Congrès du travail du Canada

Congrès du travail du Canada

21 oct. 2008 16h10 HE

Les leaders syndicaux veulent avoir leur mot à dire dans le plan économique fédéral

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 21 oct. 2008) - Les syndicats du Canada veulent avoir leur mot à dire dans le plan du gouvernement fédéral pour protéger notre économie et les familles travailleuses contre les conséquences du récent effondrement des marchés financiers mondiaux et le ralentissement économique qu'il a provoqué.

Réuni à Ottawa cette semaine, le Conseil exécutif du Congrès du travail du Canada, composé des plus grands syndicats du pays et des fédérations du travail provinciales et territoriales, a adopté une série de solutions stratégiques qui, insiste-t-il, doivent faire partie du plan fédéral pour protéger les sources de revenu et les économies des travailleurs et des travailleuses.

En tête de liste des demandes syndicales figure une rencontre immédiate avec le premier ministre, Stephen Harper, avant la tenue des sommets internationaux convoqués pour traiter de la crise économique mondiale.

"Les gens qui ont travaillé fort, de façon responsable et selon les règles toute leur vie doivent savoir que leurs économies, leurs régimes de pension et leurs logements ne subiront pas les dommages indirects de la crise financière. Ils doivent savoir que les choses pour lesquelles ils ont travaillé si fort ne leur seront pas enlevées. A tout le moins, ils doivent savoir que les personnes qui travaillent à trouver des solutions à la crise économique sont de leur côté", affirme Ken Georgetti, président du Congrès du travail du Canada.

Georgetti affirme qu'il ne suffit pas de répéter aux familles canadiennes les mantras sur "les bases économiques solides" et sur le fait que le Canada a les meilleures banques de la planète. Lorsque le navire coule, sa réputation d'"insubmersible" n'a plus d'importance. Ce qui compte, c'est l'aide qui s'en vient et la garantie qu'il y a suffisamment de places à bord pour tout le monde.

Hier, les Nations Unies ont publié un rapport estimant que la récente tourmente financière pourrait entraîner la perte de 20 millions d'emplois à l'échelle mondiale. Depuis la fin du premier trimestre de 2008, les Canadiens ont perdu 100 milliards de dollars de leurs régimes de pensions et de leurs économies de retraite en raison de la débâcle des fonds à haut risque à Wall Street. Avant, à l'été 2007, les retraités canadiens avaient perdu 13 milliards de dollars en raison du fiasco du papier commercial adossé à des actifs. En plus, les secteurs manufacturier et forestier canadiens ont perdu près de 350 000 emplois ces dernières années.

"La question, aujourd'hui, n'est pas de savoir s'il y aura encore d'importantes pertes d'emploi et une augmentation du chômage au Canada, mais plutôt jusqu'où ira la crise et pendant combien de temps encore elle se poursuivra. C'est aussi de savoir si le plan du gouvernement fédéral vise uniquement à protéger les banques ou s'il comprend également des mesures pour aider les gens ordinaires à affronter la tourmente", ajoute Georgetti.

Outre les possibilités d'action pour stimuler l'économie et resserrer les mesures de contrôle sur la spéculation boursière qui sévit, le Congrès du travail du Canada veut s'assurer que le plan adopté par le gouvernement fédéral comprendra des mesures pour protéger les régimes de pensions privés, améliorer les régimes de pensions publics, s'assurer que les personnes mises en disponibilité auront accès à l'assurance-emploi et plafonner la rémunération des cadres supérieurs.

Au coeur du plan syndical figure l'action économique de la part du gouvernement sous la forme d'investissements dans l'infrastructure, l'énergie renouvelable et l'amélioration de l'efficacité énergétique, la reconstruction des secteurs manufacturier et forestier, et la réforme des lois sur l'emploi et le travail.

"Nous sommes confrontés à un problème qui risque de toucher tout le monde. Il exige des mesures équitables et qui tiennent compte de tout le monde. Les travailleurs et les travailleuses savent qu'il y aura des sacrifices à faire. Il ne faudrait toutefois pas s'attendre à ce qu'ils fassent tous ces sacrifices, ni aucun en fait, sans être consultés", affirme Georgetti.

Le Congrès du travail du Canada, voix nationale du mouvement syndical, représente 3,2 millions de travailleuses et travailleurs canadiens. Le CTC réunit les syndicats nationaux et internationaux du Canada, les fédérations provinciales et territoriales du travail et 130 conseils du travail régionaux. Site web : www.congresdutravail.ca

Renseignements

  • Congrès du travail du Canada
    Jeff Atkinson
    613-526-7425 et 613-863-1413