Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa

Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa

21 juil. 2014 08h36 HE

Maladies cardiaques : Les femmes connaissent mal les symptômes et facteurs de risque, révèle une première enquête canadienne

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwired - 21 juillet 2014) - Selon une nouvelle enquête commandée par l'Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa, une majorité de Canadiennes connaissent mal les symptômes et facteurs de risque de la cardiopathie, bon nombre ignorant même leur propre niveau de risque. Les conclusions font ressortir l'importance de l'éducation et des interventions auprès des patientes concernant le risque et la prévention de la cardiopathie.

Cette maladie est l'une des principales causes de mortalité et de morbidité chez les deux sexes, mais présente d'importantes différences chez les femmes. Or, notre compréhension de la cardiopathie découle surtout d'essais cliniques menés chez des hommes. Un article publié dans le Journal canadien de cardiologie (JCC) présente les résultats de la toute première enquête nationale canadienne axée sur les connaissances, les perceptions et les habitudes de vie des Canadiennes liées à la santé cardiaque.

Entreprise au printemps 2013, cette enquête pancanadienne a sondé 1 654 femmes de 25 ans et plus. Interrogées sur les facteurs de risque de la cardiopathie, un peu moins de la moitié des participantes ont mentionné le tabagisme, et moins du quart, l'hypertension ou un taux de cholestérol élevé. Étonnamment, moins de la moitié des participantes connaissaient les principaux symptômes de la maladie.

« Les femmes sont peu étudiées, peu diagnostiquées et peu traitées parce que leur risque de maladie coronarienne n'est pas bien compris du public et des professionnels », a dit Lisa McDonnell, auteure principale de l'étude et gestionnaire de programme au Centre canadien de santé cardiaque pour les femmes. « Les résultats montrent qu'il faut absolument sensibiliser les femmes et les professionnels de la santé, et corriger les perceptions erronées touchant l'incidence, la prévalence et l'importance des maladies cardiovasculaires (CCV). »

En outre, même si la majorité des participantes ont dit préférer que l'information sur la santé cardiaque vienne de leur médecin, la moitié d'entre elles seulement ont indiqué que leur médecin leur avait déjà parlé de prévention et d'habitudes de vie durant leurs rencontres.

Des perceptions contraires à la réalité

L'enquête indique également que les femmes les plus à risque se croient beaucoup moins vulnérables qu'elles ne le sont. Dans une comparaison des niveaux de connaissance perçus et réels, 80 % des femmes dont les connaissances ont été jugées faibles s'estimaient assez bien ou bien renseignées sur la cardiopathie.

De plus, 35 % des femmes ayant subi un incident cardiaque n'y ont vu qu'un épisode isolé et ont repris leurs anciennes habitudes de vie une fois traitées, conformément au phénomène « hors de la vue, hors de l'esprit ».

« Comme 65 % des femmes ont indiqué être les personnes ayant la plus grande influence sur la santé de leur famille et les "gardiennes" de la santé cardiaque de leurs proches, le fait de leur donner accès aux bonnes ressources et aux traitements appropriés pourra avoir un effet positif sur toutes les familles du Canada », a conclu Lisa McDonnell.

Cet automne, l'Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa lancera le tout premier Centre canadien de santé cardiaque pour les femmes pour remédier aux disparités en matière de diagnostic, de traitement et de suivi à long terme des femmes cardiaques. Le Centre améliorera la prise de conscience et les connaissances en plus de briser les mythes. Il soutiendra les fournisseurs de soins de santé primaires en proposant un modèle de soins préventifs et développera un réseau axé sur le savoir et le leadership.

Renseignements

  • Vincent Lamontagne
    Gestionnaire principal, Affaires publiques
    Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa
    613-761-4427
    613-899-6760 (cellulaire)
    vlamontagne@ottawaheart.ca