Association des consommateurs pour la qualité dans la construction

Association des consommateurs pour la qualité dans la construction
Regroupement des gestionnaires et copropriétaires du Québec

Regroupement des gestionnaires et copropriétaires du Québec
Coalition Proprio-Béton

Coalition Proprio-Béton

31 oct. 2013 13h31 HE

Miser sur la qualité dans l'habitation et non sur l'endettement des nouveaux acheteurs !

MONTRÉAL, QUÉBEC--(Marketwired - 31 oct. 2013) - Trois associations de consommateurs du Québec, l'Association des consommateurs pour la qualité dans la construction,(ACQC), le Regroupement des gestionnaires et copropriétaires du Québec (RGCQ) et la Coalition Proprio-Béton (CPB), unissent leurs voix pour exiger de meilleures mesures de contrôle et d'inspection dans la construction résidentielle au Québec.

Contrairement à ce qui est véhiculé par l'APCHQ dans son actuelle campagne publicitaire intitulée «Mission Générations», la véritable problématique à laquelle sont confrontés les acheteurs de résidences neuves se situe davantage au niveau des lacunes de qualité dans la construction, plutôt qu'en matière d'accessibilité à l'achat. L'intérêt soudain de l'APCHQ pour le bien être des consommateurs nous semble très surprenant. Les associations de consommateurs considèrent que les faibles taux d'intérêt actuels ainsi qu'une mise de fonds raisonnable suffisent pour permettre l'accessibilité des acheteurs à une première résidence. Les trois associations s'insurgent donc contre le fait de miser sur l'augmentation de l'endettement des générations futures pour financer le moment présent. Cette volonté n'est aucunement souhaitable et devient extrêmement dangereuse pour l'économie et nos générations futures.

Les acheteurs québécois sont plutôt confrontés à une multiplication de vices majeurs de construction, comme notamment des problèmes de structure, de qualité des matériaux, du non-respect du code du bâtiment, de fissuration des fondations liée à la présence de pyrrhotite ou à l'instabilité des sols. D'ailleurs les chiffres de 2010 parlent d'eux-mêmes. En Ontario en 2010, pour 58 610 unités d'habitation, 1412 plaintes pour vice de construction ont été enregistrées, soit à peine 2%. Au Québec pour la même période, pour 29 960 unités, on a comptabilisé 2,110 plaintes, soit 7%. Et ces proportions se sont poursuivies au cours des années suivantes : 7,8% pour 2011 et 7,4% pour 2012. Il faut surtout mentionner que le Québec, contrairement à l'Ontario, n'a pas de programme d'inspection obligatoire lors de la construction de bâtiments résidentiels neufs. Cette situation peut rapidement devenir un véritable cauchemar financier pour un nouvel acheteur, et cela, en dépit d'un plan de garantie qui, malheureusement, ne protège pas bien les consommateurs sous sa forme actuelle. Une majorité de cette GÉNÉRATION FUTURE n'aura tout simplement pas les moyens de se payer des experts et des avocats afin de faire valoir leur point de vue lors d'un litige, en étant endettée au maximum. Avec plus de trois fois le nombre de plaintes au Québec, on peut imaginer le coût énorme, en argent, en temps et en stress pour les consommateurs et l'ensemble de la société.

Voilà pourquoi la réforme du Règlement sur le plan de garantie des bâtiments résidentiels neufs s'avère une grande priorité pour les associations de consommateurs. Il faut mettre en place une nouvelle structure de gestion des plans de garantie complètement distincte des associations d'entrepreneurs afin d'éliminer toute forme ou apparence de conflits d'intérêts. Cette nouvelle structure devra entre autres assurer une saine gestion des réclamations afin de mieux protéger les bénéficiaires qui financent en totalité le plan de garantie.

Qui plus est, les associations de consommateurs veulent bonifier le projet de Loi 49 présentement à l'étude afin de clarifier la définition et la portée du Rapport de conformité générale que devraient soumettre les ingénieurs et architectes impliqués dans un projet de construction résidentielle. On devrait aussi élargir les obligations de contrôle de la qualité qu'entend dorénavant confier le gouvernement du Québec à certaines associations professionnelles dans le secteur de la construction résidentielle. Nous souhaitons notamment élargir l'application de ces mesures à des bâtiments plus petits que 600 m2, pour lesquels il faudra aussi prévoir un programme d'inspection.

Les associations de consommateurs entendent donc demeurer très actives au cours des mois à venir afin que puissent être instaurées dans les meilleurs délais des mesures concrètes de contrôle préventif de la qualité dans toute l'industrie de la construction résidentielle, ainsi que la mise en place d'un Règlement sur le plan de garantie des bâtiments résidentiels neufs équitable pour les consommateurs.

Depuis 1994, l'ACQC est la seule association qui appuie les consommateurs dans leurs démarches collectives face aux problèmes de qualité dans la construction résidentielle au Québec.

La CPB est un regroupement spontané de consommateurs victimes de la pyrrhotite en Mauricie, un vice majeur de construction attribuable à un manque de contrôle de la qualité du béton dans la construction résidentielle.

Le RGCQ prône la saine gestion et la bonne gouvernance en copropriété. Il veille à l'intérêt des copropriétaires et administrateurs au sein de ce mode d'habitation.

Renseignements

  • Jean Dion, président, ACQC
    Guy Giasson, agent de communications, ACQC
    (514) 384-2013
    www.acqc.ca