WWF-Canada

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31 mai 2013 17h49 HE

Le WWF applaudit le gouvernement de la Colombie-Britannique pour sa position ferme à l'égard du projet d'oléoduc Northern Gateway

MONTRÉAL, QUÉBEC et VANCOUVER, COLOMBIE-BRITANNIQUE--(Marketwired - 31 mai 2013) - Par le biais d'une lettre adressée à la Commission d'examen conjoint du projet de pipeline Northern Gateway, le gouvernement de la Colombie-Britannique s'oppose à ce que le feu vert soit donné au projet. « La province affirme qu'elle ne peut pas soutenir le projet tel qu'il a été présenté à la commission parce que les promoteurs du projet Northern Gateway ont été incapables de répondre aux préoccupations environnementales des Britanno-Colombiens », a ainsi déclaré le ministre de l'Environnement, Terry Lake. Ce projet prévoit la construction de deux oléoducs parallèles pour transporter le bitume de l'Alberta jusqu'au port de Kitimat en Colombie-Britannique. Le bitume serait ensuite acheminé par des pétroliers surdimensionnés vers les marchés asiatiques.

« Aujourd'hui, nous sommes témoins d'une décision courageuse prise par notre gouvernement, explique Darcy Dobell, vice-présidente, région du Pacifique pour le WWF-Canada. La région du Grand Ours en Colombie-Britannique n'est pas un endroit pour un oléoduc ou des pétroliers. Ni aujourd'hui, ni demain, et ce, à n'importe quel prix. »

Dans sa déclaration écrite à la commission d'examen conjoint, le gouvernement de la Colombie-Britannique a indiqué qu'il n'était pas satisfait des réponses obtenues à la question des risques d'un déversement d'hydrocarbures résultant de ce projet. Le gouvernement conclut qu'un certificat pour le projet ne devrait pas être accordé, notamment en raison d'une « compréhension incomplète » du comportement du bitume dilué dans l'eau, et des conséquences environnementales désastreuses qu'aurait un déversement. « On nous dit : 'Faites-nous confiance', et ce n'est pas suffisant dans le présent cas », écrit le gouvernement dans son.

« Il n'y a tout simplement aucun moyen de nettoyer un déversement de bitume dilué dans cette région, déclare Mme Dobell. L'impact serait désastreux, non seulement pour cet écosystème d'importance mondiale, mais pour l'économie régionale et les personnes dont la subsistance dépend des rivières et de la mer. »

Inquiétudes grandissantes au Québec

Au Québec, le projet d'inversion et d'expansion de la ligne 9b d'Enbridge prévoit de faire voyager par plusieurs régions ce même bitume dilué provenant des sables bitumineux. « Les risques ne sont pas moindres au Québec, affirme Marie-Claude Lemieux, directrice pour le Québec au WWF-Canada. Nous espérons que cette décision courageuse saura inspirer le gouvernement du Québec qui aura bientôt à se prononcer sur ces enjeux très graves pour notre avenir. »

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