Pêches et Océans Canada

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07 nov. 2005 16h58 HE

MPO : Regan annonce des nominations à la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'atlantique

OTTAWA, ONTARIO--(CCNMatthews - 7 nov. 2005) - Geoff Regan, ministre des Pêches et des Océans, a annoncé aujourd'hui la nomination de James Douglas Fraser à titre de commissaire canadien ainsi que la reconduction du mandat de Sam Elsworth à la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (CICTA).

"Je suis heureux que M. Fraser ait accepté le mandat de commissaire. Ses connaissances sur la conservation et la gestion du thon et d'autres espèces de poisson pélagique ainsi que sur l'industrie de la pêche seront de précieux atouts pour la CICTA ", a indiqué le ministre Regan. "Je me réjouis aussi que M. Elsworth ait accepté de continuer d'apporter sa précieuse contribution comme commissaire canadien à la CICTA".

M. Fraser, d'Alberton (Ile-du-Prince-Edouard), remplace ainsi Barry Dean, dont le mandat a pris fin. M. Fraser possède et exploite sa propre entreprise de pêche côtière, l'Alberton Fisheries Ltd, qui fait l'achat et la vente de poisson et de fruits de mer et agit à titre de fournisseur pour les pêcheurs locaux. M. Fraser est également coprésident du Comité consultatif sur le thon de l'Ile-du-Prince-Edouard. Il a été commissaire canadien à la CICTA en 2000-2002 et a aussi représenté le Canada à l'occasion de l'assemblée internationale de la CICTA qui a eu lieu en 2003 à Dublin, en Irlande.

M. Elsworth, de Bridgewater (Nouvelle-Ecosse), est le président d'Elsworth Consulting Services Limited. Il a été membre de plusieurs associations de pêche, notamment la Fédération des pêcheurs de l'Est, la Nova Scotia Swordfishermen's Association ainsi que le Comité consultatif des gros poissons pélagiques de Scotia-Fundy. Il a également été, pendant trois mandats, conseiller au sein de la délégation canadienne des Nations Unies sur la question des espèces de poissons chevauchants et grands migrateurs.

Constituée en 1969, la CICTA est l'Organisation régionale de gestion des pêches (ORGP) responsable de la conservation et de la gestion du thon et des espèces apparentées au thon, comme l'espadon et le thon rouge, et ce, dans l'Atlantique et les eaux adjacentes, y compris la mer Méditérranée. Le Canada, comme de nombreux pays de l'Amérique du Nord et du Sud, de l'Amérique centrale, de l'Europe, de l'Afrique et de l'Asie, fait partie des 41 parties membres de l'organisation. Tout comme d'autres ORGP, le mandat de la CICTA consiste à régler différents problèmes liés à la conservation et à la gestion, comme le problème des activités non durables de pêche illicites, non déclarées et non réglementées.

Le Canada joue un rôle important au sein de la CICTA et il est un défenseur convaincu de l'approche de précaution pour la gestion des stocks. La recherche de solutions pour le renforcement de la gestion des stocks de poisson mondiaux ainsi que l'amélioration du régime international de gouvernance des pêches, y compris au sein de la CICTA, constituent des éléments importants de l'approche qu'adopte le Canada pour contrer la surpêche.


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Le Canada et la Commission internationale pour la

conservation des thonidés de l'Atlantique

La Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (CICTA) est une organisation régionale de gestion des pêches responsable de la gestion des thons, de l'espadon et d'autres gros poissons pélagiques apparentés dans l'océan Atlantique et la mer Méditerranée. La CICTA compte actuellement 41 parties contractantes, ces parties étant des pays de l'Amérique (du Nord, centrale ou du Sud), de l'Europe et de l'Afrique, ainsi que des lointains pays pêcheurs d'Asie. Le Canada est membre de la CICTA depuis la création de celle-ci en 1969.

La valeur annuelle des débarquements des quelque 30 espèces qui préoccupent la CICTA dans l'océan Atlantique est d'environ trois milliards de dollars. Les débarquements canadiens de ces espèces, principalement le thon rouge et l'espadon, ont une valeur annuelle d'environ 35 millions de dollars, et plus de 1 000 pêcheurs titulaires d'un permis participent à cette pêche. En 2005, le total autorisé de capture (TAC) pour le Canada était fixé à 737,13 tonnes : 678,04 tonnes pour la pêche côtière, 39,09 tonnes pour les prises accessoires de thon rouge dans le cadre de la pêche de l'espadon à la palangre, et 20 tonnes pour les prises accessoires de thon rouge dans le cadre de la pêche hauturière du thon.



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THONIDES ET ESPECES APPARENTEES DANS L'ATLANTIQUE

Environ 30 espèces préoccupent directement la CICTA, notamment :
- les thonidés, comme le thon rouge, la thonine à ventre rayé,
l'albacore, le germon et le thon obèse;
- l'espadon;
- le makaire blanc, le makaire bleu, les voiliers et les marlins;
- les maquereaux, comme le thazard tacheté et le thazard;
- les petits thons, comme la thonine noire, l'auxide et la bonite à
dos rayé.
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Les thonidés et les espèces apparentées aux thons sont des espèces qui migrent fréquemment sur de longues distances dans des eaux nationales et internationales. La collecte de données scientifiques pertinentes (p. ex. données sur les prises) sur ces espèces dans l'Atlantique constitue un des défis que la CICTA doit relever. Sans donnée adéquate, les chercheurs sont incapables d'effectuer les évaluations des stocks nécessaires.

Le Canada a toujours prôné la conservation et le respect de l'approche de précaution dans la gestion des stocks, ce qui a été mal accueilli par certaines parties contractantes de la CICTA. Les TAC fixés sont fréquemment supérieurs aux valeurs recommandées par les chercheurs, et un nombre encore important de petits poissons et de poissons juvéniles sont débarqués, ce qui pourrait avoir de graves effets à long terme sur ces pêches.

Un autre défi important que doit relever la CICTA est la gestion de sa récente croissance rapide, particulièrement à la suite de l'obtention du statut de membre par de nombreux pays en voie de développement. Le nombre croissant de parties contractantes pose des défis à la CICTA, qui doit assurer le maintien de son efficacité. Nombre de pays en voie de développement n'ont pas la capacité de respecter certains accords, comme l'Accord sur le poisson des Nations Unies, ou de relever certains défis, comme celui posé par les activités de pêche illicites, non réglementées et non déclarées.

La CICTA montre la voie à suivre à d'autres organisations régionales de gestion des pêches en ce qui concerne l'imposition de sanctions commerciales pour faire face au problème posé par les activités de pêche illicites, non réglementées et non déclarées. L'organisation tient également à jour une liste des bateaux soupçonnés de mener de telles activités dans la zone de la Convention de la CICTA.

La CICTA constitue une autre tribune importante où le Canada préconisera de meilleures mesures de conservation et de gestion et un plus grand respect des mesures existantes. Ces objectifs sont conformes à la stratégie du Canada qui vise à réformer les organisations régionales de gestion des pêches, à lutter contre la surpêche et à améliorer l'intendance internationale des pêches.

http://www.dfo-mpo.gc.ca

Renseignements

  • Pêches et Océans Canada, Ottawa
    Steve Outhouse
    Relations avec les médias
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    ou
    Pêches et Océans Canada, Ottawa
    Cabinet du ministre
    Sujata Raisinghani
    Attachée de presse
    (613) 992-3474