Pêches et Océans Canada

Pêches et Océans Canada

31 juil. 2015 14h00 HE

L'examen indépendant de l'intervention environnementale menée à la suite du déversement d'hydrocarbures du M/V Marathassa est terminé

La commissaire présente à la Garde côtière canadienne un plan d'action pour la mise en oeuvre complète des recommandations du rapport

VANCOUVER, COLOMBIE-BRITANNIQUE--(Marketwired - 31 juillet 2015) - Selon un examen indépendant de l'incident du M/V Marathassa, les dénégations du pollueur, qui refusait d'admettre que le carburant provenait de son navire, sont l'un des facteurs clés qui ont compliqué l'identification de l'origine du déversement et qui sont à l'origine du retard pour déterminer l'ampleur de l'incident.

Telle est l'une des conclusions de l'Examen indépendant de l'intervention environnementale menée à la suite du déversement d'hydrocarbures du M/V Marathassa que son auteur, John Butler, vient de rendre public aujourd'hui à l'occasion d'une conférence de presse.

Selon le rapport, malgré l'incertitude entourant la source du déversement, la Garde côtière et ses partenaires ont assuré que l'écrémage a débuté presque immédiatement, ce qui était la bonne intervention à mener. Peu après, des ressources ont été déployées pour installer une importante estacade de confinement autour du navire suspect à titre de mesure de précaution. L'examen a révélé qu'en date du 9 avril « l'intervention opérationnelle se déroulait remarquablement bien, puisque la source était localisée et contrôlée avec l'installation des barrières flottantes et que les opérations de nettoyage sur l'eau et de récupération se passaient comme prévu.»

Le rapport met également en évidence un certain nombre de secteurs dans lesquels les protocoles d'intervention pourraient être améliorés et observés plus rigoureusement et propose à la Garde côtière et à ses partenaires 25 recommandations à mettre en œuvre. En voici les principales :

  • La Garde côtière canadienne devrait s'assurer qu'elle dispose d'un personnel suffisant pour intervenir en cas d'incident majeur de pollution marine dans n'importe quelle partie de ses régions, et en tout temps;

  • La Garde côtière canadienne devrait poursuivre la mise en œuvre du système de commandement des interventions et inclure dans le plan des exercices avec tous ses partenaires, les Premières Nations, les partenaires provinciaux et municipaux et les organisations non gouvernementales;

  • La Garde côtière canadienne devrait élaborer des guides simplifiés de référence rapide à l'intention des membres du Poste de commandement d'intervention qui ne connaissent pas bien les rôles et les responsabilités des postes dans un commandement d'intervention;

  • La Garde côtière canadienne devrait veiller à ce que les rôles soient rapidement assignés et expliqués aux membres qui rejoignent le Poste de commandement d'intervention;

  • La Garde côtière canadienne devrait veiller à ce que le commandement unifié ou le Poste de commandement d'intervention diffuse au plus tôt l'information sur le type, la quantité, le comportement et les effets d'un polluant, y compris toute information relative aux préoccupations de santé publique;

  • La Garde côtière canadienne devrait mettre en place un processus d'approbation régional accéléré pour les renseignements opérationnels au cours d'un incident, semblable aux procédures actuelles de partage de l'information pendant les incidents nécessitant des interventions de recherche et de sauvetage;

  • La Garde côtière canadienne, en collaboration avec les services des TI du gouvernement du Canada, devrait élaborer un système de TI et de communications à déploiement rapide qui facilite une interface électronique efficace et opportune avec les organismes partenaires durant un incident.

Jody Thomas, la commissaire de la Garde côtière canadienne, a bien accueilli le rapport et remercié M. Butler qui a recueilli les commentaires des partenaires, réalisé une analyse approfondie et formulé des recommandations judicieuses. Elle a décrit les grandes lignes d'un plan d'action qui permettra leur pleine mise en œuvre, et précisé que la Garde côtière a déjà pris des mesures proactives pour donner suite à un grand nombre des recommandations présentées dans le rapport.

Faits en bref

  • La WCMRC était mobilisée dans la Baie English 48 minutes après avoir été activée, bien en deçà de la norme de la GCC selon laquelle les ressources doivent être mobilisées dans les six heures suivant l'évaluation.

  • Le rapport indique que le refus par le pollueur d'admettre que le M/V Marathassa était à l'origine du déversement et le déplacement du mazout sous l'effet de la marée sont parmi les facteurs qui ont retardé l'identification positive du M/V Marathassa comme étant la source du déversement.

  • Le gouvernement du Canada accepte toutes les recommandations faites par M. Butler dans son rapport indépendant. Le travail est bien avancé pour répondre pleinement à toutes les recommandations.

Citations

« La première chose à faire en cas de déversement est de confiner le pétrole et de le récupérer le plus tôt possible. Malgré l'incertitude entourant la source du déversement, nous avons procédé à l'écrémage et placé une barrière flottante autour du navire suspect avant de commencer la récupération du mazout déversé. Cette première tâche a donc été bien menée. Cela dit, d'autres domaines peuvent être améliorés. C'est pourquoi nous avions commandé cet examen, pour analyser à fond les éléments qui ne se sont pas déroulés aussi bien qu'ils auraient dû, et intégrer ces leçons dans nos pratiques. Je puis vous assurer que nous prenons cela très au sérieux, que nous sommes conscients de l'importance de cet incident pour les habitants de Vancouver et que les mesures que nous prenons pour intégrer les leçons tirées sont déjà bien avancées.

Jody Thomas, commissaire de la Garde côtière canadienne

Liens connexes

- Rapport : Examen indépendant de l'intervention environnementale menée à la suite du déversement d'hydrocarbures du M/V Marathassa

Pour en savoir plus sur la Garde côtière canadienne, consultez le site : www.ccg-gcc.gc.ca

Suivez-nous sur Twitter! www.Twitter.com/MPO_DFO! www.Twitter.com/DFO_MPO

Renseignements

  • Frank Stanek
    Relations avec les médias
    Pêches et Océans Canada
    Ottawa (Ontario)
    613-990-7537

    Sophie Doucet
    Directrice des communications
    Cabinet de la ministre
    Pêches et Océans Canada
    613-992-3474