Congrès du travail du Canada

Congrès du travail du Canada

01 mars 2005 07h41 HE

Revenus de retraite : faute d'action, les craintes persistent

Attention: Affectateur, Rédacteur financier , Rédacteur municipal, Directeur général et de l'information, Rédacteur aux affaires politiques et gouvernementales OTTAWA--(CCNMatthews - 1 mars 2005) - Rendu à la date limite de souscription aux REER, le Congrès du travail du Canada publie un document d'analyse sur les régimes de pensions intitulé en anglais "Workplace Pensions: Current Difficulties and Going Forward" (le titre en français sera « Régimes de retraite en milieu de travail : problèmes et propositions »). Le document effectue d'abord un survol de l'état affligeant du débat public sur les pensions au pays malgré le vieillissement de la population, pour ensuite proposer des solutions. L'analyse réitère également l'appel lancé au fédéral de montrer du leadership en cette matière afin de rassurer les travailleuses et travailleurs et citoyens quant à leurs perspectives de retraite.

« Le budget fédéral de la semaine dernière n'a aucunement tenu compte des préoccupations des familles travailleuses quant à la sécurité des revenus à la retraite, commente Ken Georgetti, président du Congrès du travail du Canada. Au lieu de s'attaquer aux vrais problèmes, le gouvernement a choisi de relever les seuils de contribution aux REER, une mesure qui ne profitera qu'à cette poignée de gens dont les revenus sont assez élevés pour mettre de côté 22 000 $ par année. »

Pour le moment, "Workplace Pensions: Current Difficulties and Going Forward" n'est disponible qu'en anglais. Il sera en français à la fin de la semaine sous le titre « Régimes de retraite en milieu de travail : problèmes et propositions ».

Avec ce document "Workplace Pensions: Current Difficulties and Going Forward", le Congrès du travail du Canada veut rouvrir le débat sur les régimes de pension.

L'analyse explique notamment :

• que comme source de revenus de retraite, les REER exposent les souscripteurs à un degré élevé de risque. Nos études constatent la difficulté de prévoir le potentiel de revenu des REER. Les coûts administratifs sont également plus élevés.

• que 80 % des syndiqués disposent d'un régime de pensions en milieu de travail, contre à peine 26 % chez les non-syndiqués.

• qu'autour de 1992, et pour la première fois depuis des décennies, le pourcentage d'employés disposant d'un régime de pensions en milieu de travail a amorcé un recul, passant depuis de 49 % à 44 % en 2002. Au cours de la même période, le pourcentage disposant d'un régime à prestations déterminées chez l'ensemble des travailleuses et travailleurs disposant d'un régime de retraite en milieu de travail a chuté de 90 % à 83 %.

• L'une des leçons des dernières années est qu'il nous faut revoir l'équilibre entre les mesures en milieu de travail et les régimes publics de pensions (Sécurité de la vieillesse et RPC/RRQ) dans la prestation des revenus de retraite.

« Tandis que sondage après sondage révèle que trois personnes sur quatre au Canada s'inquiètent d'avoir assez d'argent pour vivre après la retraite, force est de reconnaître que ce sont-là des réalités auxquelles le budget fédéral n'a pas répondu », d'ajouter M. Georgetti.

Au nombre des idées mises de l'avant par le Congrès du travail du Canada, mentionnons : donner plus de poids à la SV et au RPC/RRQ dans la balance entre pensions publiques et autres sources de revenus de retraite; relever la limite prévue par la Loi de l'impôt sur le revenu quant aux surplus qu'un régime à prestations déterminées peut accumuler; créer une combinaison d'assurance pour les régimes de pensions dans tous les territoires de compétence au Canada (comme il s'en trouve en Ontario à l'heure actuelle); et dans les cas de faillite enfin, accorder aux cotisations à des régimes de retraite et/ou aux déficits actuariels le statut de créanciers garantis.

« Une fois de plus, le Congrès du travail du Canada et ses trois millions de membres réclament du premier ministre la nomination d'un ministre responsable de ces questions, pour prendre enfin l'initiative qui fait si cruellement défaut à l'heure actuelle », de conclure M. Georgetti.

Le Congrès du travail du Canada, voix nationale du mouvement syndical, représente 3 millions de travailleuses et travailleurs canadiens. Le CTC réunit les syndicats nationaux et internationaux du Canada, les fédérations provinciales et territoriales du travail et 137 conseils du travail régionaux. Site Web : www.clc-ctc.ca /Renseignements: Jeff Atkinson, (613) 526-7425 ou (613) 863-1413/ IN: ÉCONOMIE, FINANCE, TRAVAIL, POLITIQUE, SOCIAL

Renseignements

  • Jean Wolff, Directeur, Service des Communications, Congrès du travail du Canada
    Numéro de téléphone: 613-526-7431
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