Les Editions du Réveil

Les Editions du Réveil

04 mars 2009 19h18 HE

Les employés syndiqués rejettent une offre globale qui aurait protégé 18 emplois et assuré la pérennité du Réveil

Une main tendue au Syndicat des travailleurs des Editions du Réveil

SAGUENAY, QUEBEC--(Marketwire - 4 mars 2009) - Animée par la volonté de convenir d'une entente en vue du renouvellement de la convention collective des employés membres du Syndicat des travailleurs des Editions du Réveil, la direction des Editions du Réveil a présenté lundi au comité exécutif du syndicat une offre globale qui aurait permis de protéger 18 emplois et d'assurer la pérennité du Réveil.

"Le Réveil assure une présence forte dans la région depuis plus de 60 ans et nous tenons à ce qu'il continue à en être ainsi", a indiqué Diane Audet, éditrice du Réveil. "C'est pourquoi nous avons présenté une offre globale qui, tout en étant respectueuse des employés du journal qui y ont oeuvré pendant de nombreuses années, proposait une série de mesures destinées à en assurer la viabilité à long terme, dans une industrie qui connaît des changements d'une envergure sans précédent."

Une offre qui permet de protéger 18 emplois

Ainsi, contrairement à certaines informations véhiculées au cours des dernières semaines, ce ne sont pas quatre ou cinq emplois qui auraient été maintenus au Réveil à la suite de la réorganisation mise de l'avant par la direction, mais 18, dont 15 employés syndiqués permanents à temps plein et trois cadres.

Par ailleurs, afin de minimiser les impacts négatifs liés à l'implantation de son nouveau modèle d'affaires, la direction des Editions du Réveil proposait deux mesures importantes au Syndicat des travailleurs des Editions du Réveil. La première résidait dans le versement d'une compensation pouvant atteindre 12 mois de salaire aux employés touchés. La seconde résidait dans un traitement prioritaire en vue de l'obtention éventuelle d'un emploi dans une autre filiale de Quebecor Media, notamment chez Vidéotron à Saguenay.

Les véritables enjeux de la négociation

"L'avenir du Réveil passe par une stratégie en deux temps : le maintien d'une présence forte dans la région, ce que nous entendons faire par le biais de notre équipe de rédaction, de même que l'optimisation de certains services de soutien", explique Diane Audet.

C'est pourquoi la direction du Réveil a pris la décision de transférer l'impression du journal sur des presses mieux adaptées à ses caractéristiques physiques et susceptibles de répondre aux impératifs de qualité - notamment en matière de couleurs - dictés par le marché, la concurrence et les attentes des clients. C'est aussi pour ce motif que les activités de montage et les systèmes administratifs seront centralisés dans des centres d'excellence mieux à même, notamment en raison de leurs capacités technologiques, de répondre aux besoins des clientèles et des partenaires d'affaires du journal.

Huit postes réguliers, soit quatre au montage et quatre à l'administration (dont un est vacant), seront touchés par ces centralisations. Quatre salariés surnuméraires qui assurent des remplacements à ces postes et qui couvrent des surplus de travail sont aussi visés.

"Ce sont des décisions difficiles à prendre, mais elles sont justifiées par des impératifs économiques et par la mutation profonde qui touche les médias, particulièrement la presse écrite et l'imprimerie. Pour demeurer compétitifs, les journaux doivent désormais être capables de rivaliser avec les nouvelles plateformes de diffusion et offrir aux annonceurs et aux lecteurs une qualité d'impression irréprochable ", de commenter Diane Audet.

Donner l'heure juste

La direction des Editions du Réveil tient aussi à donner l'heure juste au sujet de certains aspects du dossier. Ainsi, il est faux de prétendre que les salaires des employés du Réveil ont été gelés pendant 10 ans. Les salaires des employés visés par la négociation ont été augmentés de près de 2 % par an au cours des six dernières années, soit une augmentation de 11,5 % depuis décembre 2002.

D'autre part, on doit préciser que les postes touchés par la fermeture de l'imprimerie avaient déjà été l'objet d'une entente entre le syndicat et l'entreprise. Quant à l'encartage et à l'expédition, il importe de souligner que les postes de ces secteurs sont occupés par des employés sur appel, qui travaillent en moyenne 9 heures par semaine (salaires annuels moyens de 4 300 $) pour l'encartage et 17 heures par semaine (salaires annuels moyens de 9 900 $) pour l'expédition. Dans les faits, ce sont donc l'équivalent de 11 emplois à temps plein qui seront perdus.

Assurer l'avenir de l'entreprise et des emplois

Comme dans d'autres filiales de Quebecor Media, Sun Media, dont fait partie Les Editions du Réveil, doit se réinventer constamment, se positionner dans les secteurs les plus prometteurs et gérer le plus efficacement possible les ressources qui sont à sa disposition.

Depuis le tournant des années 2000, Quebecor Media et ses filiales poursuivent ainsi une vision d'affaires qui consiste à maximiser la productivité de secteurs d'affaires traditionnels en déclin et à investir dans les secteurs les plus porteurs d'avenir, comme les télécommunications et les médias interactifs, des secteurs qui permettent d'offrir des emplois de qualité.

Cette vision d'affaires a produit des résultats probants au Saguenay. Ainsi, ensemble, Vidéotron, TVA Saguenay, Vox, Archambault, Le SuperClub Vidéotron, Canoe et les hebdos de Sun Media emploient aujourd'hui environ 350 personnes à Ville de Saguenay. A lui seul, l'effectif du Centre d'appel de Vidéotron est passé de 24 à 167 employés depuis juin 2007, une augmentation de 700 %. En outre, Quebecor Media a injecté, en 2008, 22,5 millions de dollars dans l'économie de Ville de Saguenay.

Pour sa part, le Centre de développement de Canoe situé à Ville de Saguenay offre des emplois de qualité à des professionnels dont la moyenne d'âge est de 30 ans. Le Centre s'illustre à ce titre comme un important contributeur à la rétention des jeunes dans la région.

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