Gouverneur général du Canada

Gouverneur général du Canada

30 juin 2008 15h43 HE

Message de Son Excellence la très honorable Michaëlle Jean, gouverneure générale du Canada, à l'occasion de la fête du Canada-Le 1er juillet 2008

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 30 juin 2008) -

Chers amis,

Il y aura bientôt trois ans que j'occupe le poste de gouverneur général.

Le temps passe vite à vos côtés!

Lorsque je regarde le chemin parcouru, je le vois comme une traversée.

La traversée d'un pays bouleversant.

Sur la route, je continue d'aller au plus près des réalités.

Et plus je suis à l'écoute des préoccupations, des idées exprimées par les Canadiennes et les Canadiens, plus je découvre que la grandeur de ce pays s'incarne en chacune et en chacun de vous.

En chacun des gestes que vous posez au quotidien pour rendre ce pays plus juste et plus humain.

Il ne faut pas craindre de rêver grand.

Deux anniversaires importants nous le rappellent avec force cette année.

Il y a 400 ans, Samuel de Champlain fondait la magnifique ville de Québec.

Il y a 400 ans, la langue et la culture françaises ont plongé leurs racines dans ce territoire et dans le terreau fertile de nos cours.

Cette présence française, toujours aussi forte après 400 ans, est une richesse dont nous pouvons nous enorgueillir collectivement.

Cent cinquante ans après la fondation de la ville de Québec, un vent de liberté est venu de l'Est et a balayé le pays tout entier.

En 1758, dans la province de la Nouvelle-Ecosse, se tenait la première assemblée parlementaire au Canada.

C'était la naissance de la démocratie parlementaire, dont nous célébrons cette année le 250e anniversaire.

Et la commandante en chef que je suis tient à dire que c'est au nom de cet idéal de démocratie que des milliers de militaires hommes et femmes laissent tout derrière eux, famille et amis, pour aller rétablir la paix et la stabilité dans des pays terriblement affligés par des années de violence et de répression.

N'oublions pas, en ce 1er juillet, que la démocratie n'est jamais totalement acquise.

La démocratie est un idéal auquel il faut tendre et qui fait appel à toute notre vigilance.

La démocratie est aussi affaire de courage.

Le courage qu'il faut pour aborder les chapitres les plus sombres, pour ne pas dire les plus douloureux, de notre histoire.

Nous sommes en train de reconnaître l'une de nos parts d'ombre.

De faire la lumière sur le chapitre des pensionnats où, pendant plus d'un siècle et jusqu'à tout récemment, des milliers d'enfants autochtones ont été confinés pour y être dépouillés de leur culture.

Le 11 juin dernier, devant des millions de Canadiennes et de Canadiens, des paroles de contrition et de profond regret ont résonné dans l'enceinte du Parlement du Canada.

Ce jour-là, tous ensemble - Inuits, Métis, membres des Premières nations et non-Autochtones -, nous avons fait le vou de combler les fossés que des années d'injustice ont creusés.

Il était plus que temps d'abattre le mur de l'indifférence et de rétablir la vérité historique pour que nous puissions ensuite, par des gestes conséquents, faire place à l'ouverture et à la réconciliation.

Ce pays que nous célébrons aujourd'hui est fait de tous les espoirs que nous portons, de tous les rêves que nous semons, de tous les projets que nous réalisons.

Nous devons continuer de l'enrichir de notre apport unique.

Bonne fête du Canada!

Michaëlle Jean

Renseignements