Pêches et Océans Canada

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18 mars 2005 16h59 HE

Pêches et Océans Canada : Lettre au rédacteur


COMMUNIQUE TRANSMIS PAR CCNMatthews

POUR: PECHES ET OCEANS CANADA

LE 18 MARS 2005 - 16:59 ET

Pêches et Océans Canada : Lettre au rédacteur

OTTAWA, ONTARIO--(CCNMatthews - 18 mars 2005) - Au cours des derniers
jours, les médias ont insinué que le ministère des Pêches et des Océans
(MPO) commettait peut-être certaines infractions à des lois
anti-pollution en déversant des déchets de laboratoire dans deux ports
de la côte Est.

Nous nous permettons de répondre de façon catégorique à ces insinuations
: le MPO n'enfreint pas la Loi sur les pêches. Nous souhaitons ici tirer
l'affaire au clair et répondre à certaines questions soulevées par les
médias.

Les déchets de laboratoire, que ce soit ceux de l'Institut
océanographique de Bedford, à Halifax, ou encore du Centre des pêches de
l'Atlantique Nord-Ouest, à St. John's, sont traités conformément aux
procédures établies pour l'élimination de déchets dangereux; ils ne sont
pas simplement déversés dans les ports.

En 2000 et en 2003, des vérifications ont révélé la possibilité qu'à nos
instituts de recherche de St. John's et de Dartmouth, certaines
infractions étaient commises à l'égard des normes fédérales s'appliquant
à l'élimination des déchets.

A la suite de ces événements, le MPO a toutefois commandé une étude qui
a été réalisée par des spécialistes de l'environnement. L'étude a montré
que l'élimination de tous les déchets des deux instituts se faisait
conformément aux normes fédérales établies ainsi qu'aux exigences de la
Loi sur les pêches. L'étude a également permis de vérifier que les sols
de l'Institut de Bedford répondaient aux normes fédérales.

Par ailleurs, des mesures ont été mises en oeuvre à nos deux instituts
afin de prévenir toute possibilité de problème.

Voici des renseignements plus étoffés sur la question.

L'Institut océanographique de Bedford (IOB), à Halifax, s'est doté d'un
programme d'élimination de matières dangereuses bien structuré qui
permet de veiller à ce que les matières dangereuses soient éliminées par
des entrepreneurs autorisés en la matière, et ce, selon les procédures
établies. Les eaux déversées par l'Institut de Bedford peuvent contenir
des quantités minimes d'acide chlorhydrique, d'acide sulfurique ainsi
que d'autres acides provenant du nettoyage d'équipement. Ces eaux sont
toutefois déversées dans une fosse de dilution où elles sont diluées de
nouveau par les eaux d'orage. La quantité d'acides qu'il peut ensuite
rester est largement conforme aux limites établies par les Lignes
directrices du Conseil canadien des ministres de l'Environnement (CCME)
sur la qualité de l'eau.

Le Centre des pêches de l'Atlantique nord-ouest (CPANO) à St. John's est
muni depuis sa construction en 1978 d'un système fonctionnel d'épuration
des eaux usées qui, jusqu'en 2004, déversait directement les eaux
traitées dans le port de Quidi Vidi. En 2002, une étude des eaux
déversées a permis de découvrir que tous les rejets étaient visés par
les Directives du CCME sur la qualité de l'eau, ainsi que par la
réglementation de la province de Terre-Neuve et Labrador sur le contrôle
de l'eau et des eaux d'égout.

En juillet 2004, le système d'épuration des eaux usées du CPANO a été
modernisé. Il ne rejette plus les eaux traitées dans le port de Quidi
Vidi, mais il est plutôt raccordé au réseau d'égouts de la ville de St.
John's. Le système fait l'objet d'un contrôle électronique, qui sert à
vérifier que le pH se maintient à un niveau acceptable conformément aux
normes de qualité de l'eau de la ville de St. John's.

Toute l'information d'évaluation environnementale des sites dont dispose
le ministère indique que le sol dans les environs du système d'épuration
ou à quelque autre endroit de l'IOB est conforme à l'ensemble des normes
de réglementation fédérales. Selon une évaluation environnementale de
site effectuée en 2003 au Centre des pêches de l'Atlantique nord-ouest,
il n'y a dans le sol aucune trace de contamination causée par les
déchets de laboratoire dans les environs de l'installation d'épuration
des eaux usées.

Quant aux dangers potentiels que pouvait constituer le stockage de
matières dangereuses, le ministère a pris les mesures nécessaires pour
remédier aux risques identifiés à la suite de la vérification.

Le MPO prend ses responsabilités environnementales au sérieux. C'est
pourquoi nous soumettons nos activités et installations à des
vérifications environnementales. Depuis 2000, le ministère a dépensé 40
millions de dollars en gestion environnementale dans l'ensemble de ses
installations.

Malgré l'ampleur et la complexité de ses opérations, et en dépit des
compressions budgétaires et de l'imposition d'exigences réglementaires
de plus en plus strictes, le ministère a réussi à régler un certain
nombre de ses problèmes de conformité environnementale. En nous posant à
nous-mêmes des questions difficiles par le truchement des vérifications,
des contrôles systématiques, des rapports périodiques et des évaluations
des secteurs prioritaires, nous sommes mieux placés pour répondre aux
priorités les plus urgentes et élaborer des plans plus efficaces afin
d'apporter les améliorations nécessaires à long terme. Nous avons fait
des progrès et sommes résolus à assurer la conformité à la grandeur du
ministère.

Merci.

Neil A. Bellefontaine

Directeur général régional, Région des Maritimes

James W. Baird

Directeur général régional, p.i., Région de Terre-Neuve et Labrador

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Renseignements

  • POUR PLUS D'INFORMATIONS, COMMUNIQUER AVEC:
    Pêches et Océans Canada, Ottawa
    Phil Jenkins
    Relations avec les médias
    (613) 990-7537
    Internet : www.dfo-mpo.gc.ca