Pêches et Océans Canada

Pêches et Océans Canada

01 sept. 2005 11h30 HE

MPO/Réponse du ministre au rapport final du Groupe consultatif sur la gestion durable des stocks de poissons chevauchants

OTTAWA, ONTARIO--(CCNMatthews - 1 sept. 2005) - Geoff Regan, ministre des Pêches et des Océans, a rendu public aujourd'hui le rapport final du Groupe consultatif sur la gestion durable des stocks de poissons chevauchants dans l'Atlantique Nord-Ouest.

"La gestion des stocks de poissons chevauchants, particulièrement sur le nez et la queue du Grand Banc, est un enjeu très compliqué", a déclaré le ministre Regan. "Au nom du ministre Pierre Pettigrew et en mon propre nom, je désire remercier les membres du groupe - Arthur May, Derrick Rowe et Dawn Russell - pour leur analyse et les efforts qu'ils ont déployés afin d'indiquer des solutions possibles à ce problème de longue date."

Le groupe consultatif a été mandaté pour conseiller le ministre sur les façons de réduire la surpêche et d'éviter la destruction écologique des stocks chevauchants dans la Zone réglementée par l'Organisation des pêches de l'Atlantique Nord-Ouest (OPANO) et d'assurer l'exploitation durable des océans. Il a également été mandaté pour présenter des recommandations sur la façon de renforcer les droits des Etats côtiers dans la gestion des stocks de poissons chevauchants au large de la côte Est du Canada.

Pour mener à bien ses travaux, le groupe a consulté le gouvernement, l'industrie et les parties concernées, et a invité les Canadiens intéressés à soumettre leurs commentaires par écrit et par voie électronique.

Le rapport final est disponible à www.surpeche.gc.ca. Une déclaration ministérielle sur les recommandations du groupe est jointe à ce communiqué.


DECLARATION DE GEOFF REGAN MINISTRE DES PECHES ET DES OCEANS

REPONSE DU MINISTRE AU RAPPORT FINAL DU GROUPE CONSULTATIF SUR LA GESTION DURABLE DES STOCKS DE POISSONS CHEVAUCHANTS

La gestion des stocks de poissons chevauchant les frontières de différents Etats côtiers et vivant en haute mer, comme sur le Nez et la Queue des Grands Bancs, constitue un enjeu complexe ayant des répercussions directes sur l'écosystème marin, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de la limite de 200 milles marins du Canada, ainsi que sur la subsistance de nombreux Canadiens de l'Atlantique actifs dans l'industrie de la pêche. Pour le ministère des Pêches et des Océans du Canada, il est donc hautement prioritaire de travailler avec nos partenaires des autres nations du monde pour veiller à la santé et à la durabilité des stocks de poissons.

Il y a plus d'un an, le Canada a mis en oeuvre une stratégie ambitieuse visant à contrer la surpêche et à améliorer le régime de gestion des pêches hauturières. Dans le cadre de cette stratégie, j'ai annoncé, en décembre, la création d'un groupe consultatif composé de trois membres et chargé de formuler des recommandations sur les façons de faire régresser la surpêche et d'éviter la destruction écologique des stocks de poissons chevauchants dans la Zone réglementée par l'Organisation des pêches de l'Atlantique Nord-Ouest (OPANO).

Aujourd'hui, au nom du ministre Pettigrew et en mon nom propre, j'ai grand plaisir à annoncer que le rapport final de ce groupe est désormais rendu public.

Je souhaite remercier les membres du groupe, soit Arthur May, le président, ainsi que Derrick Rowe et Dawn Russell, pour le dur travail qu'ils ont accompli afin de remplir leur ambitieux mandat. Je tiens à souligner les importants efforts qu'ils ont déployés; leur recherche les a amenés à trouver des solutions nouvelles à un problème qui perdure ainsi qu'à formuler des recommandations nous poussant à la réflexion.

Le Canada qui appuie plusieurs des recommandations du groupe, les a déjà mises en pratique dans le cadre de sa stratégie pour améliorer la gouvernance internationale des pêches. Il s'est également engagé à renforcer les mesures de surveillance et a investi des fonds dans la recherche scientifique. De plus, le Canada joue un rôle actif dans la réforme des organisations régionales des pêches, y compris l'OPANO, à la suite des engagements pris lors de la Conférence sur la gouvernance des pêches en haute mer et l'Accord des Nations Unies sur les pêches dont il était l'hôte et qui a eu lieu à St. John's en mai.

Je reconnais que la recommandation du groupe consultatif qui vise à remplacer l'OPANO par une nouvelle organisation régionale de gestion des pêches (ORGP) suscitera beaucoup d'intérêt.

La modernisation des ORGP est la clé. Je conviens pleinement, comme les membres du groupe, que la façon dont s'effectue la gestion des stocks de poissons chevauchants dans la Zone réglementée par l'OPANO doit absolument changer et ce, de façon immédiate. Toutefois, même si la recommandation visant le remplacement de l'OPANO fait écho aux frustrations exprimées par les Canadiens relativement à la gestion des stocks chevauchants et d'autres stocks hauturiers, nous croyons qu'une réforme organisationnelle parviendrait aux mêmes résultats. Le Canada est en voie de réaliser la réforme de l'OPANO et marque des progrès à cet égard. Nous ne souhaitons pas entraver cette lancée mais comme je l'ai souligné par le passé, il nous faut continuer à examiner toutes les options possibles pour nous assurer de la santé et de la durabilité des stocks de poissons.

Le Canada est résolu à continuer de travailler de concert avec tous les partenaires de l'OPANO afin de réexaminer et renouveler en profondeur l'organisation. Nous continuerons également de fonctionner dans le cadre de l'approche multilatérale actuelle en vue de la réalisation de cette réforme, réforme qui prend en compte les intérêts des autres parties de l'Organisation.

Cet automne, les membres de l'OPANO auront la possibilité de s'engager plus fermement en faveur de changements à l'occasion de l'assemblée de septembre. J'espère que cette assemblée nous permettra de faire progresser la transformation de l'organisation en un organisme de gestion des pêches moderne et efficace répondant aux besoins de toutes les nations concernées.

Même si ce changement organisationnel ne peut s'accomplir en un jour, je suis résolu à voir se réaliser des progrès mesurables à court terme. Les belles paroles ne suffisent pas. Il faut des résultats - là où ça compte : dans l'eau.

En fait, nous sommes actuellement témoins d'un virage international appréciable relativement aux façons de concevoir la gestion des stocks de poissons hauturiers. Cette volonté de changement a été clairement exprimée dans la déclaration ministérielle de la Conférence de St. John's qui témoigne d'une forte volonté politique internationale de moderniser les organisations régionales chargées de gérer les pêches en haute mer.

Egalement, lors de la Conférence des ministres des pêches de l'Atlantique Nord, les membres se sont engagés à entreprendre les changements voulus pour améliorer l'OPANO et la Commission des pêches de l'Atlantique Nord-Est et à rendre compte des progrès réalisés à leur prochaine assemblée annuelle.

Cet appui international dynamique est très encourageant. Nous apprécions les relations que nous entretenons avec tous nos partenaires internationaux, et nous voulons continuer de travailler avec eux pour faire de notre engagement commun une réalité concrète et mesurable. Récemment, l'Espagne et la Russie ont d'ailleurs montré leur engagement en faveur de la conservation et de la conformité en rappelant les bateaux à qui des inspecteurs canadiens de l'OPANO avaient infligé des contraventions. Le Canada a également obtenu de l'Espagne la permission pour les inspecteurs canadiens de l'OPANO d'observer, s'ils le jugent opportun, les inspections de bateaux rentrant au port après leurs expéditions de pêche. Pour certains, ces gestes peuvent sembler de moindre importance, mais ils marquent un changement fondamental dans nos relations avec nos partenaires de l'OPANO.

L'approche multilatérale actuelle pour une réforme de l'OPANO bénéficie de l'appui de la communauté internationale. Plusieurs membres de l'OPANO partagent l'objectif du Canada de réformer cette organisation en profondeur et de se doter d'une ORGP efficace et efficiente.

A l'échelle nationale, le Canada consacre 15 millions de dollars annuellement pour accroître de façon continue les activités de surveillance sur le Nez et la Queue des Grands Bancs. Ce financement continu bénéficie de l'appui du Groupe consultatif.

Par ailleurs, nous avons annoncé, récemment, des fonds de 20 millions de dollars sur trois ans, qui serviront à la mise en place d'une stratégie cohérente et intégrée sur la gouvernance internationale des pêches et des océans, conformément à l'une des recommandations du groupe. Les fonds permettront aussi de faire de la recherche scientifique sur l'écosystème des Grands Bancs, ce que recommande aussi le groupe.

En outre, j'appuie la recommandation du Groupe consultatif selon laquelle nous devrions travailler en étroite collaboration avec l'industrie afin de trouver des solutions applicables aux activités de pêche pour lutter contre la surpêche. Il est clair que nous avons tous directement intérêt à veiller à la durabilité et à la force des stocks.

Dans le cadre de ces projets et d'autres activités, je continuerai de travailler au Canada et ailleurs dans le monde en vue de la durabilité des stocks de poissons et de la mise en place d'une industrie des pêches solide au profit de toutes les nations responsables et des générations de l'avenir.

Renseignements

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