Service correctionnel Canada

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19 nov. 2013 15h03 HE

Présentation du 15e prix annuel de la justice réparatrice Ron Wiebe

Semaine de la justice réparatrice, du 17 au 24 novembre 2013

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwired - 19 nov. 2013) - Hier soir, lors d'une cérémonie qui a eu lieu dans le cadre du Symposium national sur la justice réparatrice 2013, à Toronto, en Ontario, le commissaire adjoint des Opérations et des programmes correctionnels du Service correctionnel du Canada (SCC), M. Fraser Macaulay, a présenté le 15e prix annuel de la justice réparatrice Ron Wiebe à madame Gillian Lindquist.

Madame Lindquist appartient à la nouvelle génération de jeunes leaders dévoués et talentueux du domaine de la justice réparatrice au Canada. Son travail acharné et sa persévérance ont aidé à faire progresser l'utilisation des approches de justice réparatrice en milieu de travail, dans les établissements d'enseignement et au sein du système de justice pénale.

« Je suis très heureux de féliciter la gagnante du prix de la justice réparatrice Ron Wiebe de cette année, madame Gillian Lindquist. La justice réparatrice est un élément essentiel du processus correctionnel et une partie intégrante de la mission du SCC », a affirmé le commissaire Don Head. « Je suis fier du rôle que joue le SCC en reconnaissant cette Canadienne méritante et sa contribution à la justice réparatrice », a-t-il ajouté.

Madame Lindquist a réalisé beaucoup de choses en quelques années, depuis qu'elle est devenue coordonnatrice de programmes pour Restorative Justice Victoria, une organisation qui a grandement prospéré sous sa direction. Sa croyance en la justice réparatrice et sa capacité à établir des relations ont facilité la création de partenariats avec de nombreux organismes, notamment le bureau du procureur général, les universités locales ainsi que le service de police de Victoria, ce qui a permis d'accroître l'utilisation des approches de justice réparatrice en ColombieBritannique. En outre, elle a créé et mis en œuvre un certain nombre de programmes et de modèles innovateurs et fructueux de justice réparatrice, tout en facilitant et en promouvant activement l'évaluation de tels programmes.

Madame Lindquist a montré sa passion pour l'enseignement de la justice réparatrice en offrant une formation à des étudiants et employés universitaires sur les pratiques de justice réparatrice, ainsi qu'en concevant et en donnant un cours en ligne de 16 semaines pour les policiers de la ColombieBritannique. Elle fait aussi partie d'une équipe de formation qui enseigne la justice réparatrice aux employés et aux bénévoles des programmes dans l'ensemble de la province.

L'intégrité de madame Lindquist est extraordinaire et toujours présente. Elle est une praticienne incroyable qui inspire ses collègues et les amène à donner le meilleur d'euxmêmes, qui fait preuve de compassion et de sagesse dans son travail et qui applique les principes de justice réparatrice dans sa propre vie.

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DOCUMENT D'INFORMATION

Justice réparatrice

  • La justice réparatrice vise à réparer le tort découlant des actes criminels et à favoriser le rétablissement des victimes par des moyens harmonieux et collaboratifs. La justice réparatrice offre à toutes les parties visées par un conflit la possibilité de jouer un rôle actif dans le cadre d'un processus sûr et respectueux qui permet un dialogue ouvert entre la victime, le délinquant et la collectivité.

  • La justice réparatrice est une approche non conflictuelle et non punitive qui met l'accent sur le rétablissement des victimes, la responsabilisation des délinquants et la participation des citoyens, de manière à créer des collectivités plus saines et plus sûres.

  • En 1996, le Service correctionnel du Canada (SCC) a créé une unité distincte chargée d'examiner les nouvelles tendances et initiatives dans le domaine de la justice réparatrice et de la résolution de conflits. Le SCC a maintenant une Division nationale de la justice réparatrice qui élabore de la formation, des activités de sensibilisation du public et des programmes de justice réparatrice à l'intention des délinquants sous responsabilité fédérale et qui offre aux personnes touchées par un acte criminel des services de médiation entre la victime et le délinquant.

  • La première « Semaine de la justice réparatrice » a été célébrée en 1996. La Semaine de la justice réparatrice est célébrée dans des collectivités et des établissements partout au Canada afin de saluer les résultats et les réalisations découlant de la mise en application de l'approche de justice réparatrice. Elle a toujours lieu la troisième semaine de novembre.

  • En 1999, le SCC a créé un prix afin d'honorer le regretté Ron Wiebe, ancien directeur de l'Établissement Ferndale et de l'Établissement d'Elbow Lake, deux établissements à sécurité minimale. M. Wiebe était un pionnier dans le domaine de la justice réparatrice. Le prix national de la justice réparatrice Ron Wiebe est remis chaque année à des particuliers ou à des groupes canadiens qui façonnent les principes de la justice réparatrice et les mettent au service de la paix et de la justice.

  • En 2004, le SCC a accru sa capacité d'offrir des services de médiation entre la victime et le délinquant à l'échelle nationale grâce au programme Possibilités de justice réparatrice, offert en plus des services fournis uniquement dans la région du Pacifique depuis le début des années 1990. Dans le cadre de ce programme, les victimes peuvent poser des questions, obtenir de l'information, décrire au délinquant les conséquences que le crime a eues sur leur vie et trouver des façons de réparer - dans la mesure du possible - les torts causés par les actes du délinquant.

  • Le SCC étudie aussi les processus de justice réparatrice et préconise leur application en milieu carcéral et dans la collectivité, pendant la libération conditionnelle, en appuyant des projets pilotes et des initiatives qui contribuent à leur mise en œuvre en milieu correctionnel.

  • Les principes et les valeurs de la justice réparatrice figurent dans plusieurs valeurs fondamentales du SCC, qui mettent l'accent sur la dignité, le respect et le potentiel de la personne et qui reconnaissent l'importance des liens et des partenariats avec la collectivité. Grâce aux activités mises en œuvre par la Division de la justice réparatrice du SCC et au travail connexe accompli par d'autres directions et secteurs ainsi que par les régions, le SCC est devenu un chef de file et un partenaire important dans le domaine de la justice réparatrice.

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