Ombudsman Ontario

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24 avr. 2007 18h18 HE

L'intervenant en faveur des enfants n'est pas un substitut à l'Ombudsman

TORONTO, ONTARIO--(CCNMatthews - 24 avril 2007) -

A L'ATTENTION DES REDACTEURS DE NOUVELLES

L'Ombudsman de l'Ontario, André Marin, a fait l'éloge du projet de loi de la province sur la création de la charge d'intervenant en faveur des enfants, mais il a prononcé une mise en garde disant que ceci laissera une faille dangereuse dans le système qui est censé protéger les enfants vulnérables.

Le Projet de loi 165, Loi visant à créer la charge d'intervenant provincial en faveur des enfants et des jeunes, ne fait que "des pas de bébé" vers un système efficace de protection de l'enfance. C'est ce qu'a déclaré M. Marin dans sa présentation écrite au Comité permanent de la justice, qui tient des audiences sur ce Projet de loi cette semaine. L'intervenant pourra se prononcer au nom des enfants, mais contrairement à un ombudsman, il n'aura pas de pouvoir d'enquête : "Un intervenant est à un ombudsman ce qu'une pomme est à une orange."

Actuellement, l'Ombudsman de l'Ontario ne peut pas faire enquête sur les centaines de plaintes que son bureau reçoit chaque année à propos des sociétés d'aide à l'enfance (plus de 600 en 2006-2007), car celles-ci restent en dehors de sa juridiction. Des cas qui devraient faire l'objet d'enquête sont en fait rejetés, dit M. Marin : "En dépit de toute la rhétorique du gouvernement disant que 'nos enfants, c'est notre avenir', nous choisissons de nous débarrasser de centaines d'allégations graves chaque année : on fait un petit tour à la décharge, on ferme les yeux, et c'est fini." L'Ontario est la seule province au Canada où les sociétés d'aide à l'enfance échappent à une telle surveillance, note M. Marin. "On peut bien retourner la question sous tous ses angles, c'est l'Ontario qui vient au tout dernier rang quand il s'agit des enquêtes sur les plaintes des enfants."

La présentation de M. Marin demande au gouvernement d'agir, au-delà de la création de la charge d'intervenant provincial, pour modifier la Loi sur l'ombudsman afin que les sociétés d'aide à l'enfance relèvent de la juridiction de l'Ombudsman. Contrairement au bureau du coroner provincial et à d'autres organismes, le Bureau de l'Ombudsman peut enquêter sur les plaintes des parents et des enfants "avant que la tragédie n'éclate", a souligné M. Marin.

M. Marin fait campagne pour obtenir la modernisation du mandat de l'Ombudsman, afin d'obtenir le pouvoir de surveillance sur des organismes comme les sociétés d'aide à l'enfance, depuis qu'il a été nommé en avril 2005 - poursuivant ainsi la quête entreprise par le premier Ombudsman de l'Ontario, Arthur Maloney, en 1975.

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Voir le texte complet de la présentation à Quoi de neuf, www.ombudsman.on.ca

Renseignements

  • Pour plus de renseignements ou pour obtenir des entrevues
    avec l'Ombudsman, communiquer avec : Linda Williamson
    Chef, Communications et Relations avec les médias
    (416) 586-3426
    Email: lwilliamson@ombudsman.on.ca
    Website: www.ombudsman.on.ca