Institut professionnel de la fonction publique du Canada

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08 oct. 2014 12h05 HE

Les mauvaises notes attribuées aux politiques de communication scientifique du fédéral sont un signal d'alarme, estime l'IPFPC

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwired - 8 oct. 2014) - L'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) accueille favorablement la publication, aujourd'hui même, d'un nouveau rapport évaluant les politiques de communication des ministères fédéraux à vocation scientifique, notamment en ce qui a trait à l'ouverture des communications, à la protection contre l'ingérence politique, à la liberté de parole et à la protection des dénonciateurs. L'Institut considère que cette évaluation prouve de façon éclatante que le gouvernement Harper doit se réveiller et cesser d'attaquer la science publique. Dans ce rapport publié par l'Université Simon-Fraser (SFU) et l'organisme Évidence pour la démocratie (E4D), intitulé Les scientifiques sont-ils libres de s'exprimer?, les ministères à vocation scientifique ont obtenu une moyenne de C- à l'égard des politiques régissant la communication avec les médias.

« Il n'y a pas lieu de pavoiser lorsqu'on obtient une telle note, surtout devant les électeurs », déclare Debi Daviau, présidente de l'IPFPC. « Cette note indique que le Canada contrevient à ses obligations les plus fondamentales et qu'il manque à son devoir d'informer adéquatement les Canadiens des grands dossiers scientifiques de l'heure, comme les changements climatiques. »

Dans leur rapport, la SFU et E4D estiment que les politiques de relations avec les médias du gouvernement ne favorisent pas des communications ouvertes et opportunes, pas plus qu'elles ne protègent la liberté de parole des scientifiques. Cette constatation corrobore les conclusions d'un rapport d'enquête de l'IPFPC publié l'automne dernier, Coup de froid, selon lequel 90 % des scientifiques fédéraux ne sont pas autorisés à parler librement de leur travail aux médias.

Le nouveau rapport ajoute que les politiques médiatiques gouvernementales actuelles n'assurent aucune protection contre l'ingérence politique, ce qui cadre avec les constatations du rapport Coup de froid, selon lesquelles près du quart (24 %) des scientifiques fédéraux ont été directement appelés à exclure ou à modifier de l'information pour des motifs qui n'ont rien à voir avec la science.

« Les scientifiques fédéraux vivent dans un climat de peur, estime Debi Dabiau. C'est un coup de froid provoqué par les politiques gouvernementales qui ne servent les intérêts de personne, et surtout pas ceux de la population canadienne. La salubrité de nos aliments, la qualité de l'air, de l'eau et de l'environnement et la sécurité de centaines de produits industriels et de biens de consommation dépendent de la capacité des scientifiques fédéraux de donner en temps opportun de l'information complète, objective et exacte aux Canadiens. Pour réaliser ces objectifs, il faut changer les politiques actuelles ».

Le nouveau rapport offre une série de recommandations qui visent tantôt tous les ministères, tantôt certains ministères en particulier. « L'IPFPC estime que les recommandations issues du rapport sont facilement réalisables et conseille vivement au gouvernement fédéral de les mettre en œuvre afin d'améliorer la transparence gouvernementale et d'ouvrir les communications », d'ajouter Mme Daviau.

L'Institut professionnel de la fonction publique du Canada représente près de 55 000 professionnels du secteur public canadien, dont environ 15 000 scientifiques, ingénieurs et chercheurs.

Renseignements

  • Johanne Fillion
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