Academies canadiennes des sciences

24 févr. 2005 12h17 HE

Les Académies canadiennes des sciences : des évaluations dans des dossiers urgents d'importance nationale


COMMUNIQUE TRANSMIS PAR CCNMatthews

POUR: ACADEMIES CANADIENNES DES SCIENCES

LE 24 FEVRIER 2005 - 12:17 ET

Les Académies canadiennes des sciences : des
évaluations dans des dossiers urgents d'importance
nationale

OTTAWA, ONTARIO--(CCNMatthews - 24 fév. 2005) - Les Académies
canadiennes des sciences (ACS) sont fort heureuses de recevoir le
soutien financier du gouvernement fédéral pour les dix prochaines
années. Voilà qui leur permettra de mettre leurs expertises au service
de tous les Canadiens et Canadiennes dans tous les cas où leurs
disciplines peuvent éclairer les enjeux soulevés par les politiques
nationales.

Les Académies canadiennes des sciences sont une forme de collaboration
inédite de trois académies dont la réputation internationale n'est plus
à faire : La Société royale du Canada (SRC), L'Académie canadienne du
génie (ACG) et L'Académie canadienne des sciences de la santé (ACSS).

Les ACS sont déjà créées et auront un conseil d'administration, des
officiers et un personnel professionnels et indépendants. L'objectif des
ACS et des académies membres est d'assurer aux citoyens, au
gouvernement, et à l'industrie l'accès à des évaluations expertes
indépendantes, afin qu'ils puissent en arriver à des décisions fondées
sur une information complète dans toute une série de dossiers importants
pour le bien-être des Canadiens.



La mission des ACS est de :

- constituer une source d'évaluations expertes, crédibles et
indépendantes des fondements scientifiques de questions et d'enjeux
d'intérêt public;
- donner une voix au Canada dans le concert national et international
des sciences.


"Sciences" dans le sens que lui donnent les CAS connotent ici le plein
éventail des disciplines - des sciences naturelles et de la santé à
l'ingénierie, en passant par les sciences humaines et sociales,
jusqu'aux arts et aux lettres. Beaucoup de ces évaluations devront
d'ailleurs être multi-disciplinaires par définition.

Les ACS, par le truchement des groupes d'experts, vont déterminer ce qui
est connu et ce qui ne l'est pas dans les fondements scientifiques des
questions de politique publique. Ces évaluations vont établir les faits,
clarifier les questions controversées où les points de vue divergent, où
l'incertitude est encore grande et où les questions fondamentales
restent sans réponses.

Les gouvernements et les autres intervenants pourront alors utiliser ces
résultats dans leurs délibérations. Les évaluations des ACS se
contenteront de faire rapport sur les faits et n'offriront pas d'avis
politiques.

Les groupes d'experts seront composés des personnes les plus hautement
qualifiées dans toutes les disciplines pertinentes, au Canada ou
ailleurs.

Les ACS vont travailler de concert avec le ministre d'Industrie et le
conseiller national des sciences auprès du premier ministre pour
identifier les questions qui réclament de telles évaluations en
priorité, soit à cause de leur importance pour les dossiers prioritaires
du gouvernement fédéral, soit parce que le bien-être des Canadiens et
des Canadiennes, leur santé, leur sécurité, leur économie et leur
environnement en dépendent.

Chaque groupe d'experts des ACS travaillera en toute indépendance dans
la préparation et les revues critiques de leurs évaluations.

Même si les demandes d'évaluation proviendront d'abord des ministères et
agences du gouvernement fédéral, du Parlement canadien ou des autres
instances gouvernementales au pays, elles pourront aussi émerger de
l'industrie ou des académies elles-mêmes.

Tous les rapports des groupes d'experts seront du domaine public. En
fait, une portion centrale du mandat des ACS est de s'assurer qu'il y a
communication efficace des résultats des études à toutes les catégories
de la population.

Au cours des dernières années, des évaluations par des groupes d'experts
comme celles que les ACS vont entreprendre ont été produites à
l'occasion par la Société royale du Canada. Ce fut le cas dans des
dossiers épineux comme celui de l'amiante, du bien-être des animaux
utilisés en laboratoire, des risques associés à l'utilisation de
téléphones cellulaires, des risques associés à la modification génétique
des aliments, etc.

Chacune des trois académies fondatrices entretient des relations
étroites avec les autres académies dans leurs domaines, et ce, de par le
monde. La création des ACS permettra d'enrichir la coopération entre ces
diverses académies. Voilà qui devrait fournir une base encore plus
solide pour les évaluations faites en collaboration quand les problèmes
ont une dimension transnationale indéniable.

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Renseignements

  • POUR PLUS D'INFORMATIONS, COMMUNIQUER AVEC:
    SRC
    Howard Alper
    (613) 562-5189
    ou
    ACSS
    Paul Armstrong
    (780) 492-0591
    ou
    ACG
    Ron Nolan
    (905) 403-3635
    ou
    SRC
    Gilles Paquet
    (613) 991-9005
    ou
    ACSS
    Martin Schechter
    (604) 822-3910
    ou
    ACG
    Kathleen Sendall
    (403) 296-4782