SARTEC (Société des auteurs de radio, télévision et cinéma)

SARTEC (Société des auteurs de radio, télévision et cinéma)

26 mars 2009 12h38 HE

Les compressions à Radio-Canada : La SARTEC s'inquiète pour l'avenir de notre diffuseur public

MONTREAL, QUEBEC--(Marketwire - 26 mars 2009) - La Société des auteurs de radio, télévision et cinéma (SARTEC) déplore les compressions annoncées hier à la Société Radio-Canada et craint que ces nouvelles mesures n'affaiblissent la présence du contenu national sur nos ondes. Soulignant le rôle essentiel de ce diffuseur public dans notre système de radiodiffusion, la SARTEC se demande comment la SRC pourra maintenir une programmation éclectique et de qualité si elle doit faire face à un manque à gagner de 171 millions de dollars, qui l'oblige à supprimer plusieurs centaines d'emplois et risque d'avoir des conséquences néfastes sur sa programmation, particulièrement en télévision.

Ainsi, la SRC faisait état hier de compressions de 18 millions de dollars à la télévision générale et annonçait que les émissions jeunesse seraient touchées. Si on ajoute à ces coupes, la perte de son enveloppe garantie au Fonds canadien de télévision, rendue publique le 9 mars dernier par le ministre du Patrimoine, la capacité de la SRC à produire, acquérir et diffuser des séries dramatiques apparaît sérieusement compromise.

Alors que le gouvernement Harper parlait la semaine dernière d'aider les diffuseurs privés en proie à des difficultés en assouplissant la réglementation ou en modifiant le régime d'imposition, le ministre ne peut refuser plus longtemps d'accorder une plus grande flexibilité financière à la SRC afin de lui permettre de mieux traverser la crise actuelle suscitée en bonne partie par une chute des revenus publicitaires.

Après avoir déploré sur le plateau de "Tout le monde en parle" que la CBC ne diffusait pas assez de contenu national, le ministre ne peut faire fi de l'impact de ses décisions sur la programmation de la SRC qui a pourtant toujours fait une large place aux séries d'ici.

Le paysage audiovisuel québécois risque de connaître dans les prochains mois de profonds bouleversements. Si le ministre Moore souhaitait lors de la création du Fonds des médias offrir un meilleur choix d'émissions nationales sur toutes les plates-formes, il devrait comprendre que la présence d'un diffuseur public fort, qui fait depuis longtemps une large place aux oeuvres nationales, est un facteur d'équilibre voire d'émulation dans le système de radiodiffusion francophone.

Renseignements

  • Source :
    SARTEC
    Manon Gagnon
    514-526-9196