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13 sept. 2016 05h00 HE

Près d'un million de Canadiens pourraient éprouver des difficultés en cas de hausse des taux d'intérêts

TORONTO, ON--(Marketwired - 13 septembre 2016) - Une nouvelle étude de TransUnion (NYSE: TRU) est arrivée à la conclusion que la grande majorité des Canadiens ne seraient pas matériellement affectés à court terme par une augmentation des taux d'intérêt. TORONTO, ON-(Marketwired - Septembre 13, 2016) Cependant, plus de 700 000 consommateurs pourraient éprouver des difficultés financières, même dans le cas d'une augmentation de ¼ de point, et jusqu'à 1 million d'emprunteurs pourraient ne pas être en mesure de faire face à une augmentation de leurs paiements mensuels dans le cas d'une augmentation de 1 % des taux d'intérêt.

" En dépit de l'endettement croissant des ménages canadiens, notre étude a constaté que la grande majorité des consommateurs seraient en mesure de faire face à une hausse des taux d'intérêt jusqu'à un pour cent, a déclaré Jason Wang, directeur des recherche et des analyses de l'industrie pour TransUnion au Canada. Notre étude, cependant, a identifié un sous-ensemble de la population de près d'un million d'emprunteurs qui pourraient éprouver des difficultés financières en cas de hausse de ces taux. "

Les taux d'intérêt au Canada sont demeurés à des niveaux faibles pendant plusieurs années, et le taux d'intérêt au jour le jour offert par la Banque du Canada s'élève actuellement à 0,5 %. Il s'agit du taux d'intérêt de référence fixé par la Banque du Canada, auquel les institutions financières majeures se prêtent des fonds au jour le jour ; toute variation de ce taux cible influence les autres taux d'intérêt, y compris le taux préférentiel aux entreprises, actuellement fixé à 2,7 %. La plupart des prêts à la consommation et des prêts hypothécaires aux particuliers sont basés sur le taux préférentiel, auquel s'ajoute une marge.

Le taux d'intérêt au jour le jour a atteint son plus haut niveau fin de 2007, à 4,5 %. Il a depuis diminué pour atteindre 0,25 % à son point le plus bas (où il s'est stabilisé pendant la majeure partie de 2009) et se trouve maintenant juste au-dessus de ce niveau à 0,5 %. On s'attend à voir ce taux d'intérêt monter, ainsi que plusieurs autres corrélés, bien que la date et l'ampleur des hausses tarifaires demeurent incertaines.

L'étude de TransUnion a déterminé que plus de 26 millions de consommateurs canadiens sont porteurs d'un crédit actif, et que chacun détient en moyenne 3,7 produits de crédit. L'étude s'est concentrée sur deux principaux types de dettes qui comportent des taux d'intérêt variables et qui s'ajustent généralement en cas de variation des taux d'intérêt de référence : les lignes de crédit et les prêts hypothécaires à taux variable.

Environ 7 millions de consommateurs canadiens sont porteurs d'au moins l'un de ces deux types de dettes à taux d'intérêt variable. Ces types de prêts sont les plus touchés par les changements de taux d'intérêt et sont susceptibles de créer un choc de paiement : une augmentation des obligations de paiement mensuelles en dehors du contrôle de leurs emprunteurs.

L'augmentation des taux aura une incidence sur plusieurs centaines de milliers de consommateurs

Alors que la vaste majorité des canadiens ne subiront pas d'effets négatifs à court terme d'une augmentation des taux d'intérêt, il existe un sous-ensemble important de la population pour lequel une augmentation s'avèrerait difficile à supporter. L'étude a révélé qu'une augmentation de ¼ de point des taux d'intérêt pourrait avoir une influence significative sur 15 % de la population ayant souscrit à un prêt hypothécaire à taux variable, à une ligne de crédit ou aux deux. Ces consommateurs feraient alors face à une augmentation de 50 $ ou plus de leurs paiements mensuels. Une hausse de ½ point et une hausse d'un point causeraient un choc de paiement mensuel de 50 $ ou plus pour respectivement 30 % et 40 % des populations mentionnées ci-dessus.

" La portée du choc de paiement mensuel ne constitue que l'un des aspects de cette équation, a déclaré M. Wang. Pour certains, une augmentation de 50 $ de leurs obligations n'impliquera que quelques sorties au restaurant en moins et quelques dîners à la maison en plus, tandis que pour d'autres, cela pourrait signifier ne pas être en mesure de faire le plein d'essence pour aller au travail. Nous avons donc besoin de connaître la deuxième partie de cette équation : comparer la portée du choc de paiement avec le flux de trésorerie disponible des consommateurs. "

Les données de crédit tendanciel sont disponibles sur CreditVision de TransUnion. Les rapports de crédit à la consommation fournissent une évaluation précise des flux de trésorerie disponibles et de la capacité des ménages à absorber une augmentation du montant de leurs remboursements, basé sur des valeurs de paiement historiques. Ces données ont révélé qu'en cas de hausse des taux d'intérêt de ¼ de point, 718 000 consommateurs pourraient ne pas être en mesure de faire face au choc de paiement qui s'ensuivrait. 253 000 consommateurs supplémentaires pourraient ne pas être en mesure de faire face au choc si le taux devait augmenter d'un point de pourcentage.

Parmi ces consommateurs à risque, plus de 650 000 possèdent actuellement des cotes de crédit qui les placent dans des segments premier marché ou supérieurs, segments généralement considérés comme à faible risque.

 
Nombre de consommateurs (en milliers) dont les flux de trésorerie
pourraient ne pas suffire à compenser un choc de paiement
Segment de risque (Score†)  Lors d'une augmentation des taux d'intérêt d'un point  Lors d'une augmentation des taux d'intérêt d'un point
Super Premier (830 - 899)  239  298
Premier Plus (780 - 829)  112  163
Premier (700 - 779)  134  193
De quasi premier court (600 - 699)  132  184
Prêt hypothécaire à risque (300 - 599)  101  133
Total  718  971
† Score de risque exclusif de TransUnion
     

" Il s'agit d'informations d'intérêt tout particulier pour les prêteurs, puisque des centaines de milliers d'emprunteurs traditionnellement considérés comme des consommateurs à faible risque pourraient soudainement devenir à risque, a déclaré M. Wang. Tandis que les prêteurs s'attendent à ce que les consommateurs de " prêt hypothécaire à risque " soient des investissements risqués, ce changement soudain dans les segments de premier marché ou supérieurs pourrait s'avérer être pour eux une désagréable surprise. Sur la base de cette étude, nous recommandons aux prêteurs d'évaluer leurs portefeuilles de manière similaire afin de déterminer lesquels de leurs clients pourraient être soumis à un choc de paiement et de travailler avec leurs clients pour s'assurer que leurs comptes se maintiennent à un niveau satisfaisant. Il s'agit là d'un point clé de l'étude : comprendre et mesurer la taille et l'ampleur de l'impact potentiel, afin que les consommateurs et les prêteurs puissent être mieux préparés. "

À propos de TransUnion (NYSE: TRU)
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