Institut professionnel de la fonction publique du Canada

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24 janv. 2014 15h17 HE

L'IPFPC adopte une stratégie de négociation pour faire face aux menaces posées par le projet de loi C-4

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwired - 24 jan. 2014) - L'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) représentant près de 55 000 scientifiques, chercheurs, vérificateurs, ingénieurs, informaticiens et autres professionnels employés au gouvernement fédéral a conclu une réunion de deux jours en convenant d'une stratégie de négociation collective qui répond directement aux menaces posées par le projet de loi C-4 et des lois antisyndicales semblables présentées par le gouvernement Harper.

« C'est une première pour notre syndicat et la cause de la négociation collective, déclare Debi Daviau, récemment élue présidente de l'IPFPC, à propos de l'entente conclue entre les groupes du syndicat. Ironie du sort, les mesures sévères adoptées par le gouvernement en vertu du projet de loi C-4 ont plus galvanisé que découragé nos membres à la veille des négociations.

L'entente donne les grandes lignes de six engagements destinés à coordonner les répliques du syndicat aux attaques menées par le gouvernement conservateur contre les salaires, les congés de maladie, le rendement des employés et le droit du syndicat de recourir à l'arbitrage et de faire la grève. Elle inclut des moyens de s'assurer l'engagement général du grand public à l'égard des négociations, une plus grande collaboration avec d'autres syndicats pour défendre les négociations collectives libres et une plus grande efficacité de la mobilisation des membres par l'intermédiaire de la nouvelle campagne de mobilisation Bien mieux ensemble du syndicat.

L'engagement du grand public est considéré comme particulièrement important. La dissimulation d'information, les fausses déclarations et le manque de transparence sont typiques de l'attitude de ce gouvernement avec les syndicats, poursuit Mme Daviau. Le bureau du directeur parlementaire du budget a même dû s'adresser au tribunal pour savoir combien de travailleurs fédéraux ont été touchés par les compressions budgétaires massives de 2012.

Les sondages montrent que les Canadiens ont de moins en moins confiance en ce gouvernement et nos membres ne font pas exception, ajoute Mme Daviau. Le gouvernement a maintenant la possibilité - je dirais même l'obligation - de réparer les torts que ses incessantes réductions de personnel, de programmes et de services et ses fausses déclarations délibérées sur les salaires, les congés de maladie et le rendement des employés de la fonction publique ont causés aux relations de travail dans le secteur public fédéral. Ce gouvernement manque à trop d'obligations - notamment en ce qui concerne le changement climatique, la pauvreté infantile, l'économie ou la législation du travail - à l'égard des Canadiens et des employés de l'État. L'employeur le plus important du pays ne peut tout simplement pas continuer à être aussi irresponsable à l'égard de ses employés et du public », conclut-elle.

Plus de 90 % des conventions de travail des membres de l'IPFPC doivent expirer en 2014. Les membres de l'IPFPC s'occupent de tout : de la protection de l'environnement à la sécurité des Canadiens, en passant par la salubrité des aliments, l'innocuité des produits de santé et de consommation, la sécurité des données, la sécurité informatique et l'intégrité du système fiscal.

L'Institut professionnel de la fonction publique du Canada représente près de 55 000 scientifiques et professionnels œuvrant dans le secteur public canadien.

Renseignements

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    (613) 228-6310 poste 2303
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    Pierre Villon
    (613) 228-6310 poste 2228
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