Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP)

Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP)

27 mai 2015 10h29 HE

Modifications au Régime de pensions du Canada : les Conservateurs proposent une solution inefficace à la crise des retraites qui affectent les travailleurs

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwired - 27 mai 2015) - Les Conservateurs viennent d'annoncer la tenue de consultations sur la possibilité de faire des cotisations volontaires personnelles au Régime de pensions du Canada (RPC). Or, cette option n'aidera pas vraiment les travailleurs qui s'inquiètent de la sécurité de leur revenu de retraite, selon le Syndicat canadien de la fonction publique. Le SCFP est le plus grand syndicat au Canada.

« La création d'une autre mesure d'épargne volontaire n'est pas la solution pour les 11 millions de Canadiens sans régime de retraite au travail. Cette nouvelle patente conservatrice, c'est de la poudre aux yeux. La véritable solution consiste à doubler les prestations du RPC par le biais d'augmentations modestes, mais obligatoires, des cotisations de l'employé et de l'employeur », a déclaré le président national du SCFP, Paul Moist.

La grande majorité des premiers ministres provinciaux et territoriaux, des spécialistes des régimes de retraite et des intervenants s'entendent pour dire que la bonification du RPC constitue la méthode la plus efficace et la plus abordable d'accroître la sécurité du revenu à la retraite des Canadiens. On ne sait pas trop en quoi la possibilité de verser des cotisations volontaires au RPC, probablement sans versement de cotisations équivalentes par les employeurs, pourrait empêcher nos aînés de vivre dans la pauvreté à la retraite.

« Quel cynisme! Après plusieurs années d'inaction, d'immobilisme et d'excuses, les Conservateurs veulent donner l'impression qu'ils s'intéressent aux besoins des travailleurs en matière de retraite. Ils ne bernent personne. Le RPC est une grande réussite canadienne. Il repose sur le caractère obligatoire des cotisations de l'employé et de l'employeur. C'est ce qui lui permet de fournir des prestations de retraite garanties. Doter le RPC d'un mécanisme d'épargne volontaire ne ferait que déresponsabiliser les employeurs en laissant les travailleurs toujours aussi démunis devant la retraite qui approche », a conclu Paul Moist.

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