Ministère de la Justice Canada

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16 mai 2014 12h18 HE

Réponse du gouvernement à l'Aperçu opérationnel national de la GRC sur les femmes autochtones disparues et assassinées

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwired - 16 mai 2014) - Ministère de la Justice Canada

Le ministre de la Justice et procureur général du Canada, Peter MacKay, a formulé la déclaration suivante au sujet de l'Aperçu opérationnel de la GRC sur les femmes autochtones disparues et assassinées, qui a été rendu public aujourd'hui :

« Au nom du gouvernement, j'aimerais remercier la GRC d'avoir mené cette étude exhaustive. Nous sommes tous d'accord pour dire que la disparition d'une personne est une disparition de trop. Tous les Canadiens s'attendent à ce que la GRC continue d'enquêter sur chaque cas de personne disparue avec toutes les ressources et toutes les capacités dont elle dispose. Cela comprend tous les cas qui pourraient avoir été découverts en compilant ce rapport.

Pendant trop longtemps, la voix des victimes a été ignorée alors que le système était trop axé sur celle des criminels. Les conclusions de la GRC sont claires, et elles fournissent d'importantes données sur la façon dont ceux qui ont perpétré ces crimes haineux ont abusé de leurs victimes. Selon les renseignements compilés, 62 pour cent des homicides de femmes autochtones ont été commis par un membre de la famille qui avait déjà agressé la victime par le passé, 40 pour cent des femmes autochtones ont été tuées à la suite d'une querelle avec leur meurtrier et 44 pour cent de ceux qui ont tué une femme autochtone avaient consommé des substances intoxicantes avant de commettre le crime. En comparaison, les auteurs d'homicides de femmes non autochtones étaient moins susceptibles d'avoir des antécédents de violence familiale avec leur victime, moins susceptibles d'avoir un dossier criminel et moins susceptibles d'avoir consommé des substances intoxicantes avant de perpétrer leur crime.

J'ai été encouragé par le fait que 9 homicides sur 10 ont été résolus par la police et que le taux de résolution soit le même que la victime soit une femme autochtone ou non autochtone. Bien que le taux de résolution ait été beaucoup plus faible en ce qui a trait aux travailleuses du sexe, encore une fois, aucune variation significative n'a été observée en fonction du fait que la victime ait été autochtone ou non.

Cette étude exhaustive aidera à orienter davantage les mesures que prend le gouvernement relativement à nos efforts en vue d'assurer la sécurité de nos rues et de nos communautés. Quelque 40 études ont déjà été effectuées au fil des ans sur la question des femmes autochtones assassinées et disparues. Nous devons continuer à prendre des mesures concrètes maintenant, et non seulement continuer à étudier la question. La collecte de renseignements et les discussions peuvent être utiles, mais les enquêtes policières, les nouveaux outils et les nouvelles techniques, de même que les programmes de prévention et d'anticipation, sont ce qui produit des résultats concrets. C'est exactement ce sur quoi nous comptons continuer à nous concentrer.

C'est pourquoi, en 2013, nous nous sommes engagés à verser de nouveaux fonds dans le Programme pour la prévention de la violence familiale, qui soutient des refuges destinés aux femmes, aux enfants et aux familles qui vivent dans des réserves. Ces refuges sont importants pour leur sécurité et leur bien-être en situation de crises liées à la violence familiale.

Cette année, dans le cadre du Plan d'action économique de 2014, nous nous sommes engagés à verser 25 millions de dollars supplémentaires sur cinq ans afin de poursuivre nos efforts visant à régler directement la question des femmes autochtones assassinées et disparues. Nous nous sommes également engagés à verser plus de 8 millions de dollars sur cinq ans pour appuyer la mise au point d'un répertoire national de données génétiques sur les personnes disparues.

Nous avons également fait adopter plus de 30 initiatives liées à la justice et à la sécurité publique, notamment des peines plus sévères pour les meurtres, les agressions sexuelles et les enlèvements, en plus d'imposer des peines d'emprisonnement obligatoires pour les crimes les plus graves. De plus, l'année dernière, nous avons fait adopter une loi historique qui a donné aux femmes autochtones qui vivent dans les réserves les mêmes droits matrimoniaux que ceux dont jouissent tous les Canadiens, dont l'accès à des ordonnances de protection en cas de situation violente.

Nous continuerons à travailler en vue de renforcer l'image du Canada en tant que pays où ceux qui enfreignent la loi sont punis pour leurs actions, où les sanctions correspondent à la gravité des crimes commis et où la voix des victimes est entendue et respectée. »

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Renseignements

  • Paloma Aguilar
    Attachée de presse
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    Relations avec les médias
    Ministère de la Justice
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