Teamsters Canada

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02 nov. 2006 14h12 HE

Les membres des Teamsters oeuvrant dans les commerces de détail ne veulent pas travailler le dimanche

MONTREAL, QUEBEC--(CCNMatthews - 2 nov. 2006) - Le syndicat des Teamsters (FTQ) est d'avis que l'éventuelle modification à la loi sur les heures d'ouverture des commerces doit prendre en considération la notion de conciliation travail-famille. Les Teamsters sont en désaccord avec la tournure que prennent les discussions entre le syndicat des Travailleurs unis de l'alimentation et du commerce (TUAC) et l'Association des détaillants en alimentation.

Ces discussions passent sous silence la volonté de la très grande majorité des travailleurs et travailleuses des commerces, qui est de consacrer plus de temps à leurs familles. De fait, une éventuelle modification à la loi permettrait aux commerces d'ouvrir de 7h à 22h tous les jours de la semaine, incluant le dimanche.

"Nous avons sondé nos membres et ils ne veulent pas travailler le dimanche, point à la ligne, assure Alain De Grandpré, président des Teamsters du Québec. Une résolution à ce sujet a été adoptée au dernier Congrès de la FTQ. Celle-ci stipule que les syndicats de la FTQ s'engagent à prendre une position qui tienne compte des besoins des travailleurs et travailleuses. La position actuelle des TUAC va à l'encontre de cette résolution."

Une modification à la loi qui n'a rien à voir avec les files d'attentes

Une éventuelle modification à la loi sur les heures d'ouverture des commerces n'a rien à voir avec les files d'attentes en magasin, ou même avec le chiffre d'affaires d'une entreprise. De plus, l'acceptation des employeurs de payer quatre jours fériés supplémentaires aux employés ne compense pas pour le temps que les travailleurs ne pourront passer avec leurs familles. Le syndicat des Teamsters propose plutôt de fermer les commerces le dimanche de manière à permettre aux travailleurs et travailleuses de retrouver leurs familles.

Le virage à 180 degrés du gouvernement Charest est étonnant puisqu'il n'a obtenu aucun mandat pour modifier la loi. Il devrait plutôt consulter les principaux intéressés, soit les travailleurs et les travailleuses. Ce sont eux qui subissent les conséquences d'une telle décision.

"Le syndicat des Teamsters représente des milliers de travailleurs et travailleuses dans l'industrie du commerce, et il est de notre devoir de faire entendre leur point de vue" de conclure De Grandpré.

Renseignements

  • Teamsters
    Alain De Grandpré, 514-645-2500
    ou
    Teamsters
    Stéphane Lacroix, 514-609-5101