Temple Emanu-El-Beth Sholom

Temple Emanu-El-Beth Sholom

17 sept. 2015 15h11 HE

Le Temple parrainera une famille syrienne

MONTRÉAL, QUÉBEC--(Marketwired - 17 sept. 2015) - Pendant les célébrations de Rosh Hashanah (nouvelle année juive), le Temple Emanu-El-Beth Sholom a annoncé que la congrégation parrainera l'immigration d'au moins une famille syrienne à Montréal.

« Dans notre tradition, les Célébrations solennelles sont la période de l'année où nous faisons le point, réfléchissons à notre comportement et à notre contribution à améliorer le monde dans lequel nous vivons », a expliqué le rabbin Lisa Gruschcow. « Comme le disait Hillel, Si je n'ai pas soin de moi, qui donc aura soin de moi? Et si je prends soin de moi, que suis-je? Et si ce n'est pas maintenant, quand le pourrai-je? »

« Comme pour tous les Canadiens, la photo d'Aylan Kurdi, le petit garçon de trois ans qui s'est noyé près des côtes de la Turquie a mis la tragédie de la Syrie à l'avant-plan », a poursuivi le rabbin Lisa Grushcow. « Nous pensions déjà parrainer une famille, mais la photo a renforcé notre engagement à prêter main forte tout comme nous l'avons fait en 1979 pour des vietnamiens. »

Lors de son annonce, le rabbin Grushcow a cité le souvenir de Frank Nash, ancien propriétaire du restaurant « The Little Vienna » dans le centre-ville de Montréal, qui a passé six mois sur un bateau à vapeur grec alors qu'il tentait de sortir de l'Europe durant la Deuxième guerre mondiale. C'était un bateau rempli de Juifs qui espéraient qu'un pays les accueillerait. Ils ont finalement débarqué près de ce qui était alors la Palestine. En 1979, lors d'un exode de Vietnamiens qui s'enfuyaient sur des bateaux dans l'espoir de trouver un havre de paix, Frank Nash a pris en main le parrainage de deux familles vietnamiennes par le Temple.

« La compassion de Frank Nash vit toujours dans les cœurs des familles Cohen et McKenna/Baron, qui m'ont demandé, avec d'autres membres du Temple, de parrainer une famille syrienne », a ajouté le rabbin Grushcow. « David Cohen, dont la famille est arrivée au Canada au tournant du siècle parce qu'elle fuyait les pogroms en Pologne, est le moteur de cette initiative. »

Cet été, la famille Baron a passé quelques semaines de vacances en Turquie et en Grèce où ils ont été témoins de la crise des réfugiés. Dans une lettre émouvante adressée au rabbin Grushcow, Kerry McKenna a écrit :

« Alors que nous nous trouvions dans le port, j'ai acheté à mes deux filles aînées (6 et 7 ans) un sandwich à la crème glacée. Elles ne prêtaient pas attention à une famille syrienne qui, comme nous, avait trois jeunes enfants blottis dans l'ombre d'un bâtiment. Nous avions déjà vu des centaines de familles comme celle-là au cours des trois dernières semaines en Turquie et en Grèce. À ce moment-là, un sentiment d'embarras insoutenable s'est emparé de nous à la vue des inégalités qui existent dans le monde - un sentiment d'inconfort devant notre situation privilégiée. Lorsque mes filles ont ouvert leurs friandises elles ont réalisé que chaque sachet contenait en fait quatre petits sandwiches glacés. Pendant un court instant, elles se sont réjouies de leur bonne fortune. Mais l'une des petites filles syriennes qui devait avoir environ trois ans, a attiré l'attention de mon aînée qui a dit à sa sœur pourquoi ne partagerions-nous pas l'un des sachets? Du même souffle, elle l'a donné à la petite fille. J'étais fière, bien sûr, mais je ne raconte pas cette histoire pour dire que mes filles sont extraordinaires - ce ne sont que des enfants. J'en parle plutôt parce que cela illustre avec simplicité quelque chose que nous savons depuis que nous sommes enfants. Ce quelque chose devient encore plus évident lorsqu'une autre personne se trouve devant nous. Je veux dire que lorsqu'on possède suffisamment et que quelqu'un n'a rien, on partage tout simplement. »

La congrégation ira de l'avant avec le parrainage au cours des prochaines semaines. Un groupe de travail, sous la direction de David Cohen et David Berger a été mis en place et une campagne de financement est en cours.

« Ce n'est pas un petit projet », a conclu le rabbin Grushcow. « Nous devons non seulement amasser un minimum de 30 000 $ pour démontrer au gouvernement canadien que nous pouvons soutenir une famille pendant un an, nous serons également responsables de les accueillir à l'aéroport, de leur trouver un logement, de les aider à apprendre le français, à trouver un emploi et une école pour les enfants. En fait nous serons responsables de cette famille bien après que leur histoire aura disparu des manchettes. Mais nous resterons unis aux autres synagogues et églises du pays qui vivent selon leurs valeurs et qui mettent l'épaule à la roue. »

Nous acceptons les dons en ligne à https://www.templemontreal.ca/community/social-action/syria-crisis/ ou vous pouvez contacter Melany à 514-937-3575, poste 201.

Le Temple Emanu-El-Beth Sholom est la seule synagogue réformée de Montréal. Avec plus de neuf cent familles membres, le Temple est une congrégation généreuse, accueillante et inclusive bâtie sur la tradition juive, l'apprentissage, la spiritualité et la collectivité. Sa large gamme de programmes répond aux besoins des Juifs de tous les groupes d'âge, y compris des programmes pour les familles interconfessionnelles, les jeunes, les jeunes adultes de 20 à 30 ans et des activités sociales.

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