Institut professionnel de la fonction publique du Canada

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06 févr. 2014 09h00 HE

Les coupes du gouvernement Harper dans la science sont néfastes et vont à l'encontre des priorités du public, selon les sondages

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwired - 6 fév. 2014) -

Note aux rédacteurs : Une photo accompagnant ce communiqué sera disponible sur le fil photo de la Presse Canadienne via Marketwired.

Les Canadiens désireux d'évaluer les dangers que présentent les compressions budgétaires du gouvernement Harper n'ont qu'à regarder l'impact de ces compressions sur la science publique, conclut un nouveau rapport préparé par l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) intitulé La désintégration de la science publique au Canada. Ce rapport repose sur deux récents sondages, l'un auprès des scientifiques et l'autre auprès du public.

Selon des données récentes tirées d'un sondage effectué par Environics Research, plus de 9 scientifiques du gouvernement fédéral sur 10 (91 %) pensent que les compressions budgétaires imposées dans la science fédérale, qui pour la plupart entreront en vigueur au cours des prochaines années, affaibliront la capacité du gouvernement de servir l'intérêt public. (Plus de la moitié - 51 % - estiment déjà que l'impact sera très négatif.) Qui plus est, ces compressions vont étrangement à l'encontre des priorités en matière de science de la majorité des Canadiens. Selon un autre récent sondage mené auprès des Canadiens par Environics, près des trois quarts des répondants (73 %) pensent que la santé publique, la sécurité et la protection de l'environnement devraient arriver en tête des priorités du gouvernement. Or, ce sont ces secteurs qui seront les plus durement touchés par les compressions du gouvernement!

Le rapport révèle aussi ce qui suit :

  • Une majorité importante (69 %) de scientifiques d'Environnement Canada pensent que le Canada régresse en matière de protection de l'environnement depuis cinq ans.
  • Près de 9 scientifiques sur 10 (86 %) du ministère des Pêches et des Océans pensent que les récentes modifications à la Loi sur les pêches vont nuire à la capacité du Canada de protéger le poisson et son habitat.
  • Huit scientifiques sur 10 (80 %) du Conseil national de recherches du Canada estiment que ces cinq dernières années la réputation du Canada a décliné sur la scène internationale dans le domaine de l'innovation et de la technologie, domaine dont le gouvernement Harper a particulièrement souligné l'importance pour l'économie et qui inclut la recherche fondamentale, tout bonnement privée de financement par le gouvernement.

Entre les exercices 2012-2013 et 2015-2016, 10 ministères et organismes à vocation scientifique devraient subir à eux seuls des compressions de 2,6 milliards de dollars, desquels 758,1 millions de dollars ont déjà été retranchés. Ces coupes ont à ce jour entraîné la perte de milliers d'emplois de scientifiques au gouvernement fédéral et l'élimination ou la réduction d'un grand nombre de programmes et de ressources essentielles. Elles ont de plus provoqué la perte de certains esprits scientifiques parmi les meilleurs et les plus brillants au gouvernement, dont les suivants :

  • Michael Arts, une sommité internationale en santé des écosystèmes aquatiques;
  • Kenneth Lee, qui était le plus grand spécialiste du pays en déversement de pétrole et a donné son expertise scientifique pendant deux mois lors du nettoyage du déversement de pétrole de 2010 dans le golfe du Mexique;
  • Jean-Pierre Gagnon, un ancien ingénieur à Transports Canada et l'un des principaux experts nord-américains du transport ferroviaire de matières dangereuses. M. Gagnon a reçu un avis d'employé touché en avril 2012 et a quitté le gouvernement fédéral en mars 2013, peu après avoir convoqué une réunion avec l'industrie à propos de la sécurité des wagons-citernes DOT-111, les mêmes wagons au centre de la tragédie du 6 juillet 2013 à Lac-Mégantic.

« Les efforts du gouvernement Harper pour équilibrer le budget fédéral à temps pour les élections de 2015 reposent sur des compressions massives et impopulaires dans la science publique qui mettent en danger la santé, la sécurité et l'environnement des Canadiens, soutient Debi Daviau, présidente de l'IPFPC. Ce ne sont pas des "réductions de services administratifs", comme le ministre des Finances les appelait en 2012, à moins qu'il n'ait voulu dire que l'environnement naturel, la qualité de l'air et de l'eau, la survie des autres espèces et la santé et la sécurité de tous les Canadiens sont des services administratifs ».

Une invitation à participer à un sondage en ligne préparé par Environics Research a été envoyée à 15 398 membres de l'IPFPC - scientifiques, chercheurs et ingénieurs - jouant un rôle scientifique dans plus de 40 ministères et organismes fédéraux. De ce nombre, 4 069 (26 %) ont répondu au sondage entre le 5 et le 19 juin 2013. Les résultats du sondage ont une marge d'erreur de ± 1,6 %, 19 fois sur 20. Un sondage d'opinion plus court a été mené par Environics auprès de 1 003 Canadiens entre le 14 et le 20 novembre 2013. Les résultats du sondage ont une marge d'erreur de ± 3,1 %, 19 fois sur 20.

L'Institut professionnel de la fonction publique du Canada représente près de 55 000 scientifiques et professionnels œuvrant dans le secteur public canadien.

Téléchargez le rapport complet. http://www.pipsc.ca/desintegrationdelascience

Pour voir la photo associée à ce communiqué, veuillez consulter le lien suivant : http://www.marketwire.com/library/20140205-926016_FR_photo_800.jpg

Renseignements

  • Johanne Fillion
    (613) 228-6310 poste 2303
    (613) 883-4900 (cell)