Congrès du travail du Canada

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09 sept. 2005 14h36 HE

Prix du pétrole et du gaz : le Canada doit avoir un plan

Attention: Affectateur, Rédacteur financier , Directeur général et de l'information, Rédacteur à l'international, Rédacteur aux affaires politiques et gouvernementales OTTAWA--(CCNMatthews - 9 sept. 2005) - Le Congrès du travail du Canada incite le gouvernement fédéral à dresser un plan d'action clair pour aider les familles travailleuses à faire face aux effets des prix élevés de l'énergie - et maintenir la croissance économique du pays.

« Les Canadiens et Canadiennes ont besoin d'un plan : les prix élevés de l'énergie font mal et personne ne veut voir l'activité économique ralentir de façon marquée pendant le reste de l'année », déclare Ken Georgetti, président du Congrès du travail du Canada, qui a en outre exprimé sa déception que la Banque du Canada ait majoré les taux d'intérêt mercredi.

M. Georgetti propose que le gouvernement fédéral impose une taxe temporaire sur les profits excédentaires de l'industrie du pétrole et du gaz pour une année et en emploie les recettes pour réduire les taxes fédérales sur les achats d'énergie à la consommation, qu'il hausse les crédits pour la TPS des familles à faible revenu et qu'il accroisse l'investissement dans les transports en commun et les énergies renouvelables.

Les prix de l'énergie, avec un impact sur les consommateurs et consommatrices, montaient déjà en flèche avant que les effets de l'ouragan Katrina ne se fassent sentir. En juillet, ils étaient 9 % plus élevés que l'année passée. Les répercussions de l'ouragan Katrina sur les prix de l'essence, du gaz naturel et du mazout ont été radicales, et personne ne prévoit que les prix ne reviennent de sitôt même au niveau du mois dernier. Outre les prix exorbitants de l'essence, les familles devront payer des prix beaucoup plus élevés pour le gaz naturel et le mazout l'hiver prochain. Les prix du gaz naturel pourraient fort bien doubler par rapport à ce qu'ils étaient il y a un an, ce qui ferait augmenter les factures de chauffage de façon dramatique.

« Évidemment, partout au pays, au cours des prochains mois, cela aura un effet négatif considérable sur le niveau de vie des familles travailleuses et des personnes retraitées, et particulièrement ceux et celles qui ont de bas revenus. Ce qui réduira l'activité de bien des secteurs de l'économie, tels que le tourisme et la vente au détail », dit M. Georgetti.

De plus, la hausse des prix de l'énergie accroîtra les coûts du secteur manufacturier déjà mal-en-point qui doit s'adapter en outre à l'appréciation du dollar canadien.

Entre temps, l'essor des prix de l'énergie stimule massivement l'industrie du pétrole et du gaz. Même avant le passage de l'ouragan Katrina, les bénéfices d'exploitation avaient presque doublé chaque année depuis le milieu de 2002, pour atteindre 12 milliards de dollars. La valeur des actions en bourse des entreprises énergétiques, calculée dans la composante énergie de l'indice S&P/TSX, a augmenté de 50 % cette année.

« Il est temps de partager à la fois les inconvénients et les avantages de la hausse foudroyante des prix de l'énergie », affirme M. Georgetti.

Le Congrès du travail du Canada, voix nationale du mouvement syndical, représente 3 millions de travailleuses et travailleurs canadiens. Le CTC réunit les syndicats nationaux et internationaux du Canada, les fédérations provinciales et territoriales du travail et 137 conseils du travail régionaux. Site web : www.congresdutravail.ca /Renseignements: Jean Wolff, (613) 526-7431 et (613) 878-6040/ IN: ÉCONOMIE, FINANCE, TRAVAIL, POLITIQUE, SOCIAL

Renseignements

  • Jeff Atkinson, Service des Communications, Congrès du travail du Canada
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