Le nouvel Humanisme du Canada

01 mai 2008 07h00 HE

Les humanistes invitent Bernier à déclarer publiquement le soutien du Canada pour maintient de l'unité de la Bolivie

MONTREAL, QUEBEC--(Marketwire - 1 mai 2008) - Dans une lettre envoyée au ministère des affaires étrangères, les humanistes au Canada demandent au ministre Maxime Bernier de faire une déclaration publique en faveur du maintient de l'unité de la Bolivie. Le pays traverse actuellement une période critique dans son processus de transformation démocratique.

Des intérêts économiques puissants provenant de la région de Santa Cruz, riche en ressources naturelles, provoquent une division à l'intérieur du pays en proposant la tenue d'un référendum frauduleux pour l'obtention de "l'autonomie" de la région. Ce référendum doit avoir lieu dimanche le mai 4, 2008. Tandis que la constitution bolivienne tient compte de l'organisation des référendums, la cour électorale nationale a jugé que le référendum de Santa Cruz était totalement illégal. Néanmoins, le "référendum" devrait prendre effet.

Plusieurs gouvernements et organisations ont déclaré publiquement leur soutien à l'unité de la Bolivie, telles que la communauté européenne et l'organisation des états américains. Par ailleurs, le Canada est demeuré silencieux sur cette question. Pourtant plus qu'un appel à "l'autonomie", l'événement du mai 4 est essentiellement un appel pour la sécession - une tentative transparente de garder une mainmise et un contrôle sur des ressources qui existent pour bénéfice de tous les Boliviens.

Roberto Verdecchia, le porte-parole du nouvel humanisme du Canada, "nous sentons que le Canada peut apporter une contribution positive vers une résolution pacifique et constitutionnelle à la crise courante. Le Canada peut certainement parler avec une certaine autorité de la tenue de ce référendum pour l'autonomie et la séparation de la Bolivie."

Même si le Président Morales a réclamé le dialogue et demandé à l'église de le faciliter, les chefs municipaux de la région de Santa Cruz ont refusé, préférant pousser le pays vers une confrontation et une rupture. Avec la violence, la désinformation médiatique, des assauts physiques et des menaces ils évitent tout processus démocratique et tout le processus légal.

Confronté à ces défis, le Président Morales a été un exemple inspirant de non-violence, insistant sur le dialogue, et adhérant aux lois démocratiques de la Bolivie.

La lettre adressée à monsieur Bernier conclut comme suit: "la déclaration transmise par Canada à la Bolivie est très importante. Les Boliviens doivent voir que leur démocratie est respectée au niveau international. C'est bien plus qu'une question de politique interne, la crise que vit actuellement la Bolivie devrait être une préoccupation pour tous ceux et celles qui croient dans la démocratie, la justice sociale, et le droit d'un peuple de choisir un nouveau futur par des moyens non-violents."

En 2005, avec une large majorité de 54%, Evo Morales devenait le premier Président indigène de la Bolivie, le pays le plus pauvre d'Amérique du sud.

Renseignements

  • Le nouvel Humanisme du Canada - Montréal
    Anne Farrell
    514-886-4858
    ou
    Le nouvel Humanisme du Canada - Toronto
    Roberto Verdecchia
    416-910-7456