Conseil canadien du porc

Conseil canadien du porc

18 nov. 2011 12h10 HE

Les producteurs canadiens de porc se réjouissent de la décision visant la législation COOL rendue par le groupe d'experts de l'OMC

AIRDRIE, ALBERTA--(Marketwire - 18 nov. 2011) - Les producteurs canadiens de porcs se réjouissent de la décision du groupe d'experts de l'OMC qui invalide les mesures commerciales illégales de la législation américaine visant l'étiquetage du pays d'origine (COOL) sur le bétail importé.

Rendu public ce matin, le rapport du groupe d'experts « défend nos contestations », affirme le président du Conseil canadien du porc (CCP), M. Jurgen Preugschas. Durant une conférence de presse conjointe à laquelle il participait en présence de l'honorable Gerry Ritz et de l'honorable Ed Fast, à Airdrie, en Alberta, M. Preugschas a ajouté que « l'industrie est fort heureuse de ce jugement et que le CCP félicite le gouvernement du Canada, son équipe d'avocats et ses fonctionnaires dévoués qui nous ont appuyés sans relâche durant plus de deux ans d'efforts intensifs ».

Le Conseil canadien du porc et ses membres de l'Ontario et du Manitoba ont collaboré avec la Canadian Cattlemen's Association pour fournir l'analyse à l'appui de la requête du gouvernement qui pressait l'OMC de former un groupe d'experts pour déterminer si les exigences des États-Unis au chapitre de l'étiquetage violaient les lois du commerce international. De l'avis de l'industrie, cette législation restreignait l'accès au marché et constituait un obstacle d'ordre technique, notamment au mouvement de porcs sur pied vers le marché américain.

Le président de Manitoba Pork, M. Karl Kynoch, qui exploite une ferme à Baldur, au Manitoba, rapporte que « les conséquences de la législation COOL sur les exportations du Manitoba de porcelets sevrés ont été immédiates et dramatiques. Entre 2007 et 2010, les exportations de porcelets sevrés ont chuté de 30 p. cent et de 5 $ à 10 $ de la tête. » M. Kynoch explique que « les engraisseurs américains étaient confrontés à des frais de tenue de livre et d'administration supplémentaires quand ils utilisaient des porcelets et des animaux d'engraissement du Canada, sans compter la décision des détaillants de vendre uniquement de la viande de porcs nés, élevés et abattus aux États-Unis, qui ont eu des répercussions dévastatrices sur les producteurs de porcs du Manitoba. Le groupe d'experts a statué que les exigences supplémentaires au niveau de la tenue de livre ne sont pas compatibles avec les obligations des États-Unis envers l'OMC. »

Selon la présidente d'Ontario Pork, Mme Wilma Jeffray, qui élève des porcs et du bétail près de Belmore, en Ontario, « la législation COOL limitait le nombre d'usines canadiennes de transformation du porc, ce qui compliquait la logistique nécessaire au transfert des animaux des fermes vers les usines de transformation. Ces facteurs ont contribué à la chute de près de 60 p. cent des exportations de porcs de l'Ontario vers les États-Unis, entre 2007 et 2010. Nous enjoignons, par conséquent, le gouvernement américain à respecter le jugement de l'OMC. »

Bien que la décision du groupe d'experts puisse être examinée par l'Organe d'appel de l'OMC, le CCP conjuguera ses efforts à ceux d'associations américaines ayant des vues similaires en vue de trouver une solution raisonnable sans entamer d'autres procédures.

« Nos exportations ont subi des préjudices considérables – sans aucun motif valable » affirme M. Preugschas, qui exploite une ferme à Mayerthorpe, en Alberta. « L'industrie nord-américaine du porc est hautement spécialisée et était très intégrée avant l'instauration de la législation COOL. Nous devons nous efforcer de revenir à la normale dès que possible. »

Renseignements

  • Gary Stordy
    Gestionnaire des relations publiques
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