CONSEIL EN EDUCATION DES PREMIERES NATIONS

16 févr. 2007 13h32 HE

L'éducation postsecondaire des autochtones exige une approche impartiale, pratique et avant-gardiste, révèle le rapport du Comité permanent des affaires autochtones et du développement du Grand Nord

QUEBEC, le 16 fév. Le Conseil en Education des Premières Nations (CEPN) et l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL) réagissent vivement au rapport du Comité permanent des affaires autochtones et du développement du Grand Nord, qui s'intitule "Notre priorité la plus haute : l'éducation postsecondaire des autochtones au Canada".

Le rapport renferme dix recommandations principales qu'Affaires indiennes et du Nord Canada (AINC) et les Premières Nations devront mettre en oeuvre à court et à long terme.

Madame Lise Bastien, directrice du CEPN, situé à Wendake, à Québec, déclare : "Nous sommes ravis de constater que la commission parlementaire confirme et reconnaît les problèmes liés à l'enseignement postsecondaire chez les Premières Nations. Eliminer le plafond annuel de 2 % et assurer l'admissibilité des étudiants des Premières Nations au postsecondaire sont des mesures urgentes à mettre en place."

"Une grande priorité exige également de rendre disponible le financement de base et de soutien pour la création d'établissements d'enseignement postsecondaire des Premières Nations. Ces établissements sont une solution évidente pour améliorer la réussite scolaire de nos étudiants. Cette mesure
devrait être considérée immédiatement", ajoute-t-elle.

La commission parlementaire recommande également qu'AINC règle l'anomalie de la formation professionnelle qui touche les Premières Nations du Québec,
préjudice que les Premières Nations soulèvent depuis des années.

"Il est totalement injustifié et inacceptable que le gouvernement du Canada exige encore, à ce jour, des études, des travaux et des analyses pour
démontrer ce que le comité constate dans son rapport. Plusieurs études et rapports antérieurs confirmaient déjà les conclusions du comité. Si le gouvernement ferme les yeux sur ces recommandations, il devra assumer la responsabilité et les conséquences de la situation socioéconomique chez les Premières Nations", assure monsieur Ghislain Picard, chef régional de l'APNQL.

"Il appartient désormais au nouveau gouvernement du Canada d'agir de façon honorable et en collaboration avec les Premières Nations pour mettre immédiatement en oeuvre les recommandations", affirme le chef Ghislain Picard.


Le CEPN est un organisme qui représente 22 communautés du Québec depuis maintenant plus de 20 ans. Sa mission principale est de défendre les intérêts des communautés des Premières Nations en vue d'améliorer les services éducatifs offerts à tous les élèves et étudiants des Premières Nations.

L'APNQL est l'organisme régional qui représente les chefs des Premières Nations du Québec et du Labrador.

Renseignements

  • Lise Bastien, Directrice, Conseil en Education des
    Premières Nations, (418) 842-7672, lbastien@cepn-fnec.com