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28 nov. 2011 06h00 HE

Rapport de Deloitte : les sociétés minières canadiennes se heurtent à des difficultés mondiales qui s'intensifient

MONTRÉAL, QUEBEC--(Marketwire - 28 nov. 2011) - L'évolution des tendances sociales, économiques et politiques forcent les sociétés minières du Canada et de l'étranger à intégrer des scénarios plus complexes à leur planification stratégique, selon un nouveau rapport de Deloitte Touche Tohmatsu Limited. Rendu public aujourd'hui, le rapport - intitulé À l'affut des tendances de 2012 - fournit une analyse des dix principales tendances qui devraient avoir une incidence accélérée sur le secteur minier au cours de l'année à venir.

« L'époque où les fluctuations des produits de base intéressaient seulement quelques analystes spécialisés est bel et bien révolue, a déclaré Glenn Ives, leader du secteur minier des Amériques, chez Deloitte Canada. Au moment où l'industrialisation s'accélère dans de nombreux pays dont les populations aspirent à un niveau de vie supérieur, l'industrie minière est appelée à jouer un rôle plus visible sur la scène mondiale. Or, cette visibilité accrue s'accompagne de plus grandes responsabilités. »

« Le secteur minier fait face à la convergence de multiples forces partout dans le monde, a affirmé Martin Granger, leader du secteur minier du bureau de Montréal de Deloitte. Aux prises avec une inflation des coûts qui s'accentue, une volatilité sans précédent des prix des produits, une réglementation qui se resserre et des pénuries de main d'œuvre qui s'intensifient, les dirigeants des sociétés minières doivent être prêts à rechercher des solutions non conventionnelles. »

Voici les dix principales tendances dont le rapport fait état :

  1. Coûts d'exploitation - Tout ce qui monte ne redescend pas nécessairement. Désireuses de profiter des sommets historiques qu'atteignent les prix des produits de base, l'accélération de la production est devenue un véritable mantra pour la plupart des sociétés minières, et les coûts sont à la hausse partout dans le monde. Le rapport offre des stratégies pour contrôler les coûts : comprendre les facteurs qui déterminent les coûts, resserrer la gestion des projets d'immobilisations, améliorer l'efficacité énergétique, stabiliser les approvisionnements et dépenser pour épargner.

  2. Le chaos des prix des produits de base - Pas de stabilité possible sans transparence. Les prix des produits de base resteront-ils élevés pour de bon, ou sommes-nous plutôt au point culminant d'une bulle spéculative sur le point d'éclater? Malheureusement, nous sommes cruellement à court d'indicateurs qui permettraient de répondre à cette question de manière incontestable. Prendre des décisions éclairées dans un contexte aussi flou exige une capacité prévisionnelle qui fait défaut à bien des entreprises.

  3. Protéger ses bénéfices - Le secteur minier dans la mire du fisc. Les autorités ne se contentent plus d'adopter de nouvelles lois pour accroître leurs recettes fiscales. Pour maximiser le rendement de l'investisseur et gérer l'incertitude politique, les entreprises doivent recourir systématiquement à des modèles financiers lorsqu'elles choisissent les territoires où elles investiront et doivent s'engager afin de pouvoir influer sur les politiques publiques.

  4. Agitation du milieu - Pour une responsabilité sociale accrue des entreprises. Les acteurs de l'industrie sont confrontés à une poussée de l'activisme. Pour répondre aux exigences d'un vaste éventail d'intervenants, les sociétés minières devront intégrer leurs stratégies de responsabilité sociale axées sur le risque et se doter d'indicateurs de rendement clés. Elles devront de plus mettre autant de diligence à effectuer le suivi de ces indicateurs qu'elles en mettent à suivre leur production.

  5. Problèmes de main d'œuvre - Rétablir un équilibre délicat. Le capital humain disponible est tout simplement insuffisant pour que se matérialise la croissance prévue par les sociétés minières. Chaque année qui passe, le déficit de compétences semble s'étendre à un éventail plus large de fonctions. Pour trouver des travailleurs motivés, les entreprises peuvent prendre des mesures telles que : planifier la main-d'œuvre de manière plus scientifique, mettre en place une formation polyvalente à l'échelle de l'industrie et se doter d'une culture mondiale.

  6. Les aléas des projets d'immobilisations - Un risque qui augmente au même rythme que l'écart entre l'offre et la demande. Les produits de base continuant de fluctuer dans le secteur minier, l'écart entre l'offre et la demande s'élargit, et le nombre de projets d'immobilisations grimpent à l'échelle planétaire. Les sociétés minières doivent maintenant se concentrer sur la gestion des risques qui, s'ils se concrétisaient, les empêcheraient d'atteindre leurs objectifs de production constants.

  7. Financement non conventionnel - À financement nouveau, niveau de connaissances supérieur. Malgré leur position de trésorerie avantageuse, les sociétés minières ont du mal à mobiliser suffisamment de capitaux pour financer leur croissance. Pour connaître du succès, elles doivent absolument établir les liens dont elles ont besoin pour accéder aux marchés étrangers et en venir à une meilleure compréhension de ces régions.

  8. Toujours plus gros - Quand diversification rime avec multiplication des risques. L'accès compliqué aux gisements, la diminution de la teneur des minerais, la montée en flèche de la demande mondiale et les prix élevés des produits de base se sont conjugués pour rehausser l'appétit des sociétés minières pour le risque géographique et économique. Pourtant, peu d'entreprises possèdent à l'interne les compétences requises pour transformer dynamiquement en croissance d'imposants portefeuilles de projets d'immobilisations ou pour assurer l'exploitation de leurs propriétés dans des régions qu'elles connaissent mal.

  9. La volatilité est la nouvelle norme - Prévoir l'imprévisible. Même si les « cygnes noirs » sont, par définition, hautement improbables et donc, particulièrement difficiles à prévoir, ils ont des incidences importantes et se retrouvent de plus en plus souvent à l'ordre du jour des réunions des dirigeants des grandes entreprises. Se préparer à ce genre de surprise complètement inattendue exige une créativité supérieure à celle que les sociétés minières sont habituées d'exercer.

  10. La course à la réglementation la plus stricte - La loi du plus fort. Les autorités nationales partout dans le monde ont enrichi leur arsenal d'initiatives réglementaires, et l'industrie minière figure dans la mire d'un bon nombre d'entre elles, ce qui accroît les besoins des sociétés minières de revoir leurs procédures de conformité à la réglementation.

Pour visualiser le rapport, visitez www.deloitte.com/ca/tendances-minieres.

À propos de Deloitte

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Renseignements

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