté de 3 points statistiquement significatifs, de 26% en 2011 à 29 % en 2012. De plus, une bonne moitié de Canadiens voient la croissance du pouvoir économique de la Chine plus comme une occasion que comme une menace, comme le démontre une augmentation substantielle de sept points au cours des 12 derniers mois.

Mais, alors que plus de Canadiens préconisent une plus grande diversification du commerce du Canada (85 %), et encouragent une réponse plus rapide du Canada aux besoins croissants en énergie des pays asiatiques (61 %), plusieurs demeurent réticents à la poursuite d'accords de libre-échange avec les économies émergentes de l'Asie ou à l'idée de permettre que les entreprises de ressources naturelles canadiennes deviennent des propriétés étrangères.

Malgré le fait que 55 % des répondants s'accordent pour dire que les relations politiques et économiques avec l'Asie devraient être une priorité majeure de la politique étrangère du Canada, il existe encore des hésitations persistantes sur la façon dont les Canadiens devraient s'engager avec les pays de la région à tirer avantage des occasions pour le Canada. Près de 38 % ont exprimé leur opposition lorsqu'on leur a demandé si le Canada devrait chercher à conclure des ententes de libre-échange avec la Chine, l'Inde et la Corée du Sud. Près d'un Canadien sur cinq s'oppose à ce que les sociétés d'État de la Chine deviennent majoritairement propriétaires d'une grande entreprise canadienne. Pour ce qui est de l'énergie, quelque 57 % des répondants ne sont pas d'accord pour dire que les avantages économiques des investissements de l'Asie dans le secteur de l'énergie du Canada compensent les inquiétudes au sujet de la propriété étrangère des ressources naturelles.

« Les Canadiens continuent d'exprimer des doutes au sujet d'un renforcement des liens avec l'Asie. Alors que nous devons procéder intelligemment et prudemment sur des sujets sensibles qui touchent les intérêts canadiens, il ne faut pas négliger l'incroyable vitesse à laquelle les changements se produisent en Asie et s'assurer d'agir rapidement et avec décision, » selon Monsieur Yuen Pau Woo.

Il y a des différences notables entre les opinions des Canadiens des différentes régions au sujet du renforcement des liens avec l'Asie.

Les répondants de la Colombie-Britannique, de l'Alberta, du Québec et des Territoires-du-Nord-Ouest font preuve de sentiments plus favorables envers les pays asiatiques. Près des deux tiers des Albertains et 60 % des Québécois et des Britanno-Colombiens déclarent que les relations économiques et politiques avec l'Asie devraient être une priorité majeure de la politique étrangère du Canada. Tant l'Alberta que le Québec sont plus positifs envers la Chine, l'Asie du sud-est et la Corée du Sud que lors des sondages des années antérieures. Par contre, les répondants de l'Ontario semblent plus sceptiques de l'importance du rôle que jouent les économies asiatiques pour le bien-être économique du Canada. Ils accordent moins d'importance aux pays asiatiques qu'au cours des deux dernières années et étaient plus enclins à s'opposer aux accords de libre-échange avec la Chine (44 %), l'Inde (43 %), et la Corée du Sud (44 %).

Le sondage a été mené en ligne pour le compte de la FAP par Opinion publique Angus Reid entre le 22 et le 29 février 2012. Un total de 3 129 Canadiens, membres du Forum Angus Reid, ont participé à ce sondage, résultant en une marge d'erreur de +/-1.8 pour cent, 19 fois sur 20. Les résultats ont été statistiquement pondérés conformément aux plus récentes données de recensement sur la scolarité, l'âge, le sexe et la région, de façon à assurer un échantillonnage représentatif de la population adulte du Canada.

Pour lire le Sondage national 2012 sur les opinions des Canadiens sur l'Asie en entier, suivez ce lien :
http://www.asiapacific.ca/fr/surveys/national-opinion-polls/sondage-national-2012-opinions-des-canadiens-sur-lasie

Au sujet de FAP

La Fondation Asie Pacifique du Canada est un cercle de réflexion indépendant et sans but lucratif qui s'intéresse aux relations du Canada avec l'Asie. Elle fut créée en 1984 par une loi adoptée par le Parlement canadien. La Fondation rassemble experts et connaissances, effectue des recherches et analyses approfondies et sert d'intermédiaire du savoir sur les relations canadiennes transpacifiques.

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