Institut Fraser

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02 déc. 2010 06h32 HE

L'Institut Fraser : Le climat d'investissement au Québec est parmi les moins favorables au Canada; il est le meilleur en Alberta et dans l'Ouest canadien

MONTRÉAL, QUEBEC--(Marketwire - 2 déc. 2010) - Le Québec, qui se place au septième rang du classement canadien en 2010, est l'une des provinces dont le climat d'investissement est le moins attrayant, selon un nouveau rapport publié aujourd'hui par l'Institut Fraser, l'organisme de recherche en politiques publiques le plus réputé au pays.

« Le marché du travail du Québec est parmi les moins flexibles au Canada. De plus, la province impose une réglementation parmi les plus lourdes au pays, et son régime d'impôt sur le revenu des particuliers décourage l'investissement et l'activité entrepreneuriale, soutient Filip Palda, senior fellow de l'Institut Fraser et professeur à l'École nationale d'administration publique.

« Ces facteurs éloignent l'investissement et entravent la croissance économique du Québec. La province doit de toute urgence modifier ses politiques pour attirer d'éventuels investisseurs. »

Avec une note globale de 4,8 sur 10, le Québec s'est placé au septième rang des provinces canadiennes. Ses principales faiblesses sont la réglementation du marché du travail (dixième et dernier rang au classement), la réglementation ou bureaucratie en général (huitième rang) et le régime d'impôt sur le revenu des particuliers (septième rang). En ce qui concerne les trois autres indicateurs, la province se classait en milieu de peloton, soit au cinquième rang tant pour la gestion budgétaire que pour les infrastructures de transport, et au quatrième rang pour le régime d'impôt des sociétés.

L'Alberta, qui a obtenu une note de 8,1 sur 10, est arrivée en tête du classement, suivie de la Saskatchewan (6,4) et de la Colombie-Britannique (5,6). Le Nouveau-Brunswick s'est classé au quatrième rang et l'Ontario, au cinquième (5,2). Le Manitoba est la dernière province qui a obtenu une note d'au moins 5,0.

Selon le classement, le climat d'investissement au Québec n'était meilleur que par rapport aux trois provinces en queue de peloton, soit Terre-Neuve-et-Labrador (4,4), la Nouvelle-Écosse (4,3) et l'Île-du-Prince-Édouard (2,7).

« Il est très déconcertant de constater que le climat d'investissement de la province canadienne deuxième en importance est relativement peu attrayant, souligne M. Palda. Le Québec doit modifier ses politiques de manière à accroître les possibilités d'investissement. L'ensemble du pays en bénéficierait. »

Dans l'étude intitulée Canadian Provincial Investment Climate 2010 Report, les chercheurs de l'Institut mesurent six aspects du climat d'investissement que les gestionnaires et les universitaires considèrent comme les plus importants : le régime d'impôt des sociétés, la gestion budgétaire, le régime d'impôt sur le revenu des particuliers, les infrastructures de transport, la réglementation du marché du travail et le fardeau global de la réglementation.

« Afin de favoriser la création d'emploi et de stimuler l'économie, il est essentiel que le Québec cherche de meilleurs moyens d'attirer les investisseurs. Les principaux aspects à améliorer comprennent la réduction de la bureaucratie au minimum, la baisse des taux d'imposition à un niveau plus concurrentiel, l'assouplissement des marchés du travail et le freinage des dépenses publiques, fait valoir Niels Veldhuis, vice-président de la recherche en politiques canadiennes de l'Institut Fraser.

« Le refus d'adopter des politiques de ce genre se traduit par une plus faible création d'emplois, un taux de chômage élevé et une moindre croissance des revenus. Il est temps que le Québec s'organise pour assurer rapidement sa réussite économique. »

La version intégrale de l'étude avec ses tableaux de données détaillées est accessible gratuitement en format PDF à l'adresse www.institutfraser.org (en anglais seulement).

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L'Institut Fraser est un organisme canadien indépendant de recherche en politique publique et d'éducation qui possède des bureaux à Vancouver, Calgary, Toronto et Montréal, et collabore avec 80 centres d'études et de recherches dans le monde. Sa mission consiste à mesurer, à analyser et à faire connaître les effets d'un marché concurrentiel et de l'intervention gouvernementale sur le bien-être des citoyens. Afin de préserver son indépendance, l'Institut refuse toute subvention et tout contrat de recherche des Administrations publiques. Consultez son site à l'adresse www.institutfraser.org.

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