Congrès du travail du Canada

Congrès du travail du Canada

18 août 2007 09h00 HE

RAPPEL : Le PSP n'a rien à voir avec les familles travailleuses

Le Congrès du travail du Canada obtient des documents en vertu de la Loi sur l'accès à l'information

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 18 août 2007) - Le Congrès du travail du Canada veut que les travailleurs et les travailleuses communiquent par téléphone avec leur députée ou député fédéral et exigent que le gouvernement cesse de participer au Partenariat pour la sécurité et la prospérité (PSP), qui remanie les relations commerciales continentales selon des considérations de sécurité. Barbara Byers, vice-présidente du Congrès du travail du Canada, les y appellera pendant un rassemblement qui aura lieu sur la colline parlementaire dimanche.

"Nous disposons de preuves que le PSP est une initiative entièrement attribuable aux PDG du Canada qui gagnent le plus et à leurs équivalents des Etats-Unis et du Mexique. Il n'a rien à voir avec le rehaussement du niveau de vie des familles travailleuses ni la promotion de démocraties plus fortes ", dit madame Byers en montrant une pile de documents obtenus par le Congrès du travail du Canada en vertu de la Loi sur l'accès à l'information.

"Si le but était vraiment d'améliorer l'ALENA dans notre intérêt à tous, nous pourrions tous participer au processus. Or, toutes les négociations se déroulent en secret ", précise madame Byers.

Le Partenariat pour la sécurité et la prospérité, souvent qualifié d'ALENA livré au dopage, sera le principal sujet de la réunion de la semaine prochaine entre les chefs d'Etat des trois pays signataires de l'Accord de libre-échange nord-américain : le Canada, les Etats-Unis et le Mexique.

L'ordre du jour du sommet de Montebello entre ces chefs comprendra une séance de pressions politiques avec un groupe de PDG du Canada, des Etats-Unis et du Mexique triés sur le volet. Les dix personnes choisies pour s'exprimer au nom du Canada pendant cette séance l'ont été dans une liste fournie par les groupes de pression représentant les hommes d'affaires les plus grassement rémunérés du pays. Cette " équipe Canada " du sommet comprendra les dirigeants de la Financière Manuvie, de la Power Corporation, de Ganong, de Suncor Energy, du Canadien National, de Linamar, de Bell Canada, de la Canfor Corporation, de Home Depot et de la Banque de Nouvelle-Ecosse.

"Ils ne s'expriment pas au nom du Canada. Les Canadiens et les Canadiennes ne savent même pas qui ils sont. Les actionnaires de leurs entreprises ne les ont pas chargés de les représenter. Ils ne représentent donc qu'eux-mêmes. Des intérêts privés tenant des discussions en privé avec des autorités publiques au sujet de leurs propres affaires, c'est ça le lobbying. Le premier ministre voudra peut-être lire sa propre Loi fédérale sur la responsabilité avant de permettre que cette réunion ait lieu", déclare madame Byers.

Madame Byers dit que le gouvernement fédéral doit comprendre que s'il veut conclure de nouveaux accords commerciaux, il doit le faire ouvertement, en permettant aux Canadiens et Canadiennes de voir ce qui se passe et d'avoir leur mot à dire. Les discussions tenues derrière les mesures de sécurité les plus rigoureuses et dans le secret absolu et auxquelles ne participent que quelques-uns des membres les plus riches des groupes d'intérêts sont vouées à l'échec.

"Vous rappelez-vous l'Accord multilatéral sur l'investissement (AMI) et la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA)? Ils ont volé en éclats dès que les gens ont découvert ce qui se passait vraiment. Le même sort sera réservé au PSP s'il n'est pas ouvert", a-t-elle indiqué.

Madame Byers dit que tant que les grands intérêts patronaux et leurs amis du secteur public n'auront pas appris leur leçon, les sommets tels que le prochain qui aura lieu entre le premier ministre et les deux présidents constitueront un insultant gaspillage des fonds des contribuables.

"Nos fonds durement gagnés servent à nous exclure de la procédure de prise de décision sur les politiques publiques. " Madame Byers ajoute que les Canadiens et les Canadiennes sont indignés par les deux poids, deux mesures manifestées par le petit groupe d'élite des PDG qui obtiennent l'accès au sommet alors que tous les autres doivent se tenir derrière des clôtures et des barrages policiers.

"C'est pour cela que nous demandons aux gens de communiquer par téléphone avec leurs députés fédéraux et d'insister pour qu'il soit mis fin à notre participation au PSP dès leur retour au travail à Ottawa", conclut madame Byers.

Le Congrès du travail du Canada, voix nationale du mouvement syndical, représente 3,2 millions de travailleuses et travailleurs canadiens. Le CTC réunit les syndicats nationaux et internationaux du Canada, les fédérations provinciales et territoriales du travail et 136 conseils du travail régionaux. Site web : www.congresdutravail.ca

Renseignements

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