l’Association Canadienne d’Orthopédie

29 août 2005 09h00 HE

Les malades ne devraient pas attendre

plus de six mois pour une chirurgie orthopédique Attention: Rédacteur municipal, Rédacteur de la santé, Directeur général et de l'information MONTRÉAL/QUÉBEC--(CCNMatthews - 29 août 2005) - De l'avis spécialisé de l'Association Canadienne d'Orthopédie (ACO), les malades ne devraient pas attendre plus de trois mois pour rencontrer un orthopédiste et plus de six mois pour subir une intervention chirurgicale. Cependant, en considérant la nature urgente de l'invalidité, les arthroplasties de remplacements devraient être effectuées en dedans de 3 mois.

L'ACO, qui représente les orthopédistes canadiens, recommande que les ministères de la santé adoptent des temps d'attente maximum acceptables qui serviront de points de repères en vertu desquels on pourra évaluer à quel point on arrive à réduire le temps d'attente pour les procédures orthopédiques, y compris les arthroplasties. Cette recommandation fait suite aux dispositions applicables au Fonds pour la réduction des temps d'attente prévu dans l'Accord de 2004 des premiers ministres sur le renouvellement des soins de santé.

En somme, à compter de 2004-2005, et pour les 6 années suivantes, 4,5 milliards de dollars seront affectés au Fonds, pour des priorités telles que la formation et l'embauche de professionnels de la santé, l'élimination des arriérés dans les listes d'attente et l'élargissement des programmes de soins communautaires. En retour, les provinces et territoires se sont engagés à établir des points de repère nationaux dans différents domaines, y compris l'arthroplastie, avant la fin de 2005 afin d'évaluer les progrès réalisés.

« Nous avons étudié la documentation scientifique et différentes approches quant aux points de repère dans d'autres pays, explique le Dr Hans Kreder, coprésident du Comité sur les normes nationales de l'ACO, et nous en avons conclu que les temps d'attente maximaux acceptables constituent le meilleur moyen d'évaluer les progrès réalisés. Le concept en soi reconnaît que la santé d'un malade peut grandement décliner lorsque le temps d'attente pour une chirurgie se prolonge de façon importante. »

Le Dr Kreder souligne également que « maximal » signifie que « nous devrions être en mesure d'avoir un bien meilleur délai que trois mois pour un premier rendez-vous et six mois pour une chirurgie, une fois tout le retard rattrapé ». Seulement pour atteindre ces temps d'attente maximaux acceptables, il nous faudra relever un énorme défi, qui pourrait nécessiter des années d'efforts, puisque les Canadiens doivent souvent attendre au moins le double des périodes visées pour voir un chirurgien et subir leur opération.

La détérioration de l'état de nombreuses personnes inscrites sur ces listes d'attente ne fait qu'amplifier la nécessité d'atteindre, voire de dépasser, l'objectif du temps d'attente maximal de six mois. « Selon nombre de mes collègues de partout au pays, explique le Dr Kreder, la majorité des malades qu'ils reçoivent en consultation sont de "priorité deux", c'est-à-dire qu'ils doivent absolument être opérés dans les trois mois. Ces malades pourraient facilement passer au groupe de "priorité un", leur état exigeant alors une intervention dans les 30 jours ou les mettant à risque pour une admission d'urgence. »

Le manque de temps en salle d'opération constitue le nœud du problème des listes d'attente au Canada. Toute solution efficace à long terme aux temps d'attente pour les chirurgies orthopédiques devra tenir compte de cet aspect, de même que de la nécessité de former et d'embaucher davantage d'orthopédistes, d'anesthésistes et d'infirmières en orthopédie, et d'augmenter le budget des hôpitaux consacré à l'achat de dispositifs orthopédiques.

« Les points de repère constituent une première étape utile, mais ne contribuent pas à réduire les listes d'attente, déclare le Dr Robert B. Bourne, président de l'ACO. Nous avons hâte que de nouveaux fonds soient consacrés aux soins orthopédiques par l'intermédiaire du Fonds pour la réduction des temps d'attente et de l'Accord de 2004 des premiers ministres sur le renouvellement des soins de santé, pour que nos patients puissent être traités dans des délais convenables, comme ils le méritent. »

- 30 - /Renseignements: Douglas Thomson
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