Deloitte

Deloitte

19 mars 2009 08h00 HE

Quatre cadres mondiaux sur dix hésiteraient a signaler un incident important de corruption aux autorités

Le Canada en fait-il assez?

TORONTO, ONTARIO--(Marketwire - 19 mars 2009) - Lors d'un sondage mené par Deloitte auprès de 329 cadres répartis à travers le monde, 41 % des répondants ont affirmé que si un incident majeur de corruption était découvert, la haute direction devrait enquêter et régler les problèmes à l'interne ou attendre de voir les conséquences, au lieu de les signaler volontairement aux autorités.

En outre, selon le sondage intitulé Fortifying Anti-Corruption in Today's Corporation (Renforcer la lutte contre la corruption dans le monde actuel des affaires), malgré les divergences d'opinions concernant les informations à fournir, la vaste majorité des répondants (93 %) étaient d'avis qu'une enquête interne devrait être menée en cas d'incident majeur, et 75 % appuyaient une politique de tolérance zéro assortie de mesures disciplinaires vigoureuses, y compris le congédiement des auteurs d'actes de corruption.

" La législation anticorruption au Canada est différente de celle d'autres pays comme les Etats-Unis, car elle ne prévoit aucun processus administratif qui permette de sanctionner les infractions d'une façon autre qu'en vertu du code criminel ", explique Peter Dent, leader national de la pratique Juricomptabilité et services-conseils en cas de litige de Deloitte au Canada. " Les répondants canadiens ne trouvent pas aussi inquiétante la menace de poursuites que les répondants d'autres pays. Il en est ainsi, car on n'a encore porté aucune accusation en vertu de la législation canadienne " dit-il.

Le sondage révélait aussi le rôle croissant de la vérification interne dans la lutte anticorruption. Lorsqu'on leur a demandé de choisir au plus trois sources susceptibles d'inciter leur entreprise à modifier leur programme de lutte contre la corruption, 57 % des répondants ont mentionné les recommandations des vérificateurs internes, tandis que 80 % ont déclaré que les vérifications internes et de conformité constituaient l'un des meilleurs moyens de mesurer l'efficacité d'un programme. De plus, 47 % des répondants ont affirmé que l'intégration d'un programme de lutte dans leur système de vérification interne aiderait à déceler et à prévenir la corruption. Enfin, 33 % de plus ont indiqué que cela était déjà fait.

Voici ce que le sondage a aussi permis de constater :

- De nombreuses entreprises prendraient des mesures pour atténuer les risques propres à certaines régions ou industries. Même si la majorité des répondants signalent que leurs entreprises prennent des mesures adéquates pour gérer les risques de corruption dans les régions où elles font affaire (67 %) et dans leur industrie (72 %), 32 % préféreraient voir une augmentation des montants affectés aux programmes anticorruption. Point clé : Malgré les progrès réalisés dans la lutte contre la corruption, les entreprises pourraient en faire plus pour en atténuer les risques.

- L'intégration dans la culture locale et l'augmentation du chiffre d'affaires sont les principaux motifs qui incitent les cadres à verser des pots-de-vin. En ce qui concerne les principaux motifs susceptibles d'inciter des cadres à payer des pots-de-vin dans leur industrie, les options ayant recueilli le plus de votes étaient l'intégration dans la culture d'entreprise locale (33 %) et l'obtention de mandats additionnels (40 %). Point clé : Il est dans la nature humaine d'être tenté d'accommoder son sens moral à la situation.

- Les programmes de lutte contre la corruption ne sont pas utilisés systématiquement à travers le monde. En dépit de risques inhérents, certaines entreprises n'ont encore aucun programme anticorruption. Le pourcentage de dirigeants d'entreprise qui ont avoué ne pas avoir un tel programme était de 18,2 % au Moyen-Orient et en Afrique, 15,8 % en Europe de l'Est, 9,1 % en Asie-Pacifique, 8 % dans les marchés émergents et 7,7 % aux Etats-Unis. Point clé : Les multinationales qui envisagent des transactions ou des partenariats transfrontaliers devraient prévoir un examen de leurs programmes anticorruption lors de leur vérification diligente.

- La direction devrait donner le ton de la politique de lutte contre la corruption. Lorsqu'on leur a demandé à qui ils s'adresseraient d'abord pour savoir comment régler un incident de corruption, 39 % des répondants ont mentionné la haute direction; 24 %, les chefs des services juridiques; et 21 %, les agents de conformité. Par ailleurs, 61 % ont déclaré que la meilleure stratégie pour le chef de la direction serait d'indiquer clairement qu'il prend le problème au sérieux et de s'engager personnellement dans les efforts de lutte. Point clé : Les cadres s'attendent à ce que le chef de la direction fasse preuve d'un leadership engagé à cet égard.

Le sondage

Deloitte a demandé à l'Economist Intelligence Unit de réaliser un sondage sur la corruption auprès de professionnels de la gestion en général, des finances, de la stratégie et du développement des affaires répartis à travers le monde. Le sondage, mené du 25 juin au 4 août 2008, a pris la forme d'un questionnaire en ligne. Les 329 répondants faisaient partie du groupe international de cadres assemblé par l'Economist Intelligence Unit.

Parmi les cadres qui ont participé au sondage, 46 % faisaient partie du conseil d'administration ou de la haute direction et 50 % étaient des gestionnaires. Les répondants provenaient surtout du secteur des services financiers (19 %), du domaine de l'informatique et de la technologie (11 %) et du secteur manufacturier (9 %).

Voici la répartition du chiffre d'affaires total des entreprises représentées, en dollars américains : plus de 10 milliards de dollars (35 %); entre 5 et 10 milliards de dollars (14 %); entre 1 et 5 milliards de dollars (28 %); entre 500 millions et 1 milliard de dollars (23 %). Parmi les répondants, 30 % étaient situés en Asie-Pacifique, 28 % en Amérique du Nord, 25 % en Europe de l'Ouest, 7 % au Moyen-Orient et en Afrique, 6 % en Europe de l'Est et 4 % en Amérique latine.

A propos de Deloitte

Deloitte, un des cabinets de services professionnels les plus importants au Canada, offre des services dans les domaines de la certification, de la fiscalité, de la consultation et des conseils financiers grâce à un effectif de plus de 7 700 personnes réparties dans 57 bureaux. Au Québec, Deloitte exerce ses activités sous l'appellation Samson Bélair/Deloitte & Touche s.e.n.c.r.l. Deloitte est le cabinet membre canadien de Deloitte Touche Tohmatsu. La marque Deloitte représente une ou plusieurs entités de Deloitte Touche Tohmatsu, une Verein (association) suisse, et son réseau de cabinets membres, chacun constituant une entité juridique distincte et indépendante. Veuillez consulter la page www.deloitte.ca/about pour obtenir la description détaillée de la structure juridique de Deloitte Touche Tohmatsu et de ses cabinets membres.

Renseignements