Syndicat des douanes et de l'immigration (SDI)

Syndicat des douanes et de l'immigration (SDI)

13 juin 2012 10h24 HE

Le Syndicat des Douanes et de l'Immigration met au défi le ministre Toews quant à son initiative de lutte contre le trafic de personnes

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 13 juin 2012) - Le président national du Syndicat des Douanes et de l'Immigration (SDI) représentant les agentes et agents des services frontaliers et de l'exécution de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés pour les Services intérieurs pose au ministre de la Sécurité publique quelques questions bien senties après son annonce d'une nouvelle initiative de lutte contre le trafic de personnes.

« Comme tous les Canadiens, le SDI et ses membres soutiennent vivement toute nouvelle initiative ciblée de lutte contre le fléau qu'est le trafic de personnes et, de toute évidence, le gouvernement reconnaît le rôle clé que les agentes et agents de l'ASFC sont appelés à jouer dans cette nouvelle campagne. Mais dans ce cas, pourquoi le ministre qui annonce cette nouvelle initiative a-t-il donc approuvé, il y a quelques semaines à peine, une réduction des effectifs à la frontière qui va nous priver de nos moyens d'action? »

« La lutte contre le trafic de personnes mérite qu'on y consacre des ressources opérationnelles formées et affectées exclusivement à cette tâche, mais le gouvernement accepte passivement que l'Agence des services frontaliers du Canada sabre les effectifs sur le terrain. Pour contrer ce trafic, il faut faire preuve de leadership et se fixer des priorités. Les conférences de presse et les belles annonces ne suffiront pas. »

Monsieur Fortin ajoute que le plan dévoilé comprend un volet renseignements et prévoit une participation plus soutenue de la GRC et de l'ASFC aux mesures de sécurité à la frontière indispensables pour empêcher le passage de clandestins.

« Qu'il le reconnaisse ou non, son initiative de lutte contre le trafic de personnes est complètement neutralisée par la décision de l'ASFC de réduire les coûts en décimant les effectifs des services de renseignement de l'Agence alors que des centaines de gestionnaires tiennent des réunions dans des hôtels de luxe. Pendant ce temps, le ministre continue de permettre à l'ASFC de se dérober à ses responsabilités opérationnelles au sein du programme transfrontalier d'application de la loi en mer « Shiprider », qui se retrouve étrangement enfoui dans la loi budgétaire C-38. »

Le président de la CIU insiste sur le soutien du syndicat à la lutte contre le trafic de personnes, mais presse également le ministre de se poser les bonnes questions au sujet de la gestion de l'ASFC.

« Si le ministre et le gouvernement veulent mener à bien cette initiative louable, ils vont devoir exiger que l'ASFC divulgue les compressions prévues aux services frontaliers et aux services de renseignements et explique pourquoi elle refuse de participer aux mesures transfrontalières d'application de la loi aux points d'entrée, qui sont pourtant entérinées. Sans quoi cette initiative importante pour venir en aide aux sans-défenses n'aura été que du vent. »

Le Syndicat des Douanes et de l'Immigration (SDI) est un élément de l'Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC), et représente les agentes et agents des douanes et de l'immigration canadienne travaillant aux points d'entrée. Le SDI représente également les agentes et agents d'enquête, du renseignement et de l'observation des échanges commerciaux, ainsi que ceux et celles de l'immigration chargés de l'exécution de la loi pour services intérieurs et des audiences. Le SDI représente aussi l'ensemble du personnel de soutien - tous des employés de l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC).

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