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07 févr. 2014 08h00 HE

Rapport du Service des études économiques de BMO sur l'agriculture : les éleveurs de bétail canadiens sont voués à une solide croissance en 2014

- De meilleures conditions de croissance ont produit une nette diminution des prix de l'alimentation animale

- Les prix des porcs et des bovins devraient rester élevés en 2014 et favoriser les marges des producteurs

MONTRÉAL, QUÉBEC--(Marketwired - 7 fév. 2014) - Selon un rapport sur l'agriculture publié par le Service des études économiques de BMO aujourd'hui, l'industrie canadienne de l'élevage profitera de divers facteurs cette année, notamment du fléchissement des prix de l'alimentation animale, du recul du huard et du regain attendu de l'activité économique des deux côtés de la frontière.

« Entre la crise de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), la fluctuation des prix de l'alimentation animale, la récession mondiale et l'appréciation à long terme du huard, les éleveurs de porcs et de bovins canadiens ont été confrontés à presque tous les défis inimaginables au cours de la dernière décennie », a rappelé Aaron Goertzen, économiste, BMO Marchés des capitaux. « Heureusement, nous assistons enfin à un retour du balancier et l'industrie est désormais positionnée pour une reprise tant attendue des marges de profit et de la rentabilité ».

Conditions de croissance et prix du bétail

  • Selon le Service des études économiques de BMO, de meilleures conditions de croissance aux États-Unis et une récolte exceptionnelle au Canada ont produit une forte baisse des prix de l'alimentation animale et procuré aux éleveurs la hausse de marges dont ils avaient tant besoin.
  • Les éleveurs de bétail peuvent par ailleurs probablement s'attendre à un autre repli des prix du soja car les agriculteurs consacrent une plus grande superficie de leurs terres à cette culture.
  • Les réserves d'autres plantes fourragères, comme le maïs, sont maintenant relativement bonnes, ce qui devrait éviter une hausse excessive des prix de ces récoltes à l'heure où les agriculteurs détournent une partie de leurs terres au profit du soja.
  • Les prix des aliments pour bétail ont chuté du tiers environ au cours de la dernière année (en Ontario, les prix du maïs ont reculé de 35 pour cent et ceux de l'orge ont fléchi de 28 pour cent en Alberta), favorisant une hausse des résultats nets des éleveurs de bétail.

Cheptel

« Le secteur du bétail, et de l'agriculture en général, est un moteur important de l'économie canadienne », a déclaré David Rinneard, vice-président, Agriculture et agroalimentaire, BMO Banque de Montréal. « Selon nos entretiens avec nos clients, nous nous attendons à ce que 2014 soit meilleure pour les éleveurs de bétail. Les marges se stabilisant à un niveau plus favorable qu'au cours des dernières années, nous croyons que les éleveurs devraient tirer de meilleurs rendements de leurs élevages ».

  • Bien que les cheptels aient diminué substantiellement depuis le milieu des années 2000, l'environnement sectoriel plus favorable incite maintenant les producteurs à reprendre de l'expansion, ce qui induit une pression à la hausse sur les prix du bétail alors que les animaux sont détenus aux fins de reproduction.

Effets de la dépréciation du huard

  • Le repli du dollar canadien a contribué à élargir les marges de profits des producteurs. « Comme on s'attend à ce que le huard se stabilise autour de 0,87 à 0,95 ¢ US jusqu'à la fin de 2015, la devise devrait continuer à peser moins lourd sur les revenus qu'au cours des dernières années », a ajouté M. Goertzen.

  • Les éleveurs de bétail devraient aussi profiter d'une croissance économique plus robuste en Amérique du Nord, alors que les vents contraires qui menaçaient l'économie - plus particulièrement aux États-Unis - semblent vouloir s'apaiser.

M. Goertzen a ajouté que les négociations commerciales du Canada ont aussi porté leurs fruits pour les éleveurs de bétail l'an dernier; les responsables canadiens ont annoncé un accord de principe pour la signature d'un accord économique et commercial global, qui ouvrira davantage le marché européen aux produits de bœuf et de porc canadiens. Cet accord ne devrait toutefois pas entrer en vigueur avant 2015 au plus tôt.

Revenu d'exploitation régional par type de ferme en 2012

Type de ferme Canada Atlantique Québec Ontario Manitoba Sask. Alberta C.-B.
Élevage de bœuf 12,4
milliards $
116,7
millions $
957,6
millions $
1,7
milliard $
771,6
millions $
1,4
milliard $
6,8
milliards $
504,5
milliards $
Porcheries 4,7
milliards $
69,9
millions $
1,9
milliard $
1,3
milliard $
976,4
millions $
151,5
millions $
262,3
millions $
76,7
millions $

BMO et le secteur agricole

Les liens de BMO avec le secteur agricole canadien remontent à 1817, lorsque la Banque a commencé à travailler avec les agriculteurs pour soutenir et développer l'industrie agricole, qui est devenue un moteur important de l'économie canadienne. Aujourd'hui, BMO offre des solutions de crédit et de dépôt sur mesure aux propriétaires d'entreprises agricoles du Canada, qui représentent le plus important secteur de base de la clientèle d'entreprises de la Banque.

À propos de BMO Groupe financier

Fondé en 1817 sous le nom de Banque de Montréal, BMO Groupe financier est une société nord-américaine de services financiers hautement diversifiés. Fort d'un actif totalisant 537 milliards de dollars au 31 octobre 2013, et d'un effectif de plus de 45 000 employés, BMO Groupe financier offre une vaste gamme de produits et de solutions dans les domaines des services bancaires personnels et commerciaux, de la gestion de patrimoine et des services bancaires d'investissement.

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