Association canadienne des infirmières et infirmiers en sidologie

Association canadienne des infirmières et infirmiers en sidologie

22 avr. 2008 10h30 HE

Les infirmières et infirmiers en sidologie expriment leur appui à la réduction des préjudices

La réduction des préjudices s'inscrit dans les normes professionnelles et déontologiques qui régissent la pratique des soins infirmiers

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 22 avril 2008) - Selon l'Association canadienne des infirmières et infirmiers en sidologie (ACIIS), le personnel infirmier qui soigne des personnes infectées par le VIH/SIDA a l'obligation professionnelle de promouvoir la santé et le bien-être de ses patients, notamment en déployant des stratégies de soutien visant à réduire les préjudices auxquels s'exposent les patients aux prises avec un problème de toxicomanie.

En clôture de son huitième congrès annuel qui s'est tenu les 21 et 22 avril derniers à Ottawa, l'Association a exhorté les autorités municipales, provinciales et fédérales à mettre immédiatement en oeuvre des programmes de réduction des préjudices partout au pays, une stratégie qui a fait ses preuves, et de poursuivre le financement des programmes existants.

"Le personnel infirmer s'inquiète de l'insuffisance des fonds alloués aux initiatives essentielles que sont les programmes de réduction des préjudices au Canada", explique le prédisent de l'ACIIS, Greg Riehl. "La réduction des préjudices n'est pas au programme de la nouvelle "stratégie antidrogue" du gouvernement actuellement au pouvoir et de nombreuses initiatives vitales sont compromises, dont les programmes d'échange de seringues, le programme de distribution de trousses pour l'usage plus sûr du crack à Ottawa et le centre d'injection supervisé (Insite) à Vancouver, alors que les recherches attestent de l'efficacité de ces programmes."

La Ville d'Ottawa a récemment cessé de financer le programme de distribution de trousses pour l'usage plus sûr du crack et envisage aujourd'hui d'imposer une politique stricte limitant à une pour une l'échange de seringues.

"Ces mesures constituent un énorme pas en arrière", ajoute M. Riehl. "Nous devons optimiser et non restreindre l'accès aux programmes qui permettent de prévenir la maladie et la souffrance."

L'avenir du centre Insite est également compromis, car le gouvernement fédéral doit décider s'il convient de reconduire l'exemption en vertu de laquelle l'établissement est légalement autorisé à exercer ses activités. L'exemption dont jouit actuellement le centre prend fin le 30 juin 2008.

"Les recherches sur les centres d'injection supervisés montrent que ces programmes sont efficaces", explique Liz Evans, infirmière et directrice de la Portland Hotel Society à Vancouver, l'organisme qui administre le centre Insite en partenariat avec Vancouver Coastal Health.

"Un comité consultatif composé d'experts sélectionnés par le gouvernement fédéral lui-même a d'ailleurs récemment confirmé que l'établissement contribuait à prévenir la propagation de la maladie et à réduire le nombre de décès", ajoute Mme Evans. "Au lieu de nous demander si Insite devrait ou non rester ouvert, nous ferions mieux de réfléchir à la manière d'élargir l'accès aux centres d'injection supervisés partout au Canada."

Des infirmières et infirmiers de Vancouver ont également mis en place un centre d'injection supervisé au Dr Peter Centre, un établissement qui offre des services de jour et d'hébergement aux adultes infectés par le VIH/SIDA. Selon la directrice exécutive du Dr. Peter Centre, Maxine Davis, l'établissement a pris la décision d'offrir ce genre de services en consultation avec le Collège des infirmières et infirmiers autorisés de la Colombie-Britannique (College of Registered Nurses of British Columbia ou CRNBC).

"Le Collège nous a confirmé qu'en vertu des normes de pratique infirmière de la Colombie-Britannique et du Code de déontologie des infirmières et infirmiers autorisés de l'Association des infirmières et infirmiers du Canada, nous avons l'obligation professionnelle de fournir ce genre de soins et de soutien aux bienfaits avérés, de manière à assurer que nos clients s'administrent des injections intraveineuses d'une manière plus sécuritaire", explique Mme Davis.

"En prenant des mesures favorisant la réduction des préjudices, les infirmières et infirmiers autorisés ne font qu'observer les normes de pratique professionnelle et déontologique", ajoute le Dr Bernie Pauly, professeur adjoint à l'école d'infirmerie de l'Université de Victoria.

"La réduction des préjudices fait partie intégrante des soins de santé. Certains Canadiens pensent à tort qu'il s'agit d'une pratique controversée. Il ne s'agit, somme toute, que d'un aspect parmi d'autres de la pratique des soins infirmiers", explique-t-il. "La réduction des préjudices est une pratique légitime et conforme aux valeurs qui sous-tendent la profession d'infirmières et infirmiers : soins sécuritaires, prodigués par un personnel compétent et conformes à l'éthique, santé et bien-être, dignité et justice sociale."

Pour solliciter une entrevue ou obtenir de plus amples renseignements au sujet de ce communiqué, veuillez communiquer avec Stephen Burega, Relations avec les médias, par téléphone au 604-506-3734 ou par courriel à stephen.burega@karyo-edelman.com. Personne-ressource sur place pour les relations avec les médias : Laura Espinoza, 647-883-3565 ou laura.espinoza@edelman.com.

A propos de l'Association canadienne des infirmières et infirmiers en sidologie

L'Association canadienne des infirmières et infirmiers en sidologie (ACIIS) est un organisme national regroupant des professionnels des soins infirmiers ayant pour vocation d'encourager l'excellence dans le domaine des soins infirmiers en sidologie, de promouvoir le santé, les droits et la dignité des personnes infectées par le VIH/SIDA et d'empêcher la propagation de l'infection par le VIH.

A propos de la Portland Hotel Society de Vancouver

La Portland Hotel Society (Vancouver, Colombie-Britannique) est un organisme sans but lucratif qui s'emploie à promouvoir l'accès à des logements abordables avec services de soutien pour les adultes qui, en raison de leur santé physique et (ou) mentale, de leur comportement, de leur dépendance aux substances psycho-actives et de leur passé judiciaire, sont difficiles à loger et à risque d'itinérance, à leur offrir de tels logements et à en maintenir l'abordabilité. La Portland Hotel Society administre Insite, le centre d'injection supervisé de Vancouver, en partenariat avec Vancouver Coastal Health.

A propos du Dr. Peter Centre

Le Dr. Peter Centre est un centre médical de jour qui offre également des services d'hébergement 24 heures sur 24 aux personnes infectées par le VIH/SIDA, à Vancouver, en Colombie-Britannique. En plus d'être séropositifs, la plupart des clients du?Dr. Peter Centre sont aux prises avec d'autres problèmes de santé, comme la maladie mentale et la toxicomanie.

A propos de l'école d'infirmerie de l'Université de Victoria

L'école d'infirmerie de l'Université de Victoria s'emploie à offrir une formation en sciences infirmières à la pointe de l'innovation partout en Colombie-Britannique et au Canada. Notre méthode d'enseignement et d'apprentissage repose sur le respect des apprenants. Nous envisageons l'enseignement et l'apprentissage comme un partenariat qui met l'emphase sur l'expérience des apprenants. Dans chacun de nos programmes, nous nous employons à placer l'expérience des clients au centre de la pratique infirmière.

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