Teamsters Canada

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24 oct. 2006 10h16 HE

Les pressiers du Journal de Montréal en lock-out depuis dimanche soir dernier

MONTREAL, QUEBEC--(CCNMatthews - 24 oct. 2006) - Les pressiers du Journal de Montréal en grève depuis juin dernier ne sont pas rentrés au travail dimanche soir (22 octobre), tel que le prévoyait leur contrat de travail échu depuis le début de l'année. L'employeur a décidé de décréter un lock-out, violant ainsi l'entente de sécurité d'emploi signée en 1983 par les parties. Cette entente prévoyait que les employés retournaient au travail après 20 semaines de conflit.

Cette limite de 20 semaines a été prévue pour éviter qu'un conflit au Journal ne perdure indéfiniment entraînant ainsi sa fermeture comme cela s'est produit pour d'autres quotidiens. De fait, le Journal de Montréal a largement profité des conflits de travail survenus dans d'autres quotidiens, notamment au Montréal-Matin et à La Presse.

Bref, cette entente, qui répondait aux besoins des deux parties à l'époque, ne convient plus aujourd'hui à l'employeur bien qu'il en ait profité pendant toutes ces années.

"Ce lock-out est une décision sauvage et irréfléchie de l'employeur. La Section locale 41M et le syndicat des Teamsters entendent se battre pour le forcer à respecter l'entente signée en 1983", mentionne Michel Côté, président de la Section locale 41M de la Conférence des communications graphiques des Teamsters.

Pour sa part, le président de Teamsters Canada, Robert Bouvier, mentionne que le manque de respect de l'employeur à l'égard des pressiers est inadmissible. "Non content de s'être enrichi sur le dos des travailleurs, la direction du Journal de Montréal et Pierre-Karl Péladeau veulent aussi leur faire perdre leurs emplois. C'est inacceptable!" s'insurge-t-il.

Historique du conflit

L'arrêt de travail n'a pas permis de résoudre le conflit entre l'employeur et ses employés. La position de la partie patronale et celle du syndicat étaient diamétralement opposées dès le début des négociations. En effet, le Journal voulait faire passer le nombre d'employés qui opèrent les presses de 10 à 2, ce qui signifie une réduction de 80 % des effectifs. Pour sa part, le syndicat proposait de réduire de 40% le personnel, soit de 10 à 6 employés. De plus, l'employeur voulait que des mécaniciens puissent accomplir des tâches dévolues aux électriciens et aux pressiers, ou vice-versa. Une situation anormale et dangereuse au niveau de la santé et de la sécurité compte tenu des compétences inhérentes à chaque corps de métier.

Les parties étaient dans un processus d'arbitrage qui devait prendre fin au courant de l'année 2007.

Renseignements

  • Stéphane Lacroix
    514-609-5101