Association canadienne des employés professionnels

Association canadienne des employés professionnels

07 mars 2012 13h00 HE

Près de 25 000 nouveaux chômeurs au Québec si le gouvernement fédéral va de l'avant avec les compressions annoncées

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 7 mars 2012) - Au Québec près de 25 000 travailleurs perdraient leur emploi si le gouvernement canadien met à exécution son intention de retrancher plus de 8$ milliards dans ses dépenses lors de son prochain budget.

En plus de ces pertes d'emploi, le produit intérieur brut (PIB) de la province régresserait de 2,1$ milliards, ce qui pourrait ralentir l'économie régionale.

Quant au nombre d'emplois perdus, le secteur qui serait le plus touché serait celui du commerce de détail, avec 2 250 nouveaux chômeurs.

Selon l'Association canadienne des employés professionnels (ACEP), le Modèle canadien d'entrées-sorties développé par Statistique Canada et utilisé par de nombreux ministères fédéraux prédit que l'impact des compressions budgétaires annoncées par le gouvernement conservateur touchera durement le secteur privé. Comme partout au Canada, ce sont les petits commerces qui seront les plus affectés. Outre les 2 250 pertes d'emploi dans le commerce de détail, le modèle économique prévoit des pertes de 1 000 emplois dans la restauration au Québec. Même le secteur hospitalier serait affecté, une centaine de travailleurs d'hôpitaux perdant leur emploi.

Après avoir prédit une réduction du PIB du Canada de 10,17$ milliards et pas moins de 116 000 pertes d'emploi partout au pays, l'ACEP rend public aujourd'hui des données régionalisées tirées d'un modèle économique développé par Statistique Canada.

« Nous utilisons un modèle économique éprouvé, explique le président de l'ACEP, Claude Poirier. Nous y avons inclus les chiffres avancées à plusieurs reprises par le ministre des Finances du Canada, soit une réduction des dépenses gouvernementales de 8$ milliards ou 10% du budget fédéral. Ce modèle nous permet de prévoir des lendemains difficiles pour l'économie canadienne si le gouvernement s'entête dans son objectif et réduit ses dépenses de cette ampleur. »

Les réductions de dépenses du fédéral auront un impact sur la croissance économique partout au. Outre le commerce de détail et la restauration, les pertes d'emplois au Québec s'élèveraient à 600 dans la construction, 715 dans la vente en gros, 750 dans le secteur administratif et près de 200 dans la réparation et l'entretien automobile.

« Depuis la sortie de notre première analyse le 21 février, ajoute Claude Poirier, nous avons senti que le gouvernement tente de calmer le jeu en disant que le budget ne sera pas austère, mais prudent et équilibré. Mais même avec des compressions de 5% du budget, ou 4 $ milliards, c'est quand même, pour le Québec, 12 500 emplois de perdus. Il y aura donc des serveurs, des cuisiniers, des comptables, des chauffeures de taxi, des architectes, des professionnelles de la santé qui vont se retrouver au chômage dans toutes les régions du Québec.

L'ACEP représente quelque 13 000 économistes et employés en sciences sociales qui conseillent le gouvernement sur les politiques publiques, 1 000 traducteurs, interprètes, terminologues qui assurent le visage bilingue du gouvernement et 85 analystes et adjoints de recherche à la Bibliothèque du Parlement.

http://www.acep-cape.ca/FR/media/

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