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31 juil. 2014 08h00 HE

Les prix de la viande rouge continueront de s'emballer après l'été en Amérique du Nord, selon le Service des études économiques de BMO

- Les prix du porc rajustés en fonction de l'inflation atteignent des sommets depuis les années 1990; les prix du boeuf à leur plus haut depuis les années 1980

- La hausse des prix de la viande rouge coûtera plus de 100 $ en moyenne aux ménages

- Le consommateur confronté à une croissance annuelle des prix à deux chiffres pour le boeuf et le porc en épicerie

- Les prix du porc devraient fléchir plus tard cette année; ceux du boeuf baisseront vraisemblablement à la fin de 2015

MONTRÉAL, QUÉBEC et CHICAGO, ILLINOIS--(Marketwired - 31 juillet 2014) - Le prix de la viande rouge en épicerie a crû en raison des prix forts du bœuf et du porc, et bien qu'il ne doive pas s'attendre à une baisse de prix pour la saison des BBQ, le consommateur pourrait commencer à profiter d'un certain allègement des prix plus tard cette année, selon un nouveau rapport du Service des études économiques de BMO.

« Les prix agricoles du porc se sont maintenus à 85 $ US le quintal en moyenne, entre avril et juin, en hausse de près de 24 pour cent par rapport à la même période l'an dernier », a révélé Aaron Goertzen, économiste, BMO Marchés des capitaux. « Pendant ce temps, les prix du bœuf atteignaient en moyenne 146 $ le quintal au cours de la même période, soit près de 18 pour cent de plus que l'an dernier. Après rajustement en fonction de l'inflation, les prix du porc se situent actuellement à leur niveau le plus élevé depuis le milieu des années 1990, tandis que ceux du bœuf n'ont jamais été aussi élevés depuis le début des années 1980 ».

Gestion de l'offre

M. Goertzen a fait observer qu'une particularité de l'industrie du bétail veut, que pour accroître l'offre, les producteurs doivent d'abord la restreindre pour permettre l'élevage des animaux. « Une grande part de la flambée des prix du bétail découle de cette dynamique de reconstitution des cheptels. Pendant ce temps, l'expansion du troupeau de porc a souffert de l'avènement du virus de la diarrhée épidémique porcine l'an dernier, une maladie que l'on estime aujourd'hui avoir tué environ sept millions de porcelets.

« Cette conjoncture a entraîné une hausse substantielle des prix de la viande rouge dans les supermarchés », a conclu M. Goertzen. « Aux États-Unis, les prix à la consommation du bœuf et du porc ont connu des hausses annuelles de 10,4 pour cent et de 12 pour cent, respectivement, en juin, éclipsant le taux d'inflation global de 2,4 pour cent de l'alimentation. Mais les consommateurs ne sont pas les seuls à écoper : les transformateurs alimentaires, les magasins d'alimentation et l'industrie de la restauration ont vu leurs marges soumises à de fortes pressions en raison de l'augmentation des prix de gros de la viande. Les éleveurs de porc et de bœuf, par contre, profitent d'une reprise tant attendue de leur rentabilité après plusieurs années extrêmement difficiles ».

« La hausse récente des prix de la viande rouge, bien que moins bien accueillie par le consommateur, a donné un solide coup de main aux entreprises agricoles », a déclaré Sam Miller, directeur général et chef, Agriculture, BMO Harris Bank. « Cet été, l'activité économique a pallié certaines incidences négatives de la sécheresse qui a menacé le bétail et les récoltes dans les plaines plus tôt cette année, alors que la maladie continuait d'affliger les producteurs de porc, poussant les prix à la hausse ».

Prix en forte augmentation au Canada

M. Goertzen a signalé que les prix de la viande rouge ont crû plus abruptement au Canada qu'aux É.-U., les prix du porc ayant augmenté de 16,6 pour cent et ceux du bœuf de 12,8 pour cent annuellement en juin. La hausse globale des prix des aliments n'a été que de 2,9 pour cent depuis un an. La dépréciation annuelle de cinq pour cent du dollar canadien en juin est probablement la principale raison qui explique la hausse plus marquée des prix au Canada.

« L'augmentation des prix de la viande rouge coûtera probablement plus de 100 $ par année au ménage canadien moyen », a poursuivi M. Goertzen.

« Les secteurs du bétail et de la viande rouge comptent parmi les principaux moteurs de l'économie canadienne », rappelle Andrew Bowman, directeur national, Agriculture, BMO Banque de Montréal. « La période de rentabilité actuelle permettra aux agriculteurs d'investir dans leur entreprise en acquérant de nouveaux équipements et installations. Ce réinvestissement alimentera la croissance de l'industrie canadienne de la viande rouge, mais également des communautés rurales d'un océan à l'autre ».

Allègement des prix

Le rapport stipule qu'un fléchissement des prix découlant d'une hausse de l'offre est à prévoir, mais qu'il n'est pas encore à nos portes. « Dans le secteur du porc, nous attendons une reprise du taux d'abattage à la fin de 2014 », a déclaré M. Goertzen. « L'augmentation de l'offre devrait indure une pression stable à la baisse des prix au cours de la seconde moitié de 2014, alors que la demande saisonnière commencera à fléchir. Les prix à la consommation du porc devraient leur emboîter le pas, avec un faible retard probable. Par contre, les prix des bovins et du bœuf demeureront plus élevés plus longtemps, principalement en raison du plus long cycle de production de l'industrie. Si on présume que les éleveurs de bovins entreprennent la reproduction de leur cheptel au tournant de l'année, il est peu probable que l'offre augmente substantiellement avant la fin de 2015 au mieux ».

On peut télécharger la version anglaise du rapport sur le site : www.bmocm.com/economics

À propos de BMO Groupe financier

Fondé en 1817 sous le nom de Banque de Montréal, BMO Groupe financier est un fournisseur de services financiers hautement diversifiés ayant son siège en Amérique du Nord. BMO offre à plus de 12 millions de clients une vaste gamme de produits et de services dans les domaines des services bancaires de détail, de la gestion de patrimoine et des services de banque d'affaires. Au 30 avril 2014, l'actif total de BMO Groupe financier s'élevait à 582 milliards de dollars et son effectif comptait plus de 45 500 employés.

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