MUSEE CANADIEN DE LA NATURE

MUSEE CANADIEN DE LA NATURE

22 avr. 2009 13h24 HE

Musée canadien de la nature/Grande découverte dans l'Arctique canadien : Le chaînon manquant dans l'évolution des phoques que Darwin avait prédit

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 22 avril 2009) - Une paléontologue du Musée canadien de la nature a mis au jour le squelette fossile d'un mammifère jusqu'ici inconnu qui date de 20 à 24 millions d'années. Cette découverte sensationnelle dans l'Extrême Arctique est une véritable percée scientifique qui jette un nouvel éclairage sur les premières phases de l'évolution des pinnipèdes (groupe qui comprend les phoques, les otaries et les morses). Natalia Rybczynski et ses collaborateurs publieront leurs résultats le 23 avril 2009 dans la prestigieuse revue Nature.

"Chez les pinnipèdes, la transition entre la terre ferme et la mer a été difficile à étudier parce que, jusqu'à présent, les éléments de preuve livrés par les restes fossiles se révélaient peu convaincants ou sujets à discussion, explique Natalia Rybczynski, paléontologue des vertébrés au Musée canadien de la nature (MCN) qui a dirigé l'expédition scientifique. Puijila revêt un grand intérêt puisqu'il illustre les premières étapes de cette transition cruciale dans l'évolution."

Le fossile a été découvert dans un cratère formé par l'impact d'un météorite pendant l'expédition de l'été 2007, à l'île Devon, au Nunavut. Ce nouveau carnivore, baptisé Puijila darwini, présente un corps ressemblant à celui d'une loutre et un crâne plus proche de celui du phoque. Ce phoque à "quatre pattes" possède des membres de mammifères terrestres, mais dotés de pattes palmées adaptées à la nage. Ce squelette presque complet (environ 65 %), ce qui est rare, est le plus ancien pinnipède mis au jour jusqu'à présent.

"Le fossile de Puijila fournit la première indication que des pinnipèdes primitifs vivaient dans l'Arctique, commente Natalia Rybczynski. Cette découverte vient conforter l'hypothèse selon laquelle cette région a pu être le centre géographique de l'évolution des pinnipèdes."

Mme Rybczynski cosigne son rapport avec Mary Dawson, conservatrice émérite au Carnegie Museum of Natural History de Pittsburgh, et avec Richard Tedford de l'American Museum of Natural History de New York.

En inuktitut, langue des habitants inuits du Nunavut, Puijila signifie jeune mammifère marin. Le nom de l'espèce, darwini, rend hommage à Charles Darwin qui avait prédit l'existence d'une forme animale de transition entre la terre ferme et la mer dans L'origine des espèces. On célèbre cette année le 150e anniversaire de la publication de cet ouvrage fondateur.

Du 28 avril au 10 mai 2009, le Musée canadien de la nature présentera Puijila darwini à Ottawa. Un modèle de l'animal fera partie de l'exposition Extreme Mammals, qui ouvrira ses portes le 16 mai 2009 au American Natural History Museum à New York.

Ce projet bénéficie du soutien des organisations suivantes : Musée canadien de la nature (le musée national d'histoire naturelle du Canada), Carnegie Museum of Natural History, American Museum of Natural History, Etude du plateau continental polaire (transport et logistique), Programme de formation scientifique dans le Nord, gouvernement du Nunavut (Department of Culture, Language, Elders and Youth), Qikiqtani Inuit Association et collectivité de Grise Fiord (Nunavut).

Pour en savoir davantage sur l'animal et sa découverte, visitez notre site Web nature.ca/nouvellesespeces.

Note aux médias : Mme Rybczynski est disponible pour des entrevues. Vous pouvez obtenir sur demande des photos du squelette et du site de l'île Devon ainsi que des illustrations de Puijila. Visitez le site Web www.nature.ca.

Renseignements

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    Musée canadien de la nature
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