PricewaterhouseCoopers

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05 avr. 2006 14h55 HE

Les entreprises canadiennes du secteur des sciences de la vie et des biotechnologies considèrent les fusions et acquisitions comme un élément clé de la compétitivité à l'échelle mondiale

TORONTO, ONTARIO--(CCNMatthews - 5 avril 2006) - Les entreprises de biotechnologie canadiennes veulent intensifier les activités de fusion et d'acquisition (FA). C'est ce qui ressort d'une nouvelle étude sectorielle publiée aujourd'hui par PricewaterhouseCoopers (PwC) et réalisée en collaboration avec BIOTECanada. Quatre-vingt quatorze pour cent des répondants au sondage classent les FA parmi leurs trois principales stratégies de sortie et croient que la réalisation de FA constitue un moyen clé pour le secteur de rehausser la compétitivité du Canada sur la scène mondiale.

L'étude intitulée Canadian Life Sciences Industry Forecast 2006 est la première du genre au Canada. Elle a été réalisée dans le but de connaître les stratégies d'expansion commerciale des chefs de file du secteur ainsi que la nature des possibilités d'affaires qui s'offrent à eux. La majorité des répondants au sondage n'atteindront pas la rentabilité avant au moins trois ans, et plus de la moitié estiment que le renforcement des sources de capitaux pour les entreprises en démarrage et en début de croissance constitue le facteur de réussite le plus important.

"La plupart des répondants demanderont plus de 10 millions de dollars au cours de leur prochaine ronde de financement et ils prévoient obtenir cette somme auprès de sociétés de capital de risque canadiennes et américaines ainsi que de partenaires stratégiques", explique John DeLucchi, leader national du groupe de services au secteur des sciences de la vie de PwC. "Cependant, la capacité d'attirer des capitaux américains et étrangers figure au nombre des trois défis majeurs à relever pour livrer une meilleure concurrence sur la scène mondiale."

L'étude a également révélé que le secteur semble déterminé à atteindre ses objectifs au chapitre des produits d'exploitation et des profits. Soixante pour cent des répondants ont indiqué que le meilleur moyen pour le secteur canadien de rehausser sa compétitivité sur la scène mondiale était de continuer de centrer ses efforts sur la réussite des activités actuelles. Le recrutement de cadres expérimentés arrive bon deuxième au classement (49 % l'ont mentionné parmi les trois premiers facteurs), suivi de la réalisation de FA (36 % l'ayant mentionné parmi les trois premiers facteurs). Viennent ensuite un lobbying efficace du gouvernement fédéral, la concentration des entreprises en regroupements régionaux et le soutien des associations sectorielles.

Trente-huit pour cent des répondants provenant d'entreprises commerciales croient que le gouvernement fédéral peut favoriser leur réussite. Ils ont cerné un certain nombre de domaines dans lesquels le gouvernement peut prendre des mesures positives. Plus de 80 % d'entre eux ont classé parmi leurs trois premiers choix l'établissement de meilleurs incitatifs fiscaux pour les entreprises. L'accroissement du financement provenant de sources gouvernementales et les appels visant à accélérer le processus réglementaire suivent aux deuxième et troisième rangs (44 % et 41 % respectivement).

Quarante-huit pour cent des répondants prévoient transférer la totalité ou une partie de leurs activités à l'extérieur du Canada. "Le Canada risque de perdre près de la moitié de ses entreprises spécialisées en sciences de la vie et en biotechnologie si un environnement commercial plus favorable à long terme n'est pas établi. Nous devons faire mieux pour les Canadiens", a pour sa part déclaré Peter Brenders, président et chef de la direction de BIOTECanada.

L'accès au financement est également pointé du doigt par les répondants comme le principal obstacle à la commercialisation réussie de la propriété intellectuelle (PI). Plus de 70 % des répondants mentionnent la difficulté d'accès au financement parmi les cinq principaux obstacles et 60 % la classent parmi les trois principaux obstacles. De plus, les répondants placent la disponibilité de cadres expérimentés au deuxième rang des obstacles à la commercialisation réussie de la PI.

"La plupart des répondants ne sont pas en mesure, à l'heure actuelle, d'investir afin d'obtenir ces résultats pour leur entreprise, a indiqué M. DeLucchi. Seulement 28 % des répondants provenant d'entreprises spécialisées en sciences de la vie et en biotechnologie classent l'embauche de cadres chevronnés parmi les trois principales priorités en ce qui concerne l'affectation des fonds à la suite de leur prochaine ronde de financement, et seulement 2 % des répondants l'ont classée au premier rang, loin derrière l'accroissement des investissements consentis à la recherche et développement de même qu'au fonds de roulement et aux activités."

"C'est un avertissement : le Canada doit renouveler son intérêt à l'égard de la compétitivité sur le marché mondial des idées et des technologies émergentes", affirme M. Brenders.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur l'étude intitulée Canadian Life Sciences Industry Forecast 2006, veuillez communiquer avec Carolyn Forest, par courriel, à l'adresse carolyn.forest@ca.pwc.com, ou par téléphone, au 416 814-5730, ou encore avec Rhowan Sivel, par téléphone, au 613 230-5585, poste 226. La version électronique de l'étude peut être téléchargée à l'adresse www.pwc.com/ca/lsforecast ou à www.biotech.ca.

Méthode d'enquête

L'étude sur le secteur des sciences de la vie et des biotechnologies a été réalisée à l'automne 2005. Les questions posées avaient pour but de cerner le point de vue des intervenants du secteur relativement aux défis et aux problèmes futurs auxquels devra faire face le secteur au Canada.

Le groupe de répondants était constitué notamment d'un échantillon représentatif à l'échelle nationale de sociétés émergentes ouvertes et fermées spécialisées en sciences de la vie, de cadres supérieurs d'entreprises fournissant des capitaux au secteur et de hauts fonctionnaires travaillant auprès d'établissements de recherche et du gouvernement.

A propos de PricewaterhouseCoopers

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(Sauf indication contraire, "PricewaterhouseCoopers" s'entend de PricewaterhouseCoopers s.r.l., Canada, société à responsabilité limitée de l'Ontario. PricewaterhouseCoopers s.r.l., Canada, est une société membre de PricewaterhouseCoopers International Limited.)

A propos de BIOTECanada

BIOTECanada (www.biotech.ca) est l'association nationale qui représente de multiples acteurs de la biotechnologie, y compris les entreprises émergentes et établies dans les secteurs de la santé, de l'agriculture et de l'industrie, tout comme les établissements universitaires et de recherche ainsi que les autres organismes engagés dans le développement à long terme et durable de la biotechnologie, tant dans ses pratiques que ses produits.

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