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06 avr. 2016 11h00 HE

Résultats de la première étude mondiale sur un nouveau traitement contre l'héroïnomanie

Les résultats du programme SALOME soulignent un besoin urgent pour davantage d'options de traitement, a déclaré le chercheur principal

VANCOUVER, Colombie-Britannique--(Marketwired - 6 avril 2016) - Les résultats de recherches révolutionnaires par le programme SALOME, publiés dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) Psychiatry, montrent que l'héroïnomanie chronique dispose maintenant d'un autre outil de traitement efficace, un médicament hydromorphone agréé contre la douleur.

" Les conclusions des travaux de recherche par le programme SALOME offrent une nouvelle perspective sur la façon dont nous pouvons aider les personne souffrant d'une dépendance à l'héroïne, a déclaré Terry Lake, ministre canadien de la Santé. Tandis que la méthadone et la suboxone sont efficaces chez de nombreuses personnes souffrant d'une dépendance aux opioïdes, il existe un certain nombre de personnes pour lesquels ces traitements ont échoués. L'étude effectuée par SALOME révèle l'existence de traitements alternatifs capables d'aider les personnes qui ne réagissent pas à la méthadone et à la suboxone. Ces travaux de recherche sont extrêmement passionnants et ils pourraient s'avérer très utiles pour aider ceux qui en ont besoin. "

SALOME, acronyme pour " Study to Assess Longer-term Opioid Medication Effectiveness " (Étude de l'efficacité à long terme des médicaments à base d'opioïdes), a déterminé que l'hydromorphone (HDM) était aussi efficace que la diacétylmorphine (héroïne d'ordonnance de qualité pharmaceutique) pour les personnes qui n'ont pas reçu de traitements antérieurs, à base de méthadone ou de suboxone par exemple.

Dirigé par des chercheurs de Providence Health Care (PHC), le Centre for Health Evaluation and Outcome Sciences (CHEOS) de l'hôpital St. Paul et de l'École de santé publique et de santé des populations de la Faculté de médecine de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC), c'est la seule étude clinique de son genre dans le monde.

" Avant SALOME, l'hydromorphone n'avait jamais été évaluée en tant que traitement de substitution de la dépendance aux opioïdes, a commenté le Dr. Eugenia Oviedo-Joekes, chercheur principal pour SALOME. L'hydromorphone est un médicament analgésique agréé, largement disponible. Notre étude montre que l'hydromorphone est aussi efficace que la diacétylmorphine, offrant ainsi une alternative agréée pour traiter les cas graves de troubles liés à l'utilisation d'opioïdes. Fournir des solutions injectables d'opioïdes, sous supervision et dans des cliniques spécialisées, garantit la sécurité des patients et de la communauté, tout en offrant des soins complets. "

Un total de 202 participants de Vancouver ont été inscrits à des essais contrôlés à double insu avec répartition au hasard pour recevoir soit de l'hydromorphone injectable, soit de la diacétylmorphine (DAM) injectable. Les injections de médicament ont été administrées à la clinique Crosstown du PHC, sous la supervision d'une équipe interdisciplinaire composée de médecins, d'infirmières, de travailleurs sociaux et de conseillers.

Principales constatations de la recherche :

  • L'hydromorphone injectable est aussi efficace que la diacétylmorphine injectable pour les usagers d'opioïdes de contrebande, qui ne bénéficient pas actuellement des traitements disponibles (soit environ 10 % de la population estimée dépendante d'opioïdes pas actuellement sous traitement).
  • Les participants à l'étude des deux médicaments ont fait preuve de beaucoup moins de jours d'usage d'héroïne et d'autres opioïdes de contrebande sur une période de six mois (seulement trois à cinq jours par mois), par rapport à un usage illicite d'opioïdes quasi quotidien avant de participer à l'étude.
  • Les participants ont également signalé une réduction importante du nombre de jours d'activités illégales (passant d'une moyenne de 14,1 jours par mois à moins de quatre).
  • Près de 80 % ont poursuivi le traitement après six mois.
  • L'hydromorphone et la diacetylmorphine ne présentent pas de risque quand elles sont administrées dans l'environnement d'une clinique. Sur un total de 88 451 injections, 14 overdoses et 11 crises ont eu lieu ; toutes ont été gérées avec succès dans la clinique. Si ces événements s'étaient produits dans la rue, ils auraient pu être mortels.

" La diacétylmorphine n'étant pas actuellement disponible dans de nombreux pays pour des raisons politiques ou réglementaires, l'hydromorphone présente un avantage important du point de vue juridique, en tant que médicament agréé contre la douleur, a expliqué le Dr Patricia Daly, médecin-hygiéniste en chef de l'hôpital Coastal Health de Vancouver. Tandis que la méthadone et la buprénorphine/naloxone sont efficaces contre l'héroïnomanie et doivent demeurer le traitement de prédilection pour de nombreuses personnes, aucun traitement n'est efficace pour tous les individus. Toute personne souffrant de graves troubles liés à l'utilisation d'opioïdes et non traitée, présente un risque sérieux de maladie grave et de décès prématuré. "

Le programme SALOME a débuté à la fin de 2011 et s'est terminé à la fin de 2015. Il constitue l'étude de suivi du programme North American Opiate Medication Initiative (NAOMI), la première étude clinique en Amérique du Nord de la diacétylmorphine/héroïne sous ordonnance, en tant que médicament de traitement des opioïdes.

L'étude SALOME a reçu un financement des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et de donateurs privés, grâce aux efforts de levée de fonds de la Fondation InnerChange et de la Fondation St. Paul. Providence Health Care a financé les soins cliniques pour les participants pendant l'étude. Le coût de l'étude s'est élevé à 7,4 millions de dollars.

En savoir plus

Pour plus d'informations sur SALOME, y compris des vidéos " derrière la scène " téléchargeables, rendez-vous à l'adresse www.providencehealthcare.org/salome/.

Providence Health Care (PHC) est l'un des plus importants établissements de santé d'allégeance confessionnelle au Canada, gérant 17 établissements de soins de santé dans la région métropolitaine de Vancouver. PHC gère l'un des deux centres universitaires des sciences de la santé des adultes dans la province. Basé en Colombie-Britannique, l'hôpital St. Paul, effectue des recherches de pointe dans plus de 30 spécialités cliniques et concentre ses services sur six " domaines prioritaires " : les risques et les maladies cardio-pulmonaires, le VIH/sida, la santé mentale, les risques et les maladies rénales, les besoins spécialisés dans le domaine du vieillissement et de la santé urbaine. Centre d'excellence pour le VIH/sida. www.providencehealthcare.org.

The Centre for Health Evaluation and Outcome Sciences : Dépendant du Providence Health Care Research Institute (PHCRI) et de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC), le Centre for Health Evaluation and Outcome Sciences (CHEOS) est un centre de recherche collective multidisciplinaire fondé pour rechercher l'excellence grâce à l'évaluation, l'interprétation et la diffusion d'informations et de résultats liés à la santé. CHEOS opère à travers toutes les disciplines de la santé du PHCRI, notamment le vieillissement, la santé cardio-pulmonaire, la santé urbaine, le VIH/sida, la santé mentale et la santé des reins.

L'Université de la Colombie-Britannique (UBC) est l'un des plus importants établissements de recherche et d'enseignement public en Amérique du Nord et s'est toujours classé parmi les 40 meilleures universités du monde. Entourée par la beauté de l'Ouest canadien, c'est un lieu qui inspire des façons de penser nouvelles et innovantes, qui ont contribué à en faire un chef de file national dans des domaines aussi divers que l'apprentissage par le service communautaire, la durabilité et la commercialisation de la recherche. UBC offre un éventail de programmes innovants à plus de 58 000 étudiants et attire 519 millions de dollars par an en financement de recherche de la part du gouvernement, d'organismes à but non lucratif et de l'industrie, par le biais de plus de 8 000 projets et subventions.

Renseignements

  • Pour tout complément d'information :

    Ann Gibbon
    Spécialiste principale des communications – Relations avec les médias
    Providence Health Care
    agibbon@providencehealth.bc.ca
    Téléphone : +1 (604) 682-2344 poste 66987
    Portable : +1 (604) 837-6003