Greenpeace Canada

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24 mai 2005 15h16 HE

LES ÉCOLOGISTES S'OPPOSENT AU PROJET DE GESTION DES DÉCHETS NUCLÉAIR

LES ÉCOLOGISTES S'OPPOSENT AU PROJET DE GESTION DES DÉCHETS NUCLÉAIRES Attention: Rédacteur à l'environnement, Rédacteur à l'énergie, Directeur général et de l'information, Rédacteur aux affaires politiques et gouvernementales TORONTO/ONTARIO--(CCNMatthews - 24 mai 2005) - Diverses organisations canadiennes de protection de l'environnement s'opposent aux recommandations du rapport préliminaire de la Société de gestion des déchets nucléaires (SGDN) publié aujourd'hui, parce qu'il ne tient pas compte de la priorité des Canadiens : cesser la production de déchets hautement radioactifs.

« Ils refusent d'envisager la possibilité de réduire les déchets radioactifs en optant pour des modes de production d'électricité plus écologiques et plus sécuritaires » explique Shawn-Patrick Stensil, de la campagne énérgie pour Greenpeace Canada. « On dirait qu'ils ne réalisent pas que personne ne veut de déchets radioactifs dans sa cour. »

En 2002, le gouvernement fédéral a donné un mandat de trois ans à la SGDN pour déterminer quelle était la meilleure façon de gérer les déchets radioactifs parmi les trois possibilités suivantes : « évacuation en couches géologiques profondes dans le Bouclier canadien, entreposage à l'emplacement des réacteurs nucléaires et entreposage centralisé ». Toutefois, comme l'admet elle-même la SGDN, chacune de ces méthodes pose de sérieux problèmes.

Dans ses recommandations préliminaires, la SGDN propose d'utiliser successivement ces trois méthodes problématiques, sur une période de 300 ans. On ferait d'abord le stockage sur le site des centrales, puis on passerait au stockage centralisé et, finalement, à l'évacuation géologique dans le Bouclier canadien. Coût projeté : 24 milliards $. La SGDN estime que le site de dépôt des déchets hautement radioactifs devrait être situé soit au Québec, en Ontario ou en Saskatchewan. Elle fera sa recommandation finale au gouvernement fédéral le 15 novembre 2005.

Selon Brennain Lloyd, coordonnatrice de Northwatch, une coalition de citoyens et d'organisations sociales et écologistes du nord-est de l'Ontario, « la Société de gestion des déchets nucléaires essaie de peindre la réalité en rose, mais elle ne fait que combiner les trois méthodes classiques de gestion des déchets de l'industrie. En réalité, l'utilisation successive de ces trois méthodes est la pire des solutions parce qu'elle combine les désavantages de chacune. »

« Il n'y a aucune façon sûre d'enfermer des poisons qui demeurent actifs pendant un million d'années », explique pour sa part Gordon Edwards du Regroupement pour la surveillance du nucléaire. « La priorité, ce n'est pas de trouver comment éliminer encore plus de déchets radioactifs, c'est d'éliminer l'énérgie nucléaire. ».

Selon les écologistes, la stratégie à suivre commence par la réduction des déchets produits chaque année, et donc par la fermeture graduelle, d'ici 2020, des 22 réacteurs nucléaires du Canada à mesure qu'ils atteignent la fin de leur vie utile. La SGDN explique qu'elle « n'a pas examiné ni porté de jugement sur le rôle de l'énergie nucléaire ». Pourtant, les membres du conseil d'administration de la SGDN (Hydro-Québec, Ontario Power Generation et Énergie Nouveau-Brunswick) font actuellement ou prévoient bientôt faire la réfection de leurs réacteurs les plus âgés, ce qui pourrait faire doubler la quantité de déchets radioactifs au Canada.

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Personnes-ressources :
Shawn-Patrick Stensil, Greenpeace Canada, 416-597-8408, poste 3013; cellulaire : 416-884-7053
Brennain Lloyd, Northwatch, 705-497-0373
Gordon Edwards, Regroupement pour la surveillance du nucléaire, cellulaire : 514-839-7214 IN: ÉNERGIE, ENVIRONNEMENT, POLITIQUE

Renseignements

  • Andrew Male, Communications Coordinator
    Numéro de téléphone: 416-880-2757
    Numéro de téléphone secondaire: 416-597-8408 poste 3030
    Courriel: andrew.male@yto.greenpeace.org