Institut professionnel de la fonction publique du Canada

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03 déc. 2014 06h00 HE

Les scientifiques fédéraux à la table de négociations : Sauvegarder l'intégrité scientifique

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwired - 3 déc. 2014) - Les scientifiques du gouvernement fédéral donnent plus de muscles à leur lutte contre les réductions continuelles imposées par le gouvernement Harper aux programmes scientifiques fédéraux et leur musellement par ce même gouvernement en portant leurs préoccupations directement à la table de négociations. Cette semaine, le syndicat qui représente les scientifiques du gouvernement fédéral présentera une proposition qui obligerait le gouvernement à négocier des politiques sur l'intégrité scientifique en assurant que des normes publiques suffisantes soient respectées quant à la science et à son financement.

« Sauvegarder l'intégrité scientifique au gouvernement fédéral est essentiel pour que nous puissions continuer à protéger la santé, la sécurité et l'environnement des Canadiens et promouvoir l'innovation véritable, soutient Debi Daviau, présidente de l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC), qui représente près de 15 000 scientifiques, ingénieurs et chercheurs du gouvernement fédéral. Pour nos membres, c'est bien plus qu'une question de salaire, c'est sauvegarder les normes de qualité des politiques et des services publics canadiens ».

La proposition présentée prévoit la négociation d'une politique exécutoire, qui assurerait notamment ce qui suit :

  • la liberté d'expression des scientifiques fédéraux;
  • le réinvestissement dans des programmes de recherche;
  • un niveau de collaboration suffisant entre les scientifiques canadiens et étrangers;
  • la protection du savoir et des bibliothèques scientifiques du gouvernement;
  • la garantie du recours à la science pour éclairer les politiques publiques.

« C'est franchement triste d'en être rendu là, ajoute Mme Daviau. Mais négocier des dispositions dans nos conventions collectives semble être le seul moyen d'attirer l'attention de ce gouvernement et de le forcer à adopter des normes d'intégrité scientifique réelles et exécutoires. Au moins, ainsi, nos membres auraient la possibilité de déposer un grief si les normes essentielles au maintien d'un niveau adéquat de services publics, selon eux, ne sont pas respectées ».

Une bonne partie des préoccupations soulevées par les scientifiques fédéraux sont détaillées dans deux rapports préparés récemment par l'Institut - Coup de froid sur la science publique et La désintégration de la science publique - à partir d'un sondage mené en 2013 auprès des scientifiques du gouvernement fédéral à la suite des compressions massives effectuées par le gouvernement l'année précédente et des restrictions de la liberté d'expression imposées aux scientifiques fédéraux dès 2007.

L'Institut professionnel de la fonction publique du Canada représente près de 55 000 professionnels et scientifiques du secteur public canadien.

Note : Les rapports Coup de froid sur la science publique et La désintégration de la science publique sont disponibles sur le site de l'IPFPC à :

http://www.pipsc.ca/portal/page/portal/website/issues/science/bigchill et http://www.pipsc.ca/portal/page/portal/website/issues/science/vanishingscience

Renseignements

  • Johanne Fillion
    (613) 228-6310 poste 2303
    (613) 883-4900 (cell.)