Congrès du travail du Canada

Congrès du travail du Canada

02 mars 2007 08h00 HE

Rappel-Congrès du travail du Canada/C-257 : Les familles travailleuses veulent leurs députés de leur côté

OTTAWA, ONTARIO--(CCNMatthews - 2 mars 2007) - Les députées et députés fédéraux voteront le 21 mars, en troisième lecture, sur le projet de loi C-257 qui rendrait illégal que les employeurs engagent du personnel de remplacement pendant que leurs employés ou employées sont en lockout ou en grève. Selon le Congrès du travail du Canada, les rapports médiatiques annonçant la défaite de ce projet de loi sont prématurés.

"Nous nous attendons encore à ce que ce soit un vote libre. Nous nous attendons encore que la majorité des députées et députés voteront oui à ce projet de loi parce qu'ils écouteront leur coeur et les voix de la majorité de leurs commettants et commettantes qui sont des salariés", dit Ken Georgetti, président du Congrès du travail du Canada.

Les rapports médiatiques reflètent les résultats obtenus par l'intense campagne de peur menée par les milieux d'affaires. Cette campagne porte sur le maintien des "services essentiels" pendant les conflits de travail. Les services essentiels sont déjà protégés par tant le Code canadien du travail que d'autres lois qui portent expressément sur les services publics fédéraux. L'adoption du projet de loi C-257 ne réduira nullement ces protections. Ces protections sont enchâssées à l'article 87.4 du Code canadien du travail. Elles sont en vigueur et elles le resteront.

Les parties doivent se mettre d'accord sur le maintien des services essentiels avec l'approbation du Conseil canadien des relations industrielles (CCRI), avant tout arrêt de travail. Dans ses décisions, le CCRI a confirmé sept fois au cours des six dernières années que l'article 87.4 est une mesure de maintien des services essentiels.

Pendant son examen du projet de loi C-257, le Comité permanent des ressources humaines, du développement social et de la condition des personnes handicapées (HUMA) a entendu de nombreux témoins : 13 représentant des syndicats, 32 représentant des employeurs et différents experts techniques. Ce qui ressort de l'audience, ce sont les nombreux arguments irrationnels que les milieux d'affaires avancent pour confondre et faire peur aux députées et députés.

"Nous ne doutons pas que beaucoup de députées et députés fédéraux ont reçu à leur bureau d'Ottawa des visites, des lettres et des coups de fil des lobbyistes des milieux d'affaires. Cependant, au cours des deux prochaines semaines, les députées et députés seront chez eux dans leur circonscription où ils entendront les voix de ceux et celles qui votent".

"Les Canadiens et les Canadiennes veulent l'équilibre et l'équité dans les relations de travail que le projet de loi C-257 apportera au Code canadien du travail. C'est pourquoi une forte majorité des députées et députés ont appuyé ce projet de loi il y a quatre mois. Nous nous attendons à ce qu'ils et elles en fassent autant dans 20 jours. Les familles travailleuses dans leurs circonscriptions leur demande de rester de leur côté", conclut Georgetti.

Le Congrès du travail du Canada, voix nationale du mouvement syndical, représente 3,2 millions de travailleuses et travailleurs canadiens. Le CTC réunit les syndicats nationaux et internationaux du Canada, les fédérations provinciales et territoriales du travail et 136 conseils du travail régionaux. Site web : www.congresdutravail.ca

Renseignements

  • Congrès du travail du Canada
    Jean Wolff
    613-526-7431 et 613-878-6040