Festival Grand Rire de Québec

Festival Grand Rire de Québec

13 mars 2008 17h09 HE

Position du Festival Grand Rire de Québec, la Capitale, à l'égard des dates du Festival juste pour Rire de Montréal, la métropole et...

de l'inéquité des subventions gouvernementales créant une concurrence déloyale

QUEBEC, QUEBEC--(Marketwire - 13 mars 2008) - C'est avec étonnement que le président-directeur général du Festival Le Grand Rire de Québec, Monsieur Sylvain Parent-Bédard, apprenait par hasard, il y a quelques jours, que Juste pour Rire de Montréal prolongeait les dates de son festival et présentait deux galas les 27 et 28 juin prochains, soit en même temps que les dates du Grand Rire de Québec qui est présenté depuis plusieurs années à la fin juin.

Juste pour Rire modifie ses dates officielles

En prolongeant ses dates et en opposant deux galas Juste pour Rire aux dates du Grand Rire de Québec, Le Festival Juste pour Rire et son fondateur, Monsieur Gilbert Rozon, démontrent à nouveau leur manque de considération et de respect envers le Grand Rire de Québec, ainsi que pour l'industrie touristique, culturelle et événementielle de la Capitale.

Il faut se rappeler que, depuis plusieurs années, Le Grand Rire de Québec est présenté à la fin juin et que Le Festival Juste pour Rire de Montréal était auparavant présenté à la fin du mois de juillet, puis, plus récemment, du début à la fin du mois de juillet.

A titre de justifications, monsieur Rozon rétorque à l'organisation de Québec qu'il ne peut freiner la croissance de son festival pour des considérations propres à la Capitale et ajoute que désormais son festival s'étalait du mois de mai au mois d'octobre.... Sur ce dernier point, comment explique-t-il qu'en consultant le site Internet de Juste pour Rire, il est possible de constater, on ne peut plus clairement, que les dates de l'an dernier sont bien indiquées en juillet.

Monsieur Sylvain Parent-Bédard et le vice-président et directeur de la programmation du Grand Rire, Monsieur Mario Grenier, soulignent à quel point cette manoeuvre hostile de la part de Juste pour Rire est néfaste et dommageable pour la qualité du contenu du Festival Grand Rire de Québec puisque la présentation de deux galas simultanément dans deux villes mobilise un très grand nombre d'artisans dans un si petit marché tel que le Québec. A preuve, les organisateurs du Grand Rire de Québec tiennent à rappeler que, l'an dernier, Juste pour Rire avait fait une sortie médiatique importante parce que le Gala des Olivier avait été programmé en même temps que le Gala Juste pour Rire spécial 25 ans. Radio-Canada, bon joueur et respectant l'industrie, avait alors modifié la date de présentation des Olivier.

Freiner la croissance du Grand Rire de Québec, de la culture et de l'industrie touristique dans la Capitale

Pour l'organisation du Grand Rire, il s'agit d'un autre coup bas de la part de Juste pour Rire qui, il y a deux ans, avait présenté le one-man-show de l'humoriste français Dieudonné à la Salle Albert-Rousseau de Québec en même temps que le Gala d'ouverture du Grand Rire présenté au Grand Théâtre de Québec.

Cette stratégie témoigne, à n'en pas douter, du désir soutenu de l'entreprise de la métropole d'obtenir le monopole et l'exclusivité du marché de l'humour au Québec. En conséquence, le géant montréalais tente par tous les moyens de freiner la croissance de l'événement de la Capitale. Pourtant, la concurrence est une donnée essentielle et nécessaire dans la majorité des sphères de notre économie. En effet, les bons résultats obtenus par Le Grand Rire forcent Juste pour Rire à se dépasser d'année en année et d'ajuster ses méthodes d'affaires auprès de l'industrie.

Le Grand Rire est désormais un événement majeur et crédible de la Capitale et qu'il faut protéger. Les partenariats internationaux du Grand Rire avisent désormais les intervenants du monde qu'il existe un nouveau joueur au Québec, et de plus, basé dans la Capitale et qui aspire au marché mondial. D'ailleurs, le récent partenariat avec le plus grand Festival d'humour en France (Paris fait sa comédie) et la présentation d'un gala à l'Olympia de Paris qui sera télédiffusé sur les ondes de TF1 partout en europe francophone en fait preuve.

Qui plus est, Le Grand Rire a de beaucoup amélioré son contenu de programmation, notons entre autres : la venue de Dieudonné, de Michel Boujenah, d'Yvon Deschamps, de l'OSQ, de la famille Chaplin, le retour à la scène de Jean-Michel Anctil, la qualité de ses galas désormais présentés sur les ondes de Radio-Canada d'un océan à l'autre.

Québec, la population de l'est du Québec et, de par la télédiffusion nationale, tous les citoyens francophones du Canada ont droit à une alternative à Juste pour Rire. Le comportement inquiétant de Juste pour Rire cause des tords irréparables pour l'industrie culturelle et touristique de la région de Québec et de l'Est du Québec.

Au cours des années, la Capitale a vu filer vers Montréal plusieurs artisans, artistes, producteurs et plusieurs sièges sociaux décisionnels, ce qui entraîne petit à petit une importante perte d'influence pour la région de Québec. Le Grand Rire de Québec emploie jusqu'à 180 personnes chaque année dans la Capitale. Le festival constitue donc un apport important au développement de l'industrie culturelle et télévisuelle dans la capitale qui est souvent laissée pour compte.

Le Grand Rire se maintient toujours en tant que vitrine touristique majeure pour la Capitale, avec des retombées de plus de 6 millions de dollars. Etant le seul événement de Québec à être télédiffusé d'un océan à l'autre sur les ondes de Radio-Canada, Le Grand Rire se révèle en soi une vitrine culture et télévisuelle unique pour la capitale de la province.

La Capitale a encaissé et encaisse de nombreux coups bas en provenance de Montréal, et ce au nom de l'efficacité, de l'économie, de la démographie et de la politique. On croyait qu'avec le cas des Francofolies et du Festival d'été de Québec, la situation était réglée, mais il semble, une fois de plus, que tout est à recommencer et que petit à petit les acquis si durement protégés commenceront à s'effriter.

Une concurrence déloyale de par les subventions publiques des gouvernements

A force de rêve, de passion, de persévérance et d'huile de bras, Le Grand Rire de Québec est devenu un joueur incontournable de l'industrie culturelle dans tout l'Est du Québec. Plus de 93 % du budget de près 6 000 000 $ provient de fonds privés et de la participation des festivaliers qui achètent tant des billets pour les différents spectacles que le fameux Nez, effigie du Grand Rire. Si on fragilise l'événement de Québec par des subventions inéquitables par rapport à celui de Montréal, on fragilise les investissements privés dans leur participation à l'événement de la Capitale et on fragilise à nouveau des industries basées à Québec ou des entrepreneurs qui croient en Québec.

L'équipe du Grand Rire fait appel, année après année, à des prodiges d'imagination afin de rester compétitif et de répondre aux attentes de l'industrie, du public et de ses partenaires, et ce malgré la différence colossale de moyens dont disposent les deux organisations, entre autres, au niveau des subventions octroyées par la SODEC et le Ministère de la culture, Patrimoine Canada et Développement économique Canada. Les subventions octroyées entraînent une concurrence déloyale qui serait qualifiée de dumping en droit international. Pour faire image, c'est comme si on offrait la bombe atomique à Juste pour Rire tandis qu'on donnait des arcs et des flèches au Grand Rire de Québec. Offrons les mêmes outils au festival de Québec et il sera en mesure de livrer le même produit.

En bout de ligne, les subventions octroyées à Juste pour Rire créent une concurrence déloyale. Cette compétition, soutenue par les subventions publiques attribuées à Juste pour Rire, est inadmissible dans un marché aussi petit et fragile que celui du Québec. Il s'agit bien ici d'un combat entre David et Goliath, ce dernier utilisant des fonds publics pour mener sa bataille. Aurons-nous la chance du David de la légende ? Malheureusement pour nous, la réalité économique ne relève pas de la légende.

Au fil du temps, et encore plus récemment, face à la qualité de l'organisation de Québec, Juste pour Rire a multiplié sans cesse les efforts pour affaiblir le positionnement du Grand Rire, déjà fragilisé par l'octroi disproportionné de subventions favorisant l'événement de Montréal.

Analyse sérieuse et conclusion

Frein à la croissance d'un événement

La direction du Festival Grand Rire de Québec a étudié le dossier de toutes les façons possibles et, au terme d'une réflexion sérieuse mettant à contribution tous les membres de la direction, nous constatons que les agissements de Juste pour Rire et l'octroi de subventions disproportionnées freineront de plus en plus les possibilités de croissance et de consolidation de l'organisation de Québec et affaibliront substantiellement son rayonnement, la qualité de sa programmation ainsi que son attrait pour les partenaires privés.

Or, nous ne pouvons concevoir d'ainsi affaiblir le positionnement déjà fragile d'un des plus importants festivals d'humour au monde et du plus important festival d'humour de tout l'Est du Québec. Il ne saurait donc être question que nous acceptions ces attaques répétées et sournoises de Juste pour Rire, ni le traitement inéquitable de la part de divers ministères des gouvernements provincial et fédéral. En bon père de famille, chaque gouvernement a la responsabilité morale d'habiller équitablement ses enfants, tous ses enfants. Il est plus que temps de corriger cette situation injuste.

En conséquence, nous déclarons aujourd'hui à Juste pour Rire "Ne touchez pas au Grand Rire de Québec!" et aux gouvernements "Il est temps que vous révisiez, après près de 10 ans d'existence, l'aide apportée à l'événement majeur qu'est Le Grand Rire de la Capitale."

Nous sommes convaincus que les intervenants du milieu événementiel, touristique et culturel de la Capitale ainsi que nos partenaires privés nous soutiennent dans cette démarche afin que Le Grand Rire sauvegarde ses acquis et puisse aspirer à une croissance encore plus importante tout en demeurant une fierté et un moteur pour l'industrie de la région de la Capitale.

Renseignements