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07 sept. 2012 16h20 HE

Modeste reprise de l'économie nord-américaine en 2013, selon le Service des études économiques de BMO

- Le taux de croissance de deux pour cent enregistré en 2012 devrait se redresser l'an prochain

- La croissance canadienne atteindra 2,4 pour cent à la fin de 2013; elle sera de 2,8 pour cent aux États-Unis

- La Réserve fédérale interviendra vraisemblablement pour réduire les taux d'intérêt à long terme; la Banque du Canada maintiendra le cap jusqu'à la fin de 2013

- Le dollar canadien profite de la vigueur des cours des matières premières et d'afflux de capitaux ininterrompus

CHICAGO, ILLINOIS et MONTRÉAL, QUÉBEC--(Marketwire - 7 sept. 2012) - L'économie nord-américaine devrait croître de deux pour cent cette année et continuer de s'améliorer tout au long de 2013, alimentée par une solide performance des secteurs de la construction commerciale au Canada et de la construction résidentielle aux États-Unis, selon les perspectives économiques nord-américaines publiées par le Service des études économiques de BMO.

Canada

Selon le rapport, l'économie canadienne devrait croître de deux pour cent cette année et s'améliorer modestement tout au long de 2013. « Du côté positif, les investissements des entreprises, bien que plus modestes, demeurent le moteur de l'expansion », a affirmé Sal Guatieri, économiste en chef, BMO Marchés des capitaux. « La construction commerciale est stimulée par de faibles taux d'inoccupation et les entreprises profitent de la solidité du huard pour acheter de l'équipement propre à améliorer leur productivité. »

Autres facteurs :

  • Les prix élevés des matières premières continueront de favoriser l'investissement en Alberta, en Saskatchewan et à Terre-Neuve et Labrador.
  • Le centre du Canada et les provinces atlantiques se heurteront à deux obstacles : une forte devise et une faible demande mondiale.
  • Exception faite du secteur automobile, le rythme des dépenses de consommation a ralenti en raison de l'endettement élevé des ménages, de la croissance tiède de l'emploi et de la hausse du magasinage au sud de la frontière.
  • La croissance des prêts personnels a connu son rythme de ralentissement le plus élevé en deux décennies et le déficit commercial continue de s'élargir en raison de la force du dollar et de la faiblesse de la demande extérieure.

Profitant des cours élevés des matières premières et d'afflux de capitaux ininterrompus, le dollar canadien devrait demeurer proche de la parité avec le billet vert au cours de la prochaine année. « Les entreprises qui cherchent à améliorer leurs processus, leur technologie et leur équipement dans l'optique d'augmenter leur productivité pourront profiter de la valeur élevée du dollar canadien pour rehausser leur pouvoir d'achat si elles importent ces équipements et achètent ces stocks et fournitures sur les marchés internationaux », a indiqué Cathy Pin, vice-présidente, Services bancaires aux entreprises, BMO. « Nous encourageons les entreprises à profiter des 10 milliards de dollars de crédit supplémentaire que BMO met à leur disposition. »

M. Guatieri a précisé que les changements récents aux règles régissant les prêts hypothécaires et le crédit limiteront la croissance de la dette des ménages et entraîneront la poursuite de la modération des dépenses de consommation et de l'activité sur le marché immobilier, ainsi que la stabilisation des prix des habitations dans la plupart des régions. Les marchés de la Colombie-Britannique et de Toronto, où les valorisations élevées laissent entrevoir des prix moins élevés, feront exception.

Les prévisions des taux d'intérêt indiquent que la croissance modeste, le faible niveau d'inflation, la force de la devise et les règles de crédit resserrées sont autant d'encouragements pour la Banque du Canada de maintenir sa politique de faibles taux d'intérêt. « D'autres assouplissements de la Réserve fédérale devraient encourager la Banque du Canada à maintenir le taux à un jour à un pour cent un peu plus longtemps que nous l'avions prévu, vraisemblablement jusqu'à l'automne 2013 », a ajouté M. Guatieri.

États-Unis

La modeste croissance de deux pour cent enregistrée en 2012 aux É.-U. se redressera en 2013 avec l'amélioration des finances des foyers et à consolidation de la relance du marché de l'habitation. La croissance devrait atteindre 2,8 pour cent vers la fin de 2013.

« Soutenues par de faibles taux d'intérêt hypothécaire records, une demande croissance et l'intérêt des investisseurs, les ventes de maisons et les mises en chantier sortent de la stagnation et repartent à la hausse », souligne M. Guatieri. « Les prix des maisons augmentent, rehaussant la richesse des ménages et encourageant les acheteurs d'une première maison à franchir le pas. La hausse de la valeur des maisons et des actifs devrait permettre aux ménages de recouvrer bientôt le reste des 16 billions de dollars de la richesse perdue au cours de la grande récession. »

Autres facteurs :

  • La construction résidentielle est maintenant le moteur de l'expansion économique.
  • Les mises en chantier sont encore inférieures d'environ 40 pour cent aux besoins démographiques, ce qui suggère que la construction résidentielle peut devenir le moteur de l'expansion.

En raison du taux de chômage élevé, « nous nous attendons à ce que la Réserve fédérale américaine reporte toute hausse de taux jusqu'au second semestre de 2015 », a prédit M. Guatieri.

M. Guatieri a signalé que divers risques guettent encore l'économie nord-américaine, dont l'éclatement possible de la zone euro, des coupes budgétaires à prévoir et des augmentations fiscales aux États-Unis, une correction abrupte des marchés immobiliers de Vancouver et de Toronto, et la perspective d'un ralentissement brutal en Chine.

Pour lire le rapport complet, visitez le site http://www.bmocm.com/economics/ (site en anglais seulement).

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