Rogers Sugar Inc.
TSX : RSI

Rogers Sugar Inc.

01 févr. 2018 16h01 HE

Rogers Sugar Inc. : Résultats du premier trimestre de l'exercice 2018

Hausse des flux de trésorerie disponibles de 2,7 millions de dollars par rapport à la période correspondante de l'exercice précédent

Volume accru pour le secteur du sucre

Acquisition de Decacer permet d'étoffer le portefeuille de produits de sirop d'érable acquis au cours de l'exercice 2017

MONTRÉAL, QUÉBEC--(Marketwired - 1 fév. 2018) - Rogers Sugar Inc. (TSX:RSI)

Au cours du trimestre, Rogers Sugar Inc. (la « Société ») a accru sa capacité d'exploitation et a bonifié son offre de produits de sirop d'érable par voie de l'acquisition d'une autre société d'embouteillage de sirop d'érable, lui permettant de renforcer sa position de chef de file mondial dans le secteur acéricole. Le 18 novembre 2017, la Société a acquis auprès de la famille Levasseur la totalité de 9020-2292 Québec Inc. (« Decacer »), société exploitée sous le nom « Decacer », pour environ 40,0 millions de dollars, outre les ajustements à la clôture d'environ 3,0 millions de dollars. Decacer exploite une usine d'embouteillage à Dégelis, au Québec. Cette acquisition, conjuguée à la précédente visant LBMT, procure à la Société une solide plateforme qui lui permet d'élargir ses activités d'exploitation liées au sirop d'érable et d'augmenter sa gamme de produits, notamment une technologie de déshydratation du sirop d'érable unique en son genre, en plus d'accroître le potentiel de synergies opérationnelles supplémentaires. L'acquisition a été financée au moyen d'un prélèvement sur la facilité de crédit renouvelable existante de 275,0 millions de dollars de la Société, laquelle a par la suite été augmentée de 40,0 millions de dollars, pour atteindre 315,0 millions de dollars le 20 décembre 2017.

Par suite de l'acquisition de LBMT et de Decacer, la Société compte désormais deux secteurs opérationnels : le secteur du sucre et le secteur des produits de l'érable.

Secteur du sucre

Le secteur des produits industriels a affiché un recul d'environ 1 000 tonnes métriques pour le trimestre à l'étude à cause surtout du calendrier des livraisons de sucre, alors que le volume des produits de consommation a augmenté d'environ 300 tonnes métriques pour le trimestre à l'étude par rapport à la période correspondante de l'exercice précédent. En regard de la période correspondante de l'exercice précédent, le volume des produits liquides en fin de période affichait une augmentation d'environ 3 800 tonnes métriques pour le premier trimestre. L'augmentation s'explique par la hausse de la demande de la part de clients existants et par des livraisons de sucre liquide à un acquéreur situé dans l'Ouest canadien de succédanés à base de sirop de maïs à haute teneur en fructose (« SMHTF ») utilisés comme produits de substitution ont été enregistrées pour le premier trimestre au complet de l'exercice 2018 alors que le premier trimestre de l'exercice 2017 ne compte que deux mois de livraisons. Les exportations ont progressé d'environ 2 700 tonnes métriques pour le trimestre à l'étude, en raison du calendrier des livraisons liées au contingent spécifique attribué au Canada par les États-Unis, des livraisons vers le Mexique ainsi que de la hausse des ventes occasionnelles assorties de droits de premier niveau aux États-Unis en regard de la période correspondante de l'exercice précédent.

Compte tenu de l'évaluation à la valeur de marché de tous les instruments financiers dérivés et dérivés incorporés dans des instruments non financiers à la clôture de chaque période de présentation de l'information financière, notre résultat comptable ne donne pas une idée complète des facteurs et des tendances qui influent sur l'entreprise. Comme pour les périodes antérieures, nous avons calculé la marge brute ajustée et le bénéfice ajusté, qui rendent compte de la performance de la Société durant la période visée, sans tenir compte de l'incidence de l'évaluation à la valeur de marché des instruments financiers dérivés et des dérivés incorporés dans des instruments non financiers. Le bénéfice avant les intérêts et la charge d'impôt sur le résultat (« BAII ») du secteur du sucre comprend des profits liés à l'évaluation à la valeur de marché de 4,8 millions de dollars pour le premier trimestre considéré, lesquels n'ont pas été pris en compte pour établir le BAII ajusté et la marge brute ajustée. Se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR » dans le rapport de gestion.

La marge brute ajustée pour le trimestre considéré s'est établie à 31,2 millions de dollars, en regard de 29,1 millions de dollars pour le trimestre correspondant de l'exercice précédent, soit une hausse de 2,1 millions de dollars. La marge brute ajustée comprend des produits hors trésorerie de 1,5 million de dollars tirés du régime de retraite des salariés horaire de l'Alberta, lesquels ont été comptabilisés par suite de l'approbation par l'Alberta Treasury Board and Finance de la modification du régime. Compte non tenu de ces produits hors trésorerie, la marge brute ajustée a augmenté de 0,6 million de dollars en regard de la période correspondante de l'exercice précédent, pour s'établir à 29,7 millions de dollars, en raison surtout de l'accroissement des volumes de ventes, ce qui a été annulé dans une certaine mesure par des charges d'exploitation supplémentaires, comme la hausse des coûts liés à l'énergie résultant de la nouvelle taxe sur le carbone en vigueur en Alberta, l'augmentation des charges de maintenance imputable au calendrier et des honoraires de service-conseil à l'égard des mesures de la réduction des émissions atmosphériques à Taber. Le taux de la marge brute ajustée s'est établi à 179,19 $ la tonne métrique, ou à 170,70 $ la tonne métrique, compte non tenu des produits hors trésorerie tirés du régime de retraite de 8,49 $ la tonne métrique, et, par conséquent, la marge brute ajustée a affiché une baisse de 2,22 $ la tonne métrique en regard de celle du premier trimestre de l'exercice 2017. La baisse est imputable essentiellement aux charges d'exploitation supplémentaires susmentionnées.

Les charges administratives et de vente pour le premier trimestre de l'exercice 2018 ont diminué de 0,3 million de dollars par rapport à la période correspondante de l'exercice précédent, du fait surtout d'une baisse de la charge au titre des avantages du personnel.

Le résultat ajusté des activités d'exploitation pour le premier trimestre s'est établi à 23,8 millions de dollars, en hausse de 2,3 millions de dollars par rapport à la période correspondante de l'exercice précédent. L'accroissement tient surtout aux produits hors trésorerie tirés du régime de retraite, à la hausse des volumes de vente ainsi qu'à la diminution des charges administratives et de vente, ce qui a été contrebalancé en partie par les charges d'exploitation supplémentaires engagées surtout à l'égard de Taber, comme il a été expliqué précédemment.

Secteur des produits de l'érable

Les produits pour le premier trimestre considéré comprennent les produits générés par Decacer depuis son acquisition le 18 novembre 2017.

La marge brute de 7,1 millions de dollars pour le trimestre à l'étude ne rend pas compte de la marge économique qu'a dégagée le secteur des produits de l'érable, puisqu'elle tient compte d'un profit de 1,0 million de dollars au titre de l'évaluation à la valeur de marché des instruments financiers dérivés à l'égard des contrats de change. Le profit lié à l'évaluation à la valeur de marché a été déduit du calcul du BAIIA ajusté et de la marge brute ajustée. Se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR » dans le rapport de gestion.

Outre l'incidence de l'ajustement à la valeur de marché des instruments dérivés, l'acquisition de Decacer par LBMT a entraîné des charges qui ne rendent pas compte de la performance économique liée aux activités d'exploitation de LBMT. De plus, certains éléments hors trésorerie et certaines charges non récurrentes ont eu une incidence défavorable sur le résultat des activités d'exploitation. C'est pourquoi la direction estime que les résultats financiers du secteur des produits de l'érable fournissent une information plus pertinente aux dirigeants, aux investisseurs, aux analystes et aux autres parties intéressées après ajustement au titre des éléments susmentionnés. Se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR » dans le rapport de gestion. Le BAII ajusté du secteur des produits de l'érable s'entend du bénéfice avant les intérêts, la charge d'impôt et la dotation aux amortissements du secteur des produits de l'érable, ajusté afin de tenir compte de l'ajustement total du coût des ventes au titre du secteur visé et des charges non récurrentes.

La marge brute ajustée pour le trimestre à l'étude s'est établie à 6,1 millions de dollars, soit un pourcentage de la marge brute ajustée de 12,4 %. Cependant, le coût des ventes inclut un montant de 0,3 million de dollars imputable à la majoration de la valeur des stocks de produits finis à la date d'acquisition de Decacer. Selon les IFRS, tous les stocks de produits finis à l'acquisition sont évalués en fonction du prix de vente estimatif, déduction faite de la somme des frais de vente et d'une marge raisonnable sur la vente pour l'acquéreur. Cela donne lieu à des marges de vente moins élevées lorsque sont vendus les stocks acquis. Au 30 décembre 2017, les stocks de produits finis existants à la date d'acquisition avaient été complètement écoulés. Compte non tenu de cet ajustement, la marge brute ajustée se serait chiffrée à 6,4 millions de dollars, soit 13,0 % des produits.

Les charges administratives et de vente de 3,2 millions de dollars tiennent compte d'honoraires de service-conseil et d'autres frais de 0,7 million de dollars découlant de l'acquisition de Decacer et de coûts non récurrents de 0,3 million de dollars, lesquels représentent les indemnités de départ comptabilisées jusqu'à ce jour.

Les frais de distribution se sont établis à 0,8 million de dollars pour la période considérée.

Le résultat des activités d'exploitation doit donc être ajusté au titre des éléments suivants :

30 décembre 2017
Résultat des activités d'exploitation 3 041 $
Ajustement total du coût des ventes1) 2) (987 )
Résultat ajusté des activités d'exploitation 2 054
Charges non récurrentes
Coûts d'acquisition engagés 710
Autres éléments non récurrents 254
Produits finis évalués en fonction du prix de vente estimatif, déduction faite des frais de sortie à la date d'acquisition 261
Amortissements 923
BAIIA ajusté de LBMT1) 2) 4 202 $
1) Se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR ».
2) Se reporter aux rubriques « Résultats ajustés » dans la section sur les résultats d'exploitation intermédiaires consolidés résumés non audités et « Information sectorielle » figurant dans le rapport de gestion.

Les autres éléments non récurrents représentent les indemnités de départ comptabilisées jusqu'à ce jour.

Données consolidées

La marge brute ajustée pour le trimestre à l'étude s'est établie à 37,3 millions de dollars contre 29,1 millions de dollars pour la période correspondante de l'exercice précédent. Au cours du trimestre à l'étude, l'apport de LBMT et de Decacer à la marge brute ajustée s'est chiffré à 6,1 millions de dollars. Le reste de la variation positive de la marge brute ajustée est imputable au secteur du sucre et est expliquée précédemment dans la section sur le secteur du sucre.

Le BAII ajusté pour le premier trimestre de l'exercice 2018 s'est chiffré à 25,9 millions de dollars contre 21,5 millions de dollars, en hausse de 4,4 millions de dollars. L'augmentation de la marge brute ajustée de 8,2 millions de dollars a été atténuée par l'accroissement des charges administratives et de vente ainsi que des frais de distribution en regard de la période correspondante, en raison surtout de la quote-part de 4,0 millions de dollars de ces charges et frais imputables à LBMT et à Decacer pour le trimestre à l'étude. De plus, les charges administratives et de vente du secteur des produits de l'érable pour le trimestre à l'étude comprennent des coûts d'acquisition de 0,7 million de dollars engagés relativement à Decacer.

Compte non tenu des coûts d'acquisition, le BAII ajusté s'est établi à 26,6 millions de dollars, soit une hausse de 5,1 millions de dollars par rapport à la période correspondante de l'exercice précédent.

L'acquisition de Decacer a été financée au moyen d'un prélèvement sur la facilité de crédit renouvelable.

Les charges financières nettes ont augmenté de 1,7 million de dollars pour le trimestre à l'étude par rapport à la période correspondante de l'exercice précédent, compte non tenu de l'amortissement du solde transitoire, en raison de l'accroissement des emprunts sur la facilité de crédit renouvelable, de la hausse des taux d'intérêt durant le quatrième trimestre de l'exercice 2017 et des intérêts supplémentaires que LBMT doit verser à la Fédération des producteurs acéricoles du Québec (« FPAQ ») à l'égard des achats de sirop.

Les flux de trésorerie disponibles pour le premier trimestre de 2018 se sont chiffrés à 17,4 millions de dollars comparativement à 14,7 millions de dollars pour la période correspondante de l'exercice précédent, soit une hausse de 2,7 millions de dollars. La hausse s'explique principalement par une augmentation de 3,7 millions de dollars du BAIIA ajusté, déduction faite des produits hors trésorerie de retraite (se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR » du présent rapport de gestion) et par une diminution des impôts payés de 2,8 millions de dollars. Une hausse des intérêts payés de 1,4 million de dollars, une augmentation des dépenses en immobilisations, déduction faite de celles liées à l'excellence d'exploitation de 1,3 million de dollars, et l'accroissement des cotisations aux régimes de retraite de 0,6 million de dollars ont atténué une partie de la variation positive. De plus, au cours du premier trimestre de l'exercice 2017, une somme de 0,4 million de dollars a été reçue à la suite de l'exercice d'options sur actions par des cadres dirigeants alors qu'aucune somme n'a été reçue au cours de la période considérée. Par ailleurs, la Société a versé 0,1 million de dollars en frais de financement différés au cours de la période considérée pour modifier la facilité de crédit renouvelable.

Perspectives

Pour l'exercice 2018, nous nous attendons à ce que le secteur des produits industriels affiche un faible recul, alors que le volume des produits de consommation devrait être similaire à celui de l'exercice 2017.

Le secteur des produits liquides devrait continuer à dégager de solides résultats, puisqu'il profitera d'une certaine croissance attribuable aux clients existants, qu'il récupérera une partie du volume perdu durant l'exercice 2017 et qu'il tirera parti des activités d'approvisionnement visant un embouteilleur de grande envergure de l'Ouest canadien sur un exercice complet. C'est pourquoi nous prévoyons que le volume du secteur des produits liquides dépassera celui de l'exercice 2017 d'environ 10 000 tonnes métriques.

Le volume total des ventes à l'exportation devrait croître d'environ 5 000 tonnes métriques en raison des livraisons additionnelles vers le Mexique et des ventes occasionnelles assorties de droits de premier niveau aux États-Unis.

Dans l'ensemble, nous nous attendons à un accroissement du volume de l'ordre de 10 000 tonnes métriques.

Pour l'exercice 2018, la Société tirera parti des activités d'exploitation de LBMT sur un exercice complet. Comme il a été expliqué dans le prospectus simplifié du 21 juillet 2017, nous prévoyons que le BAIIA ajusté de LBMT (se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR » du présent rapport de gestion) s'établisse à environ 18,4 millions de dollars, du fait d'une amplification du volume de vente et des marges de vente connexes, outre certains gains liés aux efficacités sur le plan de l'exploitation, pour un total d'environ 2,9 millions de dollars. La direction ne s'attend pas à ce que le BAIIA ajusté de LBMT fluctue de manière importante, bien qu'il soit possible qu'il se situe au-dessous des prévisions. Les gains liés à l'intégration qui se rapportent aux synergies opérationnelles à l'intérieur de l'entreprise ont été revus et leur pleine réalisation devrait avoir lieu au cours du deuxième semestre de l'exercice à l'étude, ce qui représente un léger retard par rapport à nos prévisions initiales. Les avantages mercantiles anticipés ont été, dans l'ensemble, positifs, mais on peut constater que la réaction de la concurrence se fait plus forte à l'égard de cette nouvelle croissance du marché. De plus, la direction prévoit des charges non récurrentes de l'ordre de 1,0 million de dollars liées à des indemnités de départ. Pour l'exercice 2019, nous prévoyons d'autres gains liés à l'intégration des activités d'environ 2,1 millions de dollars, qui devraient se matérialiser intégralement d'ici la fin de l'exercice 2019. Par conséquent, le BAIIA ajusté de LBMT pour l'exercice 2019 devrait s'établir à environ 20,5 millions de dollars, sous réserve de la réalisation de tous les gains prévisionnels liés à l'intégration des activités.

Le 20 novembre 2017, la Société a annoncé l'acquisition de Decacer en contrepartie de 40,0 millions de dollars, sous réserve des ajustements postérieurs à la clôture. Le BAIIA ajusté pro forma annuel de Decacer (se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR ») est estimé à 5,1 millions de dollars. Cette acquisition, conjuguée à la précédente visant LBMT, procure à la Société une solide plateforme qui lui permet d'élargir ses activités d'exploitation liées au sirop d'érable et d'augmenter sa gamme de produits, notamment une technologie de déshydratation du sirop d'érable unique en son genre, en plus d'accroître le potentiel de synergies opérationnelles supplémentaires.

Nous nous attendons à ce que les coûts liés à l'énergie augmentent d'environ 1,5 million de dollars pour l'exercice 2018 en raison de l'entrée en vigueur le 1er janvier 2017 de la taxe sur le carbone en Alberta. L'actuelle taxe sur le carbone s'élève à 1,011 $ le gigajoule et passera à 1,517 $ le gigajoule le 1er janvier 2018.

Les dépenses en immobilisations pour l'exercice 2018 devraient augmenter par rapport à celles de l'exercice 2017 car la Société entend consacrer environ 6,0 millions de dollars aux projets au titre de l'excellence d'exploitation. La Société évalue actuellement divers scénarios visant à respecter intégralement les normes en matière d'émissions atmosphériques pour la récolte de betteraves de 2019. Une décision devrait être prise au cours du prochain trimestre. En vue d'atteindre cet objectif, la Société s'attend à engager d'importantes dépenses en immobilisations pour ce projet à compter du deuxième semestre de l'exercice considéré. Les estimations initiales de l'investissement net requis pour corriger la non-conformité se situent dans une fourchette allant de 15 millions de dollars à 25 millions de dollars.

La campagne de coupe des betteraves devrait se terminer vers la fin du mois de février. Nous nous attendons à ce que la récolte actuelle produise environ 125 000 tonnes métriques de sucre raffiné.

Le total des charges liées aux régimes de retraite devrait fléchir d'environ 2,4 millions de dollars pour l'exercice 2018 en raison de la hausse des taux d'actualisation et de l'approbation par l'Alberta Treasury Board and Finance de la modification visant le régime horaire de l'Alberta.

Du fait de l'acquisition de LBMT et de Decacer ainsi que de l'augmentation récente des taux d'intérêt et de l'anticipation que la Banque du Canada procédera à d'autres relèvements au cours de l'exercice 2018, nous nous attendons à une hausse des charges d'intérêts par rapport à celles de l'exercice 2017.

AU NOM DU CONSEIL D'ADMINISTRATION,
Dallas H. Ross, président du conseil d'administration
Vancouver (Colombie-Britannique) - Le 1er février 2018

RAPPORT DE GESTION

Le présent rapport de gestion de Rogers Sugar Inc. (« Rogers », « RSI » ou la « Société ») daté du 1er février 2018 doit être lu conjointement avec les états financiers intermédiaires consolidés résumés non audités et les notes y afférentes pour la période close le 30 décembre 2017, ainsi qu'avec les états financiers consolidés audités et le rapport de gestion pour l'exercice clos le 30 septembre 2017. Les états financiers intermédiaires consolidés résumés non audités trimestriels et les montants indiqués dans le présent rapport de gestion n'ont été ni examinés ni audités par nos auditeurs externes.

La direction est responsable de la préparation du présent rapport de gestion, lequel a été examiné et approuvé par le comité d'audit et par le conseil d'administration de Rogers.

MESURES NON CONFORMES AUX PCGR

Lors de l'analyse de nos résultats, en plus des mesures financières calculées et présentées conformément aux IFRS, nous recourons également à un certain nombre de mesures financières non conformes aux PCGR. Par mesure financière non conforme aux PCGR, on entend une mesure numérique de la performance, de la situation financière ou des flux de trésorerie d'une société qui exclut (inclut) des montants, ou fait l'objet d'ajustements ayant pour effet d'exclure (d'inclure) des montants, qui sont inclus (exclus) dans la plupart des mesures directement comparables calculées et présentées conformément aux IFRS. Les mesures financières non conformes aux PCGR ne faisant pas l'objet d'une définition normalisée, il pourrait donc être impossible de les comparer avec les mesures financières non conformes aux PCGR présentées par d'autres sociétés exerçant les mêmes activités ou des activités similaires. Les investisseurs sont priés de lire intégralement nos états financiers consolidés non audités ainsi que nos rapports mis à la disposition du public, et de ne pas se fier à une seule mesure financière.

Nous utilisons ces mesures financières non conformes aux PCGR à titre de complément de nos résultats présentés en vertu des IFRS. Elles permettent de présenter nos activités sous un angle différent et, conjuguées à nos résultats formulés en vertu des IFRS et aux rapprochements avec les mesures financières correspondantes conformes aux IFRS, elles font ressortir de manière plus nette les facteurs et tendances touchant nos activités.

Le texte qui suit présente la définition des mesures non conformes aux PCGR qu'utilise la Société dans le présent rapport de gestion.

  • La marge brute ajustée s'entend de la marge brute compte tenu de ce qui suit :
    • « l'ajustement du coût des ventes », lequel comprend les profits ou pertes liés à l'évaluation à la valeur de marché comptabilisés à l'égard des contrats à terme normalisés sur le sucre, des contrats de change à terme et des dérivés incorporés, tels qu'ils sont présentés dans les notes afférentes aux états financiers intermédiaires consolidés résumés non audités, et le cumul des écarts temporaires découlant des profits ou pertes liés à l'évaluation à la valeur de marché comptabilisés à l'égard des contrats à terme normalisés sur le sucre, des contrats de change à terme et des dérivés incorporés, tels qu'ils sont décrits ci-après;
    • « l'amortissement des soldes transitoires dans le coût des ventes au titre des couvertures de flux de trésorerie », lequel correspond aux soldes transitoires évalués à la valeur de marché se rapportant aux contrats à terme normalisés sur le gaz naturel en vigueur au 1er octobre 2016 qui sont amortis au fil du temps en fonction de leur date de règlement jusqu'à l'échéance de tous les contrats à terme normalisés sur le gaz naturel, comme il est décrit dans les notes afférentes aux états financiers consolidés.
  • Le BAII ajusté s'entend du BAII compte tenu de l'ajustement du coût des ventes et de l'amortissement des soldes transitoires dans le coût des ventes au titre des couvertures de flux de trésorerie.
  • Le BAIIA ajusté s'entend du BAII après ajustement afin de rajouter la dotation aux amortissements.
  • Le bénéfice net ajusté s'entend du bénéfice net compte tenu de l'ajustement du coût des ventes, de l'amortissement des soldes transitoires dans le coût des ventes au titre des couvertures de flux de trésorerie, de l'amortissement du solde transitoire dans les charges financières nettes et de l'incidence fiscale sur ces ajustements. L'amortissement du solde transitoire dans les charges financières nettes correspond aux soldes transitoires évalués à la valeur de marché se rapportant aux swaps de taux d'intérêt en vigueur au 1er octobre 2016 qui sont amortis au fil du temps en fonction de leur date de règlement jusqu'à l'expiration de tous les swaps de taux d'intérêt, comme il est décrit dans les notes afférentes aux états financiers intermédiaires consolidés résumés non audités.
  • Le taux de la marge brute ajustée par tonne métrique (« TM ») s'entend de la marge brute ajustée du secteur du sucre divisée par le volume des ventes de ce même secteur.
  • Le pourcentage de la marge brute ajustée s'entend de la marge brute ajustée du secteur des produits de l'érable divisée par les produits tirés de ce même secteur.
  • Le bénéfice net ajusté par action s'entend du bénéfice net ajusté divisé par le nombre moyen pondéré d'actions en circulation.
  • Le BAIIA ajusté du secteur des produits de l'érable s'entend du bénéfice avant les intérêts, la charge d'impôt et la dotation aux amortissements du secteur des produits de l'érable, compte tenu de l'ajustement total du coût des ventes au titre du secteur visé et des charges non récurrentes.
  • Le BAIIA ajusté de LBMT s'entend du bénéfice avant les intérêts, la charge d'impôt et la dotation aux amortissements liés à l'acquisition de LBMT le 5 août 2017, compte tenu de l'ajustement total du coût des ventes au titre du secteur visé et des charges non récurrentes.
  • Le BAIIA de LBMT s'entend du bénéfice avant les intérêts, la charge d'impôt, la dotation aux amortissements, les coûts liés aux regroupements d'entreprises, le profit découlant des acquisitions d'entreprises et l'ajustement de la juste valeur de la tranche du coût d'acquisition affectée aux stocks.
  • Le BAIIA ajusté pro forma s'entend du BAIIA de LBMT après ajustement pour tenir compte du BAIIA de Highland et de Great Northern du 1er avril 2016 jusqu'à leur acquisition respective par LBMT et le BAIIA attendu de Sucro-Bec pour la période de 12 mois close le 31 mars 2017, ainsi que de certaines charges d'exploitation non récurrentes.
  • Le BAIIA ajusté pro forma compte tenu des gains liés à l'intégration de LBMT s'entend du BAIIA ajusté pro forma après ajustement pour tenir compte des gains récents de clientèle, des gains d'efficacité en matière d'approvisionnement, de la redistribution des chaînes de production, de la réduction des pertes liées au sirop d'érable ainsi que de l'intégration précédente des entreprises acquises.
  • Le BAIIA ajusté pro forma compte tenu des gains liés à l'intégration de LBMT et des gains liés à l'intégration de RSI s'entend du BAIIA ajusté pro forma compte tenu des gains liés à l'intégration de LBMT après ajustement pour tenir compte des gains d'efficacité sur le plan de l'exploitation, y compris les réductions des coûts d'approvisionnement et l'excellence d'exploitation, ainsi que les gains de clientèle, du fait de l'intégration à Rogers.
  • Le BAIIA ajusté pro forma de Decacer s'entend du bénéfice avant les intérêts, la charge d'impôt et la dotation aux amortissements pour la période de 12 mois close le 31 mars 2017, après ajustement pour tenir compte des éléments non récurrents établis par la direction de Decacer, ceux déterminés par la Société dans le cadre de son contrôle diligent, ainsi que les ajustements estimatifs nécessaires pour rendre compte du BAIIA annualisé à venir.
  • Les flux de trésorerie disponibles s'entendent des flux de trésorerie liés aux activités d'exploitation, exclusion faite de la variation des éléments hors trésorerie du fonds de roulement, des ajustements liés à l'évaluation à la valeur de marché et au moment de la constatation des instruments dérivés, de l'amortissement des soldes transitoires et des montants hors trésorerie au titre des instruments financiers et ils incluent les fonds reçus ou versés à la suite de l'émission ou du rachat d'actions, les frais de financement différés payés ainsi que les dépenses en immobilisations, déduction faite des dépenses en immobilisations au titre de l'excellence d'exploitation.

Dans le présent rapport de gestion, nous traitons des mesures financières non conformes aux PCGR, en décrivant notamment les raisons pour lesquelles nous estimons que ces mesures fournissent des renseignements utiles sur notre situation financière, nos résultats d'exploitation et nos flux de trésorerie, le cas échéant, et, dans la mesure où cela est important, les autres fins visées par le recours à ces mesures. Ces mesures ne doivent pas être considérées individuellement ni perçues comme étant un substitut à une analyse des résultats de la Société présentés aux termes des PCGR. Les rapprochements des mesures financières non conformes aux PCGR et des mesures financières conformes aux IFRS les plus directement comparables sont également présentés dans le présent rapport de gestion.

ÉNONCÉS PROSPECTIFS

Le présent rapport comporte des déclarations ou de l'information qui sont ou peuvent être des énoncés prospectifs ou de l'information prospective au sens des lois sur les valeurs mobilières canadiennes en vigueur. Les énoncés prospectifs peuvent inclure notamment des énoncés et des renseignements qui reflètent les prévisions actuelles de Rogers, de Lantic, de LBMT et de Decacer (collectivement, la « Société ») à l'égard de la performance et d'événements futurs. L'utilisation de termes comme « pouvoir », « devoir », « anticiper », « avoir l'intention de », « supposer », « prévoir », « planifier », « croire », « estimer » et d'autres expressions semblables, et des tournures négatives de celles-ci, vise à signaler des énoncés prospectifs. Sans prétendre en faire la liste complète, la Société prévient les investisseurs que les énoncés portant sur les sujets suivants sont des énoncés prospectifs ou sont susceptibles d'en être : les prix futurs du sucre brut, le prix du gaz naturel, l'ouverture de contingents spéciaux de sucre raffiné aux États-Unis, les prévisions sur la production de betteraves à sucre, la croissance de l'industrie acéricole, les avantages prévus découlant des acquisitions de LBMT et de Decacer (y compris le BAIIA ajusté attendu), la situation à l'égard des contrats de travail et des négociations collectives, le niveau de ses dividendes futurs et l'état d'avancement des réglementations et des enquêtes gouvernementales. Les énoncés prospectifs sont fondés sur des estimations faites et des hypothèses posées par la Société en fonction de son expérience et de sa perception des tendances passées, de la conjoncture et d'événements futurs prévus, ainsi que sur d'autres facteurs que la Société a jugé pertinents et raisonnables dans les circonstances. Toutefois, rien ne garantit que ces estimations et ces hypothèses s'avéreront exactes. Les énoncés prospectifs comportent des risques et des incertitudes, connus ou inconnus, et d'autres facteurs susceptibles de faire en sorte que les résultats réels ou les événements diffèrent sensiblement des attentes qui y sont exprimées.
La performance et les résultats réels pourraient différer de façon importante de ceux indiqués dans les énoncés prospectifs, des résultats passés ou des attentes au cours de la période considérée. Ces risques sont décrits à la rubrique « Facteurs de risque » de la notice annuelle de la Société et comprennent notamment les suivants : les risques liés à la dépendance de la Société envers les activités et les actifs de Lantic, les risques liés à la réglementation gouvernementale et aux politiques en matière de commerce extérieur, les risques liés à la concurrence à laquelle fait face Lantic, les risques liés aux fluctuations des marges, des taux de change et des cours du sucre brut, les risques liés à la garantie d'approvisionnement en sucre brut, les risques liés aux conditions météorologiques affectant les betteraves à sucre, les risques liés aux fluctuations des prix de l'énergie, les risques liés au fait que l'information financière antérieure de LBMT et de Decacer pourrait ne pas être représentative de sa performance future, le risque que, à la suite de l'acquisition de LBMT le 5 août 2017 et de l'acquisition de Decacer le 18 novembre 2017 (les « acquisitions »), Rogers et Lantic ne soient pas en mesure d'intégrer de manière fructueuse les activités de LBMT et de Decacer à leur exploitation actuelle ni d'obtenir les avantages prévus découlant de ces acquisitions, les risques liés aux obligations et coûts imprévus liés à ces acquisitions, notamment que la police d'assurance déclarations et garanties ne suffise pas à couvrir ces coûts ou obligations ou que la Société ne soit pas en mesure de recouvrer ces coûts ou obligations de la part des actionnaires de LBMT et de Decacer, les risques liés au régime de réglementation régissant l'achat et la vente de sirop d'érable au Québec, notamment le risque que LBMT et Decacer ne soient pas en mesure de conserver leur statut d'acheteur autorisé auprès de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec (la « FPAQ ») et le risque qu'elle puisse s'avérer incapable d'acheter des quantités suffisantes de sirop d'érable, le risque lié au fait que la production de sirop d'érable est saisonnière et assujettie aux changements climatiques, le risque lié à la concentration de la clientèle et la dépendance de LBMT et de Decacer à l'égard des produits de marque maison, les risques liés à l'évolution des habitudes de consommation et le risque lié à la croissance des affaires de LBMT et de Decacer, qui repose en grande partie sur l'exportation.

Bien que la Société estime que les attentes et les hypothèses sur lesquelles reposent les énoncés prospectifs soient raisonnables dans les circonstances actuelles, les lecteurs sont priés de ne pas se fier indûment à ces énoncés prospectifs, car rien ne garantit que ceux-ci se révéleront exacts. Les énoncés prospectifs aux présentes sont formulés à la date du présent rapport de gestion, et la Société décline toute responsabilité quant à la mise à jour ou à la révision de ces énoncés par suite d'événements ou de circonstances postérieurs à la date des présentes, à moins qu'elle n'y soit tenue en vertu de la loi. En date du présent rapport de gestion, la direction ne s'attend pas à ce que le BAIIA ajusté de LBMT varie de façon significative, bien qu'il soit possible qu'il se situe légèrement au-dessous des prévisions. Les gains liés à l'intégration qui se rapportent aux synergies opérationnelles à l'intérieur de l'entreprise ont été revus et leur pleine réalisation devrait avoir lieu au cours du deuxième semestre de l'exercice à l'étude, ce qui représente un léger retard par rapport à nos prévisions initiales. Les avantages mercantiles anticipés ont été, dans l'ensemble, positifs, mais on peut constater que la réaction de la concurrence se fait plus forte à l'égard de cette nouvelle croissance du marché.

INFORMATION PROSPECTIVE DANS LE PRÉSENT RAPPORT DE GESTION

Le tableau qui suit résume l'information prospective contenue dans le présent rapport de gestion que la Société estime importante pour mieux informer les lecteurs à l'égard de sa performance financière éventuelle, ainsi que les principales hypothèses utilisées pour établir cette information, ainsi que les principaux risques et incertitudes qui pourraient faire en sorte que les résultats réels diffèrent sensiblement de cette information.

Principales hypothèses Principaux risques et incertitudes
BAIIA ajusté attendu de LBMT

Le BAIIA ajusté attendu désigne le bénéfice attendu avant les intérêts, la charge d'impôt et la dotation aux amortissements pour une période de 12 mois, après ajustement pour tenir compte des coûts non récurrents et incluant les gains liés à l'intégration. La Société estime le bénéfice d'exploitation annuel en retranchant des produits estimatifs les charges d'exploitation estimatives, desquelles elle déduit les charges générales et administratives estimatives. Les gains liés à l'intégration comprennent ceux de LBMT pour l'exercice 2018 et ceux de RSI pour l'exercice 2019. Les gains liés à l'intégration de LBMT sont les gains estimatifs découlant des trois acquisitions réalisées par LBMT depuis le 2 février 2016, lesquels incluent les gains de clientèle, les gains d'efficacité en matière d'approvisionnement, la redistribution des chaînes de production, la réduction des pertes liées au sirop d'érable ainsi que l'intégration précédente des entreprises acquises. Les gains liés à l'intégration de RSI sont les gains sur le plan de l'exploitation estimatifs découlant du regroupement de la Société et de LBMT, lesquels incluent les gains d'efficacité sur le plan de l'exploitation et les gains de clientèle.


-- L'information financière historique utilisée pour estimer les montants peut ne pas être représentative des résultats futurs.

-- La variabilité de la performance de LBMT.

-- Les dépenses imprévues au titre des charges administratives et de vente ainsi que des frais de distribution.

-- L'incertitude entourant l'intégration fructueuse et les gains sur le plan de l'exploitation.

-- Les autres risques liés à l'entreprise de LBMT (se reporter à la rubrique « Facteurs de risque » du rapport de gestion pour l'exercice clos le 30 septembre 2017).

BAIIA ajusté
pro formaattendu de Decacer

Le BAIIA ajusté pro forma attendu de Decacer désigne le bénéfice attendu avant les intérêts, la charge d'impôt et la dotation aux amortissements pour une période de 12 mois, après ajustement pour tenir compte des éléments non récurrents établis par la direction de Decacer, ceux déterminés par la Société dans le cadre de son contrôle diligent et les ajustements estimatifs nécessaires pour rendre compte du BAIIA annualisé à venir.



-- L'information financière historique utilisée pour estimer les montants établis au budget peut ne pas être représentative des résultats futurs.

-- La variabilité de la performance de Decacer.

-- Les dépenses imprévues au titre des charges administratives et de vente ainsi que des frais de distribution.

-- L'incertitude entourant l'intégration fructueuse et les gains sur le plan de l'exploitation.

CONTRÔLES INTERNES DE COMMUNICATION DE L'INFORMATION

Conformément au Règlement 52-109, lequel porte sur l'attestation de l'information présentée dans les documents intermédiaires des émetteurs, le chef de la direction et la chef de la direction financière ont conçu, ou ont fait concevoir sous leur supervision, les contrôles et procédures de communication de l'information (les « CPCI »).

En outre, le chef de la direction et la chef de la direction financière ont conçu, ou ont fait concevoir sous leur supervision, un processus de contrôle interne à l'égard de l'information financière (le « CIIF ») afin de fournir une assurance raisonnable à l'égard de la fiabilité de l'information financière et de l'établissement des états financiers aux fins de publication de l'information financière.

Le chef de la direction et la chef de la direction financière ont évalué les modifications apportées au processus de CIIF de la Société au cours du trimestre clos le 30 décembre 2017 afin de déterminer si elles ont eu, ou pourraient raisonnablement avoir, des répercussions importantes sur ce processus. Aucun changement de ce genre n'a été décelé lors de leur évaluation.

LIMITATION DE L'ÉTENDUE DE LA CONCEPTION

La Société a limité la conception de ses CPCI et CIIF afin d'en exclure les contrôles, politiques et procédures de LBMT et de ses filiales, y compris Decacer, acquises au plus tôt 365 jours avant la date de clôture de la période comptable visée par l'attestation annuelle. La Société a décidé d'exclure ces entités de son attestation comme l'y autorise le Règlement 52-109. La Société entend procéder à l'évaluation des contrôles de ces entités dans les 12 mois suivant l'acquisition.

Le tableau ci-après indique l'information financière sommaire tirée des états financiers intermédiaires consolidés résumés non audités de la Société à l'égard des entités exclues :

(en milliers de dollars, non audité) LBMT et Decacer
$
État de la situation financière
Total des actifs 264 728
État du résultat global
Total des produits 49 119
Résultat des activités d'exploitation 3 041

INFORMATION FINANCIÈRE CHOISIE

Le tableau qui suit présente un sommaire de l'information financière choisie portant sur les résultats intermédiaires consolidés résumés non audités de Rogers pour le premier trimestre des exercices 2018 et 2017.

(en milliers de dollars, sauf le volume et les données par action) Premiers trimestres
2018 2017
Volume total
Sucre (en tonnes métriques) 174 144 168 376
Sirop d'érable (en milliers de livres) 11 191 s. o.
Produits totaux 204 883 $ 159 604 $
Marge brute 43 113 28 176
Résultats des activités d'exploitation (« BAII ») 31 685 20 596
Charges financières nettes 4 004 2 305
Charge d'impôt sur le résultat 7 465 4 739
Bénéfice net 20 216 13 552
Bénéfice net par action :
De base 0,19 0,14
Dilué 0,18 0,14
Dividendes par action 0,09 $ 0,09 $

Résultats d'exploitation consolidés

Conformément à ses priorités stratégiques, Rogers a ciblé l'acquisition d'entreprises au cours du quatrième trimestre de l'exercice 2017 et du premier trimestre de l'exercice 2018. Les efforts déployés se sont soldés par l'acquisition de LBMT le 5 août 2017 pour une contrepartie approximative de 160,3 millions de dollars, sous réserve des ajustements à la clôture d'environ 6,1 millions de dollars et de Decacer le 18 novembre 2017 pour une contrepartie approximative de 40,0 millions de dollars, sous réserve des ajustements à la clôture d'environ 3,0 millions de dollars. Cette nouvelle plateforme fournira à la Société des occasions d'assurer sa croissance interne, de tirer parti des synergies au chapitre des ventes et des services administratifs, d'établir notre position de chef de file dans le secteur acéricole grâce à l'ampleur géographique de nos activités actuelles ainsi que, dans une moindre mesure, d'envisager des acquisitions occasionnelles éventuelles dans ce secteur. Les résultats tirés des activités d'exploitation de LBMT et de Decacer sont intégrés aux résultats d'exploitation intermédiaires consolidés non audités à compter de leur date d'acquisition. Du fait de l'acquisition, Rogers compte désormais deux secteurs opérationnels : le secteur du sucre et le secteur des produits de l'érable.

Produits totaux

Les produits pour le trimestre à l'étude se sont chiffrés à 204,9 millions de dollars, en hausse de 45,3 millions de dollars par rapport au trimestre correspondant de l'exercice précédent. L'amélioration tient principalement aux produits de 49,1 millions de dollars tirés de LBMT et de Decacer au cours du premier trimestre de l'exercice 2018, laquelle a été légèrement contrebalancée par la baisse des prix de vente du sucre.

Marge brute

La marge brute de 43,1 millions de dollars pour le trimestre à l'étude ne rend pas compte de la marge économique que dégage la Société, puisque celle-ci comprend un profit de 5,8 millions de dollars au titre des instruments financiers dérivés évalués à la valeur de marché (se reporter à la rubrique « Résultats ajustés »). Pour le premier trimestre de l'exercice 2017, une perte de 0,9 million de dollars liés à l'évaluation à la valeur de marché a été enregistrée, d'où une marge brute de 28,2 millions de dollars pour la période considérée.

Résultat des activités d'exploitation (« BAII »)

Le BAII s'entend du bénéfice avant les intérêts et la charge d'impôt. Pour le premier trimestre de l'exercice 2018, le BAII s'est établi à 31,7 millions de dollars contre 20,6 millions de dollars à l'exercice précédent. Le secteur des produits de l'érable représente à lui seul une hausse de 3,0 millions de dollars du BAII. Par ailleurs, comme il a été mentionné précédemment, la marge brute ne rend pas compte du résultat des activités d'exploitation économique, qui s'est traduit par une variation positive de 6,7 millions de dollars d'un trimestre à l'autre au titre des instruments financiers dérivés évalués à la valeur de marché.

Charges financières nettes

Les charges financières nettes incluent les intérêts payés aux termes de la facilité de crédit renouvelable, les charges d'intérêts sur les débentures convertibles subordonnées non garanties et les autres intérêts, en plus d'un profit ou d'une perte lié à l'évaluation à la valeur de marché des swaps de taux d'intérêt.

Les charges financières nettes se ventilent comme suit :

(en milliers de dollars) Premiers trimestres
2018 2017
Charges d'intérêts sur les débentures convertibles subordonnées non garanties 1 698 $ 1 586 $
Intérêts sur la facilité de crédit renouvelable 1 426 628
Amortissement des frais de financement différés 249 206
Autres charges d'intérêts 766 -
Variation nette de la juste valeur des swaps de taux d'intérêt (135 ) (115 )
Charges financières nettes 4 004 $ 2 305 $

L'acquisition de Decacer a été financée au moyen d'un prélèvement sur la facilité de crédit renouvelable.

Les charges d'intérêts sur les débentures convertibles subordonnées non garanties pour le trimestre à l'étude ont augmenté d'environ 0,1 million de dollars, par rapport à la période correspondante de l'exercice précédent. Les charges d'intérêts supplémentaires sont surtout attribuables à une hausse de la charge de désactualisation liée à la composante capitaux propres des débentures convertibles subordonnées non garanties.

L'accroissement des intérêts sur le solde de la facilité de crédit renouvelable s'explique par les prélèvements additionnels effectués en raison de l'acquisition de LBMT et de Decacer ainsi que par le prélèvement supplémentaire en vue de rembourser les débentures de quatrième série le 1er mai 2017. L'augmentation des taux d'intérêt a également eu une incidence défavorable en regard de la période correspondante de l'exercice précédent.

Les autres charges d'intérêts ont trait principalement aux intérêts à payer à la FPAQ relativement à des achats de sirop d'érable conformément aux modalités de paiement, lesquels auront tendance à être plus élevés pendant la période de juillet à février de chaque exercice.

À compter du 2 octobre 2016, les swaps de taux d'intérêt ont été désignés à titre d'instruments de couverture de flux de trésorerie efficaces et, par conséquent, les ajustements à la valeur de marché sont désormais comptabilisés dans les autres éléments du résultat global. Les soldes transitoires, lesquels correspondent à la valeur de marché comptabilisée au 1er octobre 2016, seront ultérieurement retirés des autres éléments du résultat global une fois que chaque tranche portant intérêt à un taux fixe sera réalisée, c'est-à-dire lorsque les intérêts fixes auront été payés. Ainsi, la Société a sorti des autres éléments du résultat global un profit de 0,1 million de dollars et a comptabilisé un profit du même montant dans les charges financières nettes pour le trimestre à l'étude et pour la période correspondante. Le solde transitoire se rapportant aux swaps de taux d'intérêt sera entièrement amorti au cours de l'exercice 2020. Se reporter à la rubrique « Résultats ajustés ».

Imposition

La charge d'impôt sur le résultat se chiffre comme suit :

(en milliers de dollars) Premiers trimestres
2018 2017
Exigible 5 761 $ 3 845 $
Différé 1 704 894
Charge d'impôt sur le résultat 7 465 $ 4 739 $

La variation de la charge d'impôt exigible et différé, d'un trimestre à l'autre, s'explique par la hausse du bénéfice avant impôt sur le résultat au cours de l'exercice 2018.

L'impôt différé reflète les écarts temporaires, qui résultent principalement de la différence entre l'amortissement déclaré aux fins de l'impôt et les montants pour amortissement constatés à des fins de publication des résultats financiers, des avantages sociaux futurs et des instruments financiers dérivés. Les actifs et les passifs d'impôt différé sont mesurés selon les taux d'impôt adoptés ou quasi adoptés devant s'appliquer au résultat des exercices durant lesquels il est prévu que les écarts temporaires seront réalisés ou résorbés. L'incidence de toute modification des taux d'impôt sur l'impôt futur est portée aux résultats de la période au cours de laquelle la modification se produit.

Bénéfice net

Le bénéfice net pour le premier trimestre de l'exercice 2018 s'est établi à 20,2 millions de dollars, contre 13,6 millions de dollars pour l'exercice 2017. La hausse du bénéfice net s'explique principalement par l'incidence après impôt de l'accroissement de la marge brute du secteur du sucre, du fait principalement de l'évaluation à la valeur de marché d'instruments financiers dérivés, et par le bénéfice net dégagé par le secteur des produits de l'érable, compte non tenu des intérêts sur la dette intersociétés. La variation positive du bénéfice net a été annulée dans une certaine mesure par des charges financières additionnelles de 1,7 million de dollars et des coûts d'acquisition supplémentaires de 0,7 million de dollars.

Résultats ajustés

Dans le cours normal de ses activités, la Société a recours à des instruments financiers dérivés sous forme de contrats à terme normalisés sur le sucre, de contrats de change à terme, de contrats à terme normalisés sur le gaz naturel et de swaps de taux d'intérêt. Pour l'exercice 2016 et les exercices antérieurs, tous les instruments financiers dérivés ont été évalués à la valeur de marché à chaque date de clôture, les profits ou pertes latents étant imputés à l'état consolidé du résultat net. Depuis le 2 octobre 2016, la Société a adopté toutes les exigences de l'IFRS 9 (2014), Instruments financiers. De ce fait, elle a désigné à titre d'instruments de couverture de flux de trésorerie efficaces les contrats à terme normalisés sur le gaz naturel et les swaps de taux d'intérêt qu'elle a conclus afin de se prémunir contre les fluctuations des cours du gaz naturel et des taux d'intérêt. Les instruments financiers dérivés liés aux contrats à terme normalisés sur le sucre et aux contrats de change à terme continuent d'être évalués à la valeur de marché à chaque date de clôture et sont imputés à l'état consolidé du résultat net. En outre, les instruments financiers dérivés liés aux contrats de change à terme à l'égard des ventes de sirop d'érable ont été évalués à la valeur de marché au 30 décembre 2017 et sont également imputés à l'état consolidé du résultat net. Les montants des profits ou pertes latents découlant des contrats à terme normalisés sur le gaz naturel et des swaps de taux d'intérêt sont comptabilisés dans les autres éléments du résultat global. Ces montants sont retirés et inclus dans le bénéfice net dans le même poste de l'état consolidé du résultat net et du résultat global que l'élément couvert, dans la même période que celle pendant laquelle les flux de trésorerie couverts influent sur le résultat net, réduisant la volatilité du bénéfice liée aux variations de l'évaluation de ces instruments de couverture dérivés. Les soldes transitoires évalués à la valeur de marché au 1er octobre 2016 seront amortis au fil du temps en fonction de leur date de règlement jusqu'à ce que tous les contrats à terme normalisés sur le gaz naturel et les swaps de taux d'intérêt qui sont en vigueur arrivent à échéance.

La Société vend du sucre raffiné en dollars américains à certains clients. Avant le 1er octobre 2016, ces contrats de vente étaient considérés comme comportant un dérivé incorporé si la monnaie fonctionnelle du client n'était pas le dollar américain, le dérivé incorporé étant la monnaie d'origine de l'opération. Les dérivés incorporés étaient évalués à la valeur de marché à chaque date de clôture, le montant des profits ou pertes latents étant imputé à l'état intermédiaire consolidé résumé non audité du résultat net, et un montant correspondant et compensatoire étant porté à l'état consolidé résumé non audité de la situation financière. Depuis le 2 octobre 2016, le montant en dollars américains de ces contrats de vente n'est plus considéré comme un dérivé incorporé étant donné qu'il a été établi que le dollar américain est utilisé couramment au Canada. Ce changement apporté à l'estimation sera appliqué de manière prospective et, par conséquent, seuls les dérivés incorporés se rapportant à des contrats de vente en vigueur au 1er octobre 2016 continueront d'être évalués à la valeur de marché chaque trimestre jusqu'à ce que tous les volumes visés par ces contrats aient été expédiés.

La direction estime que les résultats financiers de la Société lui sont plus utiles ainsi qu'aux investisseurs, aux analystes et aux autres parties intéressées lorsqu'ils sont présentés après ajustement pour tenir compte des profits ou des pertes découlant des instruments financiers dérivés et des dérivés incorporés. Ces résultats financiers ajustés apportent une compréhension plus complète des facteurs et des tendances susceptibles d'influer sur l'entreprise. Cette évaluation n'est pas conforme aux PCGR. Se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR ».

La direction utilise les résultats ajustés non conformes aux PCGR de la Société exploitante pour mesurer et évaluer la performance de l'entreprise au moyen de sa marge brute ajustée, de son BAII ajusté et de son bénéfice net ajusté. Elle estime en outre que ces mesures sont importantes pour les investisseurs et pour les parties qui évaluent la performance de la Société à la lumière des résultats antérieurs de cette dernière. La direction a également recours à la marge brute ajustée, au BAII ajusté et au bénéfice net ajusté lorsqu'elle discute des résultats avec le conseil d'administration, les analystes, les investisseurs, les banques et d'autres parties intéressées. Se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR ».

Les résultats d'exploitation devraient donc être ajustés en fonction de ce qui suit :

Bénéfice (perte) Premiers trimestres
(en milliers de dollars) 2018 2017
Évaluation à la valeur de marché relativement aux instruments suivants :
Contrats à terme normalisés sur le sucre 1 231 $ (4 594 ) $
Contrats de change à terme 1 333 (1 113 )
Dérivés incorporés 51 722
Ajustement total à la valeur de marché à l'égard des dérivés 2 615 $ (4 985 ) $
Cumul des écarts temporaires 2 312 3 198
Ajustement du coût des ventes 4 927 (1 787 )
Amortissement du solde transitoire lié au coût des ventes à l'égard des couvertures de flux de trésorerie 883 848
Ajustement total du coût des ventes1) 5 810 $ (939 ) $
1) Se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR ».

Les variations de l'ajustement à la valeur de marché des dérivés s'expliquent par la variation du cours nº 11 du marché mondial du sucre brut ainsi que par la fluctuation des taux de change. Se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR ».

Le cumul des écarts temporaires, attribuables aux profits et pertes liés à l'évaluation à la valeur de marché, n'est comptabilisé qu'au moment de la vente de sucre à un client. Les profits et pertes sur les transactions de sucre et les opérations de change sur papier connexes sont largement compensés par les profits et pertes correspondants sur les transactions physiques, c'est-à-dire les contrats de vente et d'achat conclus avec les clients et les fournisseurs. Se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR ».

Comme il a déjà été mentionné, depuis le 2 octobre 2016, les contrats à terme normalisés sur le gaz naturel ont été désignés comme étant des instruments de couverture de flux de trésorerie efficaces et, par conséquent, les ajustements à la valeur de marché sont à présent comptabilisés dans les autres éléments du résultat global. Les soldes transitoires, lesquels correspondent à la valeur de marché comptabilisée au 1er octobre 2016, seront ultérieurement retirés des autres éléments du résultat global une fois que les contrats à terme normalisés sur le gaz naturel auront été réalisés, c'est-à-dire, lorsque le gaz naturel aura été consommé. Ainsi, au cours du premier trimestre de l'exercice 2018, la Société a sorti des autres éléments du résultat global un profit de 0,9 million de dollars et a comptabilisé un profit du même montant dans le coût des ventes. Le solde transitoire se rapportant aux contrats à terme normalisés sur le gaz naturel sera entièrement amorti au cours de l'exercice 2020. Se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR ».

Les ajustements susmentionnés sont ajoutés aux résultats liés à l'évaluation à la valeur de marché ou retranchés desdits résultats pour obtenir l'ajustement total du coût des ventes. Pour le premier trimestre de l'exercice à l'étude, l'ajustement total du coût des ventes s'est traduit par un profit de 5,8 millions de dollars qui doit être déduit des résultats d'exploitation intermédiaires consolidés résumés non audités, comparativement à une perte de 0,9 million de dollars qui doit être ajoutée aux résultats d'exploitation intermédiaires consolidés résumés non audités pour le trimestre correspondant de l'exercice précédent. Se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR ».

Le tableau qui suit présente les résultats intermédiaires consolidés résumés non audités ajustés (mesure non conforme aux PCGR), compte non tenu des résultats évalués à la valeur de marché susmentionnés :

Résultats consolidés Premiers trimestres
(en milliers de dollars, sauf les données par action) 2018 2017
Marge brute selon les états financiers 43 113 $ 28 176 $
Ajustement selon les éléments ci-dessus (4 927 ) 1 787
Amortissement du solde transitoire dans le coût des ventes selon les éléments ci-dessus (883 ) (848 )
Marge brute ajustée1) 37 303 29 115
BAII selon les états financiers 31 685 $ 20 596 $
Ajustement selon les éléments ci-dessus (4 927 ) 1 787
Amortissement du solde transitoire dans le coût des ventes selon les éléments ci-dessus (883 ) (848 )
BAII ajusté1) 25 875 21 535
Bénéfice net selon les états financiers 20 216 13 552
Ajustement du coût des ventes selon les éléments ci-dessus (4 927 ) 1 787
Amortissement du solde transitoire dans le coût des ventes selon les éléments ci-dessus (883 ) (848 )
Amortissement du solde transitoire dans les charges financières nettes (135 ) (115 )
Impôt sur les ajustements ci-dessus 1 577 (258 )
Bénéfice net ajusté1) 15 848 14 118
Bénéfice net de base par action, selon les états financiers 0,19 0,14
Ajustement au titre des éléments ci-dessus (0,04 ) (0,01 )
Bénéfice net ajusté de base par action1) 0,15 $ 0,15 $
1) Se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR ».

Marge brute ajustée

La marge brute ajustée pour le trimestre à l'étude s'est établie à 37,3 millions de dollars contre 29,1 millions de dollars pour la période correspondante de l'exercice précédent. Au cours du trimestre à l'étude, l'apport de LBMT et de Decacer à la marge brute ajustée s'est chiffré à 6,1 millions de dollars. Le reste de la variation positive de la marge brute ajustée est imputable au secteur du sucre et cette variation est expliquée plus loin dans la rubrique sur l'information sectorielle.

Résultat des activités d'exploitation

Le BAII ajusté pour le premier trimestre de l'exercice 2018 s'est chiffré à 25,9 millions de dollars contre 21,5 millions de dollars, en hausse de 4,4 millions de dollars. L'augmentation de la marge brute ajustée de 8,2 millions de dollars a été atténuée par l'accroissement des charges administratives et de vente ainsi que des frais de distribution en regard de la période correspondante, en raison surtout de la quote-part de 4,0 millions de dollars de ces charges et frais imputables à LBMT et à Decacer pour le trimestre à l'étude. De plus, les charges administratives et de vente du secteur des produits de l'érable pour le trimestre à l'étude comprennent des coûts d'acquisition de 0,7 million de dollars engagés relativement à Decacer. Compte non tenu des coûts d'acquisition, le BAII ajusté s'est établi à 26,6 millions de dollars, soit une hausse de 5,1 millions de dollars par rapport à la période correspondante de l'exercice précédent.

Information sectorielle

Depuis l'acquisition de LBMT et de Decacer, la Société compte deux secteurs distincts, l'un ayant trait au sucre raffiné et à ses sous-produits, appelé le secteur du sucre, l'autre ayant trait au sirop d'érable et à ses produits dérivés, appelé le secteur des produits de l'érable.

Le tableau qui suit présente les résultats clés par secteur.

Résultats consolidés Premiers trimestres
(en milliers de dollars, sauf les volumes) Sucre Produits de l'érable Total
Exercice 2018
Produits 155 764 $ 49 119 $ 204 883 $
Marge brute 36 027 7 086 43 113
Charges administratives et de vente 4 987 3 200 8 187
Frais de distribution 2 396 845 3 241
Résultat des activités d'exploitation 28 644 3 041 31 685
Résultats non conformes aux PCGR :
Ajustement total du coût des ventes1) (4 823 ) (987 ) (5 810 )
Marge brute ajustée1) 31 204 6 099 37 303
Résultat ajusté des activités d'exploitation1) 23 821 $ 2 054 $ 25 875 $
Renseignements supplémentaires :
Entrées d'immobilisations corporelles et d'immobilisations incorporelles 4 242 $ 164 $ 4 406 $
Exercice 2017
Produits 159 604 $ - $ 159 604 $
Marge brute 28 176 - 28 176
Charges administratives et de vente 5 290 - 5 290
Frais de distribution 2 290 - 2 290
Résultat des activités d'exploitation 20 596 - 20 596
Résultats non conformes aux PCGR :
Ajustement total du coût des ventes1) 939 - 939
Marge brute ajustée1) 29 115 - 29 115
Résultat ajusté des activités d'exploitation1) 21 535 $ - $ 21 535 $
Renseignements supplémentaires :
Entrées d'immobilisations corporelles et d'immobilisations incorporelles 2 373 $ - $ 2 373 $
1) Se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR ».

Résultat d'exploitation par secteur

Sucre

Produits

(en milliers de dollars, sauf les volumes) Premiers trimestres
2018 2017
Volume ™ 174 144 168 376
Produits 155 764 $ 159 604 $

Le secteur des produits industriels a affiché un recul d'environ 1 000 tonnes métriques pour le trimestre à l'étude à cause surtout du calendrier des livraisons de sucre, alors que le volume des produits de consommation a augmenté d'environ 300 tonnes métriques pour le trimestre à l'étude par rapport à la période correspondante de l'exercice précédent. En regard de la période correspondante de l'exercice précédent, le volume des produits liquides en fin de période affichait une augmentation d'environ 3 800 tonnes métriques pour le premier trimestre. L'augmentation s'explique par la hausse de la demande de la part de clients existants et par le fait que des livraisons de sucre liquide à un acquéreur situé dans l'Ouest canadien de succédanés à base de sirop de maïs à haute teneur en fructose (« SMHTF ») utilisés comme produits de substitution ont été enregistrées pour le premier trimestre au complet de l'exercice 2018 alors que le premier trimestre de l'exercice 2017 ne compte que deux mois de livraisons. Les exportations ont progressé d'environ 2 700 tonnes métriques pour le trimestre à l'étude, en raison du calendrier des livraisons liées au contingent spécifique attribué au Canada par les États-Unis, des livraisons vers le Mexique ainsi que de la hausse des ventes occasionnelles assorties de droits de premier niveau aux États-Unis en regard de la période correspondante de l'exercice précédent.

La diminution des produits pour le premier trimestre de l'exercice 2018 par rapport à la période correspondante de l'exercice précédent s'explique essentiellement par la baisse des cours moyens pondérés du sucre brut en dollars canadiens, étant donné que le coût du sucre brut pour toutes les ventes nationales est transféré aux clients de la Société.

Marge brute

La marge de vente des produits et les charges d'exploitation constituent les deux principaux facteurs pouvant influer sur les marges brutes.

(en milliers de dollars, sauf les données en tonnes métriques) Premiers trimestres
2018 2017
Marge brute 36 027 $ 28 176 $
Ajustement total du coût des ventes1) 2) (4 823 ) 939
Marge brute ajustée 31 204 $ 29 115 $
Marge brute par tonne métrique 206,88 $ 167,34 $
Marge brute ajustée par tonne métrique 179,19 $ 172,92 $
1) Se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR ».
2) Se reporter aux rubriques « Résultats ajustés » dans la section sur les résultats d'exploitation intermédiaires consolidés résumés non audités et « Information sectorielle ».

La marge brute de 36,0 millions de dollars pour le trimestre considéré ne rend pas compte de la marge économique que dégage le secteur du sucre, car elle comprend un profit de 4,8 millions de dollars lié à l'évaluation à la valeur de marché des instruments financiers dérivés, dont il a été question précédemment. Au cours de l'exercice 2017, une perte de 0,9 million de dollars liée à l'évaluation à la valeur de marché a été comptabilisée pour le premier trimestre, donnant lieu à une marge brute de 28,2 millions de dollars.

Nous présenterons donc une analyse des résultats de la marge brute ajustée.

La marge brute ajustée pour le trimestre considéré s'est établie à 31,2 millions de dollars, en regard de 29,1 millions de dollars pour le trimestre correspondant de l'exercice précédent, soit une hausse de 2,1 millions de dollars. La marge brute ajustée comprend des produits hors trésorerie de 1,5 million de dollars tirés du régime de retraite des salariés horaire de l'Alberta, lesquels ont été comptabilisés par suite de l'approbation par l'Alberta Treasury Board and Finance de la modification du régime. Compte non tenu de ces produits hors trésorerie, la marge brute ajustée a augmenté de 0,6 million de dollars en regard de la période correspondante de l'exercice précédent, pour s'établir à 29,7 millions de dollars, en raison surtout de l'accroissement des volumes de ventes, ce qui a été annulé dans une certaine mesure par des charges d'exploitation supplémentaires, comme la hausse des coûts liés à l'énergie résultant de la nouvelle taxe sur le carbone en vigueur en Alberta, l'augmentation des charges de maintenance imputable au calendrier et des honoraires de service-conseil à l'égard des mesures de la réduction des émissions atmosphériques à Taber. Le taux de la marge brute ajustée s'est établi à 179,19 $ la tonne métrique, ou à 170,70 $ la tonne métrique, compte non tenu des produits hors trésorerie tirés du régime de retraite de 8,49 $ la tonne métrique, et, par conséquent, la marge brute ajustée a affiché une baisse de 2,22 $ la tonne métrique en regard de celle du premier trimestre de l'exercice 2017. La baisse est imputable essentiellement aux charges d'exploitation supplémentaires susmentionnées.

La marge brute et la marge brute ajustée tiennent compte d'une somme de 3,1 millions de dollars au titre de la dotation à l'amortissement imputée au coût des ventes pour le premier trimestre, ce qui se rapproche de ce qui a été observé pour la période correspondante de l'exercice précédent.

Autres charges

(en milliers de dollars) Premiers trimestres
2018 2017
Charges administratives et de vente 4 987 $ 5 290 $
Frais de distribution 2 396 $ 2 290 $

Les charges administratives et de vente pour le premier trimestre de l'exercice 2018 ont diminué de 0,3 million de dollars par rapport à la période correspondante de l'exercice précédent, du fait surtout d'une baisse de la charge au titre des avantages du personnel.

Les frais de distribution pour le trimestre considéré ont augmenté d'environ 0,1 million de dollars par rapport à l'exercice précédent.

Résultat des activités d'exploitation

(en milliers de dollars) Premiers trimestres
2018 2017
Résultat des activités d'exploitation 28 644 $ 20 596 $
Résultat ajusté des activités d'exploitation 23 821 $ 21 535 $

Le résultat des activités d'exploitation pour le premier trimestre de l'exercice 2018 s'est chiffré à 28,6 millions de dollars. Il ne rend pas compte du résultat ajusté des activités d'exploitation de la Société, puisqu'il comprend des profits et des pertes découlant de l'évaluation à la valeur de marché des instruments financiers dérivés et tient compte des écarts temporaires dans la comptabilisation de tout profit ou toute perte à la liquidation des instruments dérivés. Nous présenterons donc une analyse du résultat ajusté des activités d'exploitation.

Le résultat ajusté des activités d'exploitation pour le premier trimestre s'est établi à 23,8 millions de dollars, en hausse de 2,3 millions de dollars par rapport à la période correspondante de l'exercice précédent. L'accroissement tient surtout aux produits hors trésorerie tirés du régime de retraite, à la hausse des volumes de vente ainsi qu'à la diminution des charges administratives et de vente, ce qui a été contrebalancé en partie par les charges d'exploitation supplémentaires engagées surtout à l'égard de Taber, comme il a été expliqué précédemment.

Produits de l'érable

Produits

(en milliers de dollars, sauf les volumes qui sont en milliers de livres) Premiers trimestres
2018 2017
Volume (en livres) 11 191 -
Produits 49 119 $ - $

Les produits pour le premier trimestre considéré comprennent les produits générés par Decacer depuis son acquisition le 18 novembre 2017.

Marge brute

La marge de vente des produits et les charges d'exploitation constituent les deux principaux facteurs pouvant influer sur les marges brutes.

(en milliers de dollars, sauf l'information relative au pourcentage de la marge brute ajustée) Premiers trimestres
2018 2017
Marge brute 7 086 $ - $
Ajustement total du coût des ventes1) 2) (987 ) -
Marge brute ajustée 6 099 $ - $
Pourcentage de la marge brute 14,4 % -
Pourcentage de la marge brute ajustée 12,4 % -
1) Se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR ».
2) Se reporter aux rubriques « Résultats ajustés » dans la section sur les résultats d'exploitation intermédiaires consolidés résumés non audités et « Information sectorielle ».

La marge brute de 7,1 millions de dollars pour le trimestre ne rend pas compte de la marge économique qu'a dégagée le secteur des produits de l'érable, puisqu'elle tient compte d'un profit de 1,0 million de dollars au titre de l'évaluation à la valeur de marché des instruments financiers dérivés à l'égard des contrats de change.

Nous présenterons donc une analyse des résultats de la marge brute ajustée.

La marge brute ajustée pour le trimestre à l'étude s'est établie à 6,1 millions de dollars, soit un pourcentage de la marge brute ajustée de 12,4 %. Cependant, le coût des ventes inclut un montant de 0,3 million de dollars imputable à la majoration de la valeur des stocks de produits finis à la date d'acquisition de Decacer. Selon les IFRS, tous les stocks de produits finis à l'acquisition sont évalués en fonction du prix de vente estimatif, déduction faite de la somme des frais de vente et d'une marge raisonnable sur la vente pour l'acquéreur. Cela donne lieu à des marges de vente moins élevées lorsque sont vendus les stocks acquis. Au 30 décembre 2017, les stocks de produits finis existants à la date d'acquisition avaient été complètement écoulés. Compte non tenu de cet ajustement, la marge brute ajustée se serait chiffrée à 6,4 millions de dollars, soit 13,0 % des produits.

Autres charges

(en milliers de dollars) Premiers trimestres
2018 2017
Charges administratives et de vente 3 201 $ - $
Frais de distribution 845 $ - $

Les charges administratives et de vente de 3,2 millions de dollars tiennent compte d'honoraires de service-conseil et d'autres frais de 0,7 million de dollars découlant de l'acquisition de Decacer et de coûts non récurrents de 0,3 million de dollars, lesquels représentent les indemnités de départ comptabilisées jusqu'à ce jour.

Les frais de distribution se sont établis à 0,8 million de dollars pour la période considérée.

Résultat des activités d'exploitation

(en milliers de dollars) Premiers trimestres
2018 2017
Résultat des activités d'exploitation 3 041 $ - $
Résultat ajusté des activités d'exploitation 2 054 $ - $

Le résultat des activités d'exploitation susmentionné rend compte du bénéfice avant les intérêts et la charge d'impôt de LBMT pour la période considérée et de Decacer depuis son acquisition.

Résultat ajusté

Dans le cours normal de ses activités, la Société a recours à des instruments financiers dérivés sous forme de contrats de change à terme, qui sont évalués à la valeur de marché à chaque date de clôture, les profits et ou pertes latents étant imputés à l'état consolidé du résultat net. De plus, l'acquisition de Decacer par LBMT a entraîné des frais et coûts qui ne rendent pas compte de la performance économique liée aux activités d'exploitation de LBMT. Enfin, certains éléments hors trésorerie et certaines charges non récurrentes ont eu une incidence défavorable sur le résultat des activités d'exploitation. C'est pourquoi la direction estime que les résultats financiers du secteur des produits de l'érable fournissent une information plus pertinente aux dirigeants, aux investisseurs, aux analystes et aux autres parties intéressées après ajustement au titre des éléments susmentionnés.

Le résultat d'exploitation doit donc être ajusté au titre des éléments suivants :

(en milliers de dollars) Premiers trimestres
2018 2017
Résultat des activités d'exploitation 3 041 $ - $
Ajustement total du coût des ventes1) 2) (987 ) -
Résultat ajusté des activités d'exploitation 2 054 -
Charges non récurrentes
Coûts d'acquisition engagés 710 -
Autres éléments non récurrents 254 -
Produits finis évalués en fonction du prix de vente estimatif, déduction faite des frais de sortie à la date d'acquisition 261 -
Amortissements 923 -
BAIIA ajusté du secteur des produits de l'érable1) 2) 4 202 $ - $
1) Se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR ».
2) Se reporter aux rubriques « Résultats ajustés » dans la section sur les résultats d'exploitation intermédiaires consolidés résumés non audités et « Information sectorielle ».

Les autres éléments non récurrents représentent les indemnités de départ comptabilisées jusqu'à ce jour.

Résumé des résultats trimestriels

Le tableau qui suit présente de l'information financière choisie provenant des états financiers intermédiaires consolidés résumés non audités et des mesures financières non conformes aux PCGR de la Société pour les huit derniers trimestres :

(en milliers de dollars, sauf pour le volume et les données par action)

TRIMESTRES
2018 2017 2016
Premier Quatrième Troisième Deuxième Premier Quatrième Troisième Deuxième
Volume de sucre ™ 174 144 183 397 173 969 168 723 168 376 187 179 169 481 161 638
Volume de produits de l'érable (en milliers de livres) 11 191 5 764 - - - - - -
$ $ $ $ $ $ $ $
Produits totaux 204 883 192 984 166 363 163 566 159 604 161 733 138 600 133 988
Marge brute 43 113 22 631 9 886 16 605 28 176 32 418 36 721 20 520
BAII 31 685 10 138 1 513 8 784 20 596 24 472 28 636 12 900
Bénéfice net 20 216 4 014 (448 ) 4 788 13 552 16 453 19 383 7 672
Taux de la marge brute par TM1) 206,88 103,82 56,83 98,42 167,34 173,19 216,67 126,95
Pourcentage de la marge brute2) 14,4 % 13,5 % - - - - - -
Par action
Bénéfice net
De base 0,19 0,04 - 0,05 0,14 0,18 0,21 0,08
Dilué 0,18 0,04 - 0,05 0,14 0,16 0,19 0,08
Mesures financières non conformes aux PCGR
Marge brute ajustée 37 303 28 034 22 843 23 267 29 115 29 615 20 356 20 366
BAII ajusté 25 875 15 541 14 470 15 446 21 535 21 669 12 271 12 746
Bénéfice net ajusté 15 848 7 938 9 030 9 628 14 118 14 263 7 259 7 630
Taux de la marge brute ajustée par TM1) 179,19 134,18 131,31 137,90 172,92 158,22 120,11 126,00
Pourcentage de la marge brute ajustée2) 12,4 % - - - 12,8 % - - -
Bénéfice net ajusté par action
De base 0,15 0,08 0,10 0,10 0,15 0,15 0,08 0,08
Dilué 0,14 0,08 0,10 0,10 0,14 0,14 0,08 0,08
1) Le taux de la marge brute par TM et le taux de la marge brute ajustée par TM se rapportent uniquement au secteur du sucre.
2) Le pourcentage de la marge brute et le pourcentage de la marge brute ajustée se rapportent uniquement au secteur des produits de l'érable.

Le premier trimestre (octobre à décembre) de l'exercice est généralement le meilleur sur le plan de la marge brute ajustée et du bénéfice net ajusté du secteur du sucre en raison de la composition favorable des ventes liée à une augmentation de la proportion des ventes aux particuliers pendant cette période de l'année. En revanche, le deuxième trimestre (de janvier à mars) est celui dont le volume est habituellement le moins élevé et dont la composition de la clientèle est la moins favorable, ce qui se traduit par une diminution des produits, de la marge brute ajustée et du bénéfice net ajusté.

L'accroissement des produits au premier trimestre de l'exercice 2018 et au quatrième trimestre de l'exercice 2017 s'explique par l'avantage découlant de l'acquisition de LBMT le 5 août 2017 et de l'acquisition de Decacer le 18 novembre 2017. Les dates auxquelles les acquisitions ont eu lieu ont également eu une incidence sur les volumes de produits de l'érable.

Liquidités

Les flux de trésorerie générés par Lantic sont versés à Rogers sous forme de dividendes et de remboursement de capital sur les actions ordinaires, et de versements d'intérêts sur les billets subordonnés de Lantic détenus par Rogers, après la constitution de provisions suffisantes pour les dépenses en immobilisations, le remboursement de la dette et les besoins en fonds de roulement. Les sommes reçues par Rogers sont utilisées pour payer les charges administratives, les intérêts sur les débentures convertibles et l'impôt sur le bénéfice, ainsi que pour verser des dividendes aux actionnaires de la Société. Lantic n'était soumise à aucune restriction touchant les distributions de liquidités découlant de la conformité aux clauses restrictives de nature financière au cours de l'exercice.

(en milliers de dollars) 2018 2017
Sorties nettes de trésorerie liées aux activités d'exploitation (10 762 ) $ (19 296 ) $
Flux de trésorerie liés aux activités de financement 47 861 21 981
Flux de trésorerie liés aux activités d'investissement (45 116 ) (1 297 )
Incidence des variations de change sur la trésorerie 68 -
(Diminution) augmentation nette de la trésorerie (7 949 ) $ 1 388 $

Les flux de trésorerie liés aux activités d'exploitation se sont établis à un montant négatif de 10,8 millions de dollars pour le premier trimestre de l'exercice 2018, comparativement à un montant négatif de 19,3 millions de dollars pour le trimestre correspondant de l'exercice 2017. La variation négative a baissé de 8,5 millions de dollars, ce qui est imputable à la hausse du bénéfice net de 6,7 millions de dollars, ainsi qu'au fléchissement des impôts payés de 2,8 millions de dollars et à une variation positive de 0,7 million de dollars des éléments hors trésorerie du fonds de roulement. La hausse des intérêts payés de 1,4 million de dollars et l'accroissement des cotisations aux régimes de retraite de 0,6 million de dollars ont atténué une partie de la variation positive. Il faut noter que l'acquisition du fonds de roulement de Decacer est présentée dans les flux de trésorerie liés aux activités d'investissement. Par conséquent, seule la variation du fonds de roulement survenue entre la date d'acquisition et le 30 décembre 2017 est présentée dans les flux de trésorerie liés aux activités d'exploitation.

La hausse des flux de trésorerie liés aux activités de financement de 25,9 millions de dollars découle de la hausse du solde de la facilité de crédit renouvelable de 27,5 millions de dollars, laquelle a été légèrement contrebalancée par une augmentation des dividendes payés de 1,1 million de dollars au cours de la période considérée par rapport à la période correspondante en raison de l'émission d'actions ordinaires au cours de l'exercice 2017.

Les sorties de trésorerie liées aux activités d'investissement ont augmenté de 43,8 millions de dollars par rapport à celles du premier trimestre de l'exercice de 2017 en raison surtout de l'acquisition de Decacer en contrepartie de 42,1 millions de dollars. La variation négative s'explique aussi par la hausse des dépenses en immobilisations de 1,8 million de dollars pour la période en cours, ce qui correspond à la hausse des dépenses en immobilisations prévues pour l'exercice 2018.

Dans le but de fournir des renseignements supplémentaires, la Société juge pertinent de mesurer les flux de trésorerie disponibles générés par ses activités. Les flux de trésorerie disponibles s'entendent des flux de trésorerie liés aux activités d'exploitation, exclusion faite de la variation des éléments hors trésorerie du fonds de roulement, des ajustements liés à l'évaluation à la valeur de marché et au moment de la constatation des instruments dérivés, de l'amortissement des soldes transitoires et du montant hors trésorerie au titre des instruments financiers, et ils incluent les fonds reçus ou versés à la suite de l'émission ou du rachat d'actions, les frais de financement différés payés ainsi que les dépenses en immobilisations, déduction faite des dépenses en immobilisations au titre de l'excellence d'exploitation. Les flux de trésorerie disponibles constituent une mesure non conforme aux PCGR.

Les flux de trésorerie disponibles se présentent comme suit :

(en milliers de dollars) Premiers trimestres
2018 2017
Flux de trésorerie liés aux activités d'exploitation (10 762 ) $ (19 296 ) $
Ajustements :
Variations des éléments hors trésorerie du fonds de roulement 31 744 32 453
Ajustements liés à l'évaluation à la valeur de marché et au moment de la constatation des instruments dérivés (4 927 ) 1 787
Amortissement des soldes transitoires (1 018 ) (963 )
Montants hors trésorerie des instruments financiers 4 753 1 256
Dépenses en immobilisations (3 055 ) (1 297 )
Dépenses en immobilisations au titre de l'excellence d'exploitation 748 304
Exercice d'options sur actions - 428
Frais de financement différés (122 ) -
Flux de trésorerie disponibles1) 17 361 $ 14 672 $
Dividendes déclarés 9 517 $ 8 460 $
1) Se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR ».

Les flux de trésorerie disponibles pour le premier trimestre de 2018 se sont chiffrés à 17,4 millions de dollars comparativement à 14,7 millions de dollars pour la période correspondante de l'exercice précédent, soit une hausse de 2,7 millions de dollars. La hausse s'explique principalement par une augmentation de 3,7 millions de dollars du BAIIA ajusté, déduction faite des produits hors trésorerie de retraite (se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR » du présent rapport de gestion) et par une diminution des impôts payés de 2,8 millions de dollars. Une hausse des intérêts payés de 1,4 million de dollars, une augmentation des dépenses en immobilisations, déduction faite de celles liées à l'excellence d'exploitation de 1,3 million de dollars, et l'accroissement des cotisations aux régimes de retraite de 0,6 million de dollars ont atténué une partie de la variation positive. De plus, au cours du premier trimestre de l'exercice 2017, une somme de 0,4 million de dollars a été reçue à la suite de l'exercice d'options sur actions par des cadres dirigeants alors qu'aucune somme n'a été reçue au cours de la période considérée. Par ailleurs, la Société a versé 0,1 million de dollars en frais de financement différés au cours de la période considérée pour modifier la facilité de crédit renouvelable.

Les dépenses en immobilisations, déduction faite des dépenses en immobilisations au titre de l'excellence d'exploitation, ont légèrement augmenté pendant l'exercice 2018, ce qui correspond à la hausse des dépenses en immobilisations prévues pour l'exercice 2018. Les dépenses en immobilisations au titre de l'excellence d'exploitation ont augmenté de 0,4 million de dollars pour le trimestre à l'étude, en regard de celles de la période correspondante de l'exercice précédent. Les dépenses en immobilisations au titre de l'excellence d'exploitation ne réduisent pas les flux de trésorerie disponibles, puisque ces projets ne sont pas essentiels aux activités d'exploitation des usines. Ils sont plutôt entrepris en raison des économies d'exploitation substantielles qu'ils permettront de réaliser une fois achevés.

Des frais de financement sont payés lorsque le financement d'un nouvel emprunt est conclu, et ils sont différés et amortis sur la période de la dette. La trésorerie utilisée au cours de l'exercice pour payer ces frais n'est donc pas disponible et elle est par conséquent déduite des flux de trésorerie disponibles.

La Société a déclaré un dividende trimestriel de 9,0 cents par action ordinaire, pour un montant total d'environ 9,5 millions de dollars pour le trimestre à l'étude, comparativement à 8,5 millions de dollars pour la période correspondante. Cette hausse est imputable à l'émission d'actions ordinaires dans le cadre du placement aux termes d'un prospectus simplifié en juillet 2017.

Les variations des éléments hors trésorerie du fonds de roulement liés aux activités d'exploitation représentent les variations, d'un exercice à l'autre, des actifs courants, comme les débiteurs et les stocks, et des passifs courants, comme les créditeurs. Les variations de ces comptes sont attribuables principalement aux calendriers de recouvrement des débiteurs, des arrivages de sucre brut et du paiement des passifs. Les augmentations et les diminutions de ces comptes sont attribuables aux calendriers susmentionnés et ne constituent donc pas des flux de trésorerie disponibles. Ces augmentations ou diminutions sont financées à l'aide de la trésorerie disponible ou de la facilité de crédit de 315,0 millions de dollars de la Société. Les hausses et les baisses de la dette bancaire sont également attribuables à des questions d'écarts temporaires en lien avec les facteurs décrits plus haut et ne constituent donc pas de la trésorerie disponible.

L'effet combiné de l'évaluation à la valeur de marché et des montants hors trésorerie des instruments financiers de 1,2 million de dollars pour le trimestre à l'étude ne constitue pas un élément ayant une incidence sur la trésorerie, puisque ces contrats seront réglés à la suite de la réalisation de la transaction physique, ce qui explique la nécessité d'ajuster les flux de trésorerie disponibles.

Obligations contractuelles

Aucun changement important ne touche le tableau des obligations contractuelles présenté dans le rapport de gestion faisant partie du rapport annuel de la Société au 30 septembre 2017.

Ressources en capital

Le 20 décembre 2017, la Société a modifié sa facilité de crédit renouvelable existante, accroissant ainsi le crédit mis à sa disposition de 40,0 millions de dollars en exerçant l'option accordéon intégrée dans la facilité de crédit renouvelable (les « emprunts supplémentaires effectués en vertu de l'option accordéon »). Compte tenu de sa facilité de crédit renouvelable modifiée et de ses emprunts supplémentaires effectués en vertu de l'option accordéon, la Société dispose d'un fonds de roulement totalisant 315,0 millions de dollars aux termes duquel elle peut emprunter des fonds au taux préférentiel, au TIOL ou au taux des acceptations bancaires, majoré de 20 à 250 points de base, si elle respecte certains ratios financiers. Certains actifs de la Société, notamment des comptes clients, des stocks et des immobilisations corporelles, ont été donnés en garantie quant à la facilité de crédit renouvelable, y compris quelques actifs de LBMT. La facilité de crédit renouvelable modifiée arrivera à échéance le 28 juin 2022.

Au 30 décembre 2017, un montant de 227,5 millions de dollars avait été prélevé sur la facilité de fonds de roulement et un montant de 9,1 millions de dollars en trésorerie était également disponible.

Les besoins de liquidités pour le fonds de roulement et les autres dépenses en immobilisations devraient être comblés à même la trésorerie disponible et les fonds générés par les activités d'exploitation. La direction est d'avis que le crédit inutilisé aux termes de la facilité renouvelable est suffisant pour combler ses besoins futurs de liquidités.

TITRES EN CIRCULATION

Un nombre total de 105 743 582 actions étaient en circulation au 30 décembre 2017 et au 1er février 2018.

Le 4 décembre 2017, un total de 1 065 322 options sur actions ont été attribuées à certains cadres dirigeants et directeurs principaux au prix de 6,23 $ par action ordinaire. Le 5 décembre 2016, au cours de l'exercice précédent, la Société a attribué au total 360 000 options sur actions à certains cadres dirigeants au prix d'exercice de 6,51 $. Ces options peuvent être exercées jusqu'à concurrence de 20 % par année, à partir de la date du premier anniversaire de l'attribution des options, et elles expireront après 10 ans. En cas de mise à pied, de démission, de départ à la retraite, de décès ou d'invalidité de longue durée, toutes les options sur actions attribuées en vertu du régime d'options sur actions dont les droits n'ont pas été acquis feront l'objet d'une renonciation.

Par ailleurs, au cours du trimestre, un régime d'unités d'actions liées à la performance (« UAP ») a été créé et le 4 décembre 2017, 224 761 UAP au total ont été attribuées à des hauts dirigeants. Les droits à ces UAP deviendront acquis à la fin du cycle de performance 2017-2020, en fonction de l'atteinte des cibles de rendement total pour l'actionnaire fixées par le comité des ressources humaines et de la rémunération et du conseil d'administration de la Société. La valeur du paiement à faire à chaque participant correspondra au produit des éléments suivants : le nombre d'UAP attribuées au participant dont les droits ont été acquis, multiplié par le cours de clôture moyen pondéré en fonction du volume des actions ordinaires à la Bourse de Toronto (la « TSX ») pour les cinq jours de bourse qui précèdent immédiatement le jour où la Société aura versé la valeur au participant aux termes du régime d'UAP.

PRINCIPALES ESTIMATIONS ET MÉTHODES COMPTABLES

Aucun changement important n'a été apporté aux principales estimations et méthodes comptables présentées dans le rapport de gestion faisant partie du rapport annuel de la Société au 30 septembre 2017, sauf pour ce qui suit :

  • Avantages du personnel

    • Unités d'actions liées à la performance réglées en trésorerie

      Au cours du trimestre considéré, la Société a mis en œuvre un régime d'unités d'actions liées à la performance (« UAP »), aux termes duquel les hauts dirigeants ont droit à un paiement en trésorerie. Un passif est inscrit relativement aux services acquis et il est comptabilisé à la juste valeur, selon le cours de l'action ordinaire de la Société, dans les créditeurs, une charge correspondante étant comptabilisée dans les charges administratives et de vente. Le montant comptabilisé en charges est ajusté pour refléter le nombre d'unités dont on s'attend à ce que les conditions de service et les conditions de performance soient remplies, de sorte que le montant finalement comptabilisé en charges dépend des unités d'attributions qui remplissent les conditions de service et les conditions de performance hors marché à la date d'acquisition des droits. Jusqu'au règlement du passif, la juste valeur du passif doit être réévaluée à la clôture de chaque période de présentation de l'information financière et toute variation de la juste valeur doit être comptabilisée dans l'état consolidé du résultat net de la période.

PRINCIPALES MÉTHODES COMPTABLES

Les principales méthodes comptables présentées dans les états financiers consolidés annuels audités de la Société pour l'exercice clos le 30 septembre 2017 ont été appliquées uniformément lors de l'établissement des présents états financiers intermédiaires consolidés résumés non audités, sauf pour ce qui suit :

  • IAS 7, Initiative concernant les informations à fournir

    Le 7 janvier 2016, l'IASB a publié le document Disclosure Initiative (Amendments to IAS 7). Les modifications s'appliquent de façon prospective aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2017. L'adoption L'application anticipée est autorisée.

    Les modifications comprennent des obligations d'information qui permettent aux utilisateurs des états financiers d'évaluer les changements dans les passifs découlant d'activités de financement, y compris les changements découlant des flux de trésorerie et les changements sans effet de trésorerie. L'un des moyens de satisfaire à ces nouvelles obligations d'information consiste à effectuer un rapprochement entre les soldes d'ouverture et les soldes de clôture des passifs découlant d'activités de financement.

    La Société a adopté les modifications de l'IAS 7 lors de l'établissement de ses états financiers consolidés de l'exercice débutant le 1er octobre 2017. L'adoption de la norme n'a eu aucune incidence sur les états financiers intermédiaires consolidés.
  • IAS 12, Comptabilisation d'actifs d'impôt différé au titre de pertes latentes

    Le 19 janvier 2016, l'IASB a publié le document Recognition of Deferred Tax Assets for Unrealized Losses (Amendments to IAS 12). Les modifications s'appliquent rétrospectivement aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2017. L'adoption L'application anticipée est autorisée.

    Les modifications précisent que l'existence d'une différence temporaire déductible dépend uniquement d'une comparaison de la valeur comptable d'un actif et de sa valeur fiscale à la fin de la période de présentation de l'information financière et qu'elle n'est pas touchée par d'éventuels changements de la valeur comptable ou de la manière attendue de recouvrer l'actif. Les modifications clarifient également la méthode de détermination des bénéfices imposables futurs servant à évaluer l'utilisation des différences temporaires déductibles.

    La Société a adopté les modifications de l'IAS 12 lors de l'établissement de ses états financiers intermédiaires consolidés de l'exercice ouvert le 1er octobre 2017. L'adoption des modifications n'a eu aucune incidence sur les états financiers intermédiaires consolidés.
  • Améliorations annuelles des IFRS - Cycle 2014-2016

    Le 8 décembre 2016, l'IASB a publié des modifications à portée restreinte visant trois normes dans le cadre de son processus d'améliorations annuelles. Chacune de ces normes révisées comporte des dispositions transitoires et des dates de prise d'effet qui lui sont propres.

    La norme suivante a fait l'objet d'une révision :

    Clarification pour préciser que l'IFRS 12, Informations à fournir sur les intérêts détenus dans d'autres entités, s'applique également aux intérêts classés comme détenus en vue de la vente, comme détenus en vue d'une distribution ou dans les activités abandonnées, s'appliquant de manière rétrospective aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2017.

    La Société a adopté la modification lors de l'établissement de ses états financiers intermédiaires consolidés de l'exercice ouvert le 1er octobre 2017. L'adoption des modifications n'a eu aucune incidence sur les états financiers intermédiaires consolidés.

CHANGEMENTS APPORTÉS AUX PRINCIPES ET PRATIQUES COMPTABLES NON ENCORE ADOPTÉS

Un certain nombre de nouvelles normes et de normes et interprétations modifiées ne sont pas encore en vigueur et n'ont donc pas été appliquées aux fins d'établissement des états financiers intermédiaires consolidés résumés non audités. Les nouvelles normes et les modifications apportées aux normes et interprétations en cours d'examen sont présentées ci-après.

  • IFRS 15, Produits des activités ordinaires tirés de contrats avec des clients

    Le 28 mai 2014, l'IASB a publié l'IFRS 15, Produits des activités ordinaires tirés de contrats avec des clients. L'IFRS 15 remplacera l'IAS 11, Contrats de construction, l'IAS 18, Produits des activités ordinaires, l'IFRIC 13, Programmes de fidélisation de la clientèle, l'IFRIC 15, Contrats de construction de biens immobiliers, l'IFRIC 18, Transferts d'actifs provenant de clients, et la SIC-31, Produits des activités ordinaires - opérations de troc impliquant des services de publicité. La nouvelle norme s'applique aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2018. L'adoption anticipée est autorisée.

    La norme préconise un modèle unique qui s'applique aux contrats avec des clients et deux méthodes de comptabilisation des produits des activités ordinaires : à un moment donné ou au fil du temps. Le modèle consiste en une analyse en cinq étapes des transactions axée sur les contrats et visant à déterminer si les produits des activités ordinaires sont comptabilisés et quel montant est comptabilisé. De nouveaux seuils ont été mis en place relativement aux estimations et aux jugements, ce qui pourrait avoir une incidence sur le montant des produits des activités ordinaires comptabilisés et/ou sur le moment de leur comptabilisation.

    La nouvelle norme s'applique aux contrats avec des clients. Elle ne s'applique pas aux contrats d'assurance, aux instruments financiers ou aux contrats de location, lesquels entrent dans le champ d'application d'autres IFRS.

    La Société a l'intention d'adopter l'IFRS 15 lors de l'établissement de ses états financiers consolidés de l'exercice débutant le 30 septembre 2018. L'ampleur de l'incidence de l'adoption de la norme sur les états financiers consolidés de la Société n'a pas encore été établie.
  • IFRS 16, Contrats de location

    Le 13 janvier 2016, l'IASB a publié l'IFRS 16, Contrats de location. Cette nouvelle norme s'applique aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2019. L'adoption anticipée est permise pour les entités qui adoptent également l'IFRS 15, Produits des activités ordinaires tirés de contrats conclus avec des clients, à la date de l'adoption initiale de l'IFRS 16 ou qui l'ont adopté avant cette date. L'IFRS 16 remplacera l'IAS 17, Contrats de location.

    Cette norme instaure un modèle unique de comptabilisation par le preneur et oblige ce dernier à comptabiliser les actifs et les passifs liés à tous les contrats de location d'une durée de plus de 12 mois, à moins que la valeur de l'actif sous-jacent soit faible. Le preneur est tenu de comptabiliser un actif au titre du droit d'utilisation représentant son droit d'utilisation de l'actif sous-jacent et une obligation locative qui représente son obligation d'effectuer des paiements locatifs.

    Cette norme reprend en substance les exigences de comptabilisation pour le bailleur qui sont énoncées dans l'IAS 17, tout en exigeant de ce dernier qu'il présente des informations plus exhaustives. D'autres aspects du modèle de comptabilisation des contrats de location ont été touchés, y compris la définition d'un contrat de location. Des dispositions transitoires ont également été prévues.

    La Société a l'intention d'adopter l'IFRS 16 lors de l'établissement de ses états financiers consolidés de l'exercice débutant le 29 septembre 2019. L'ampleur de l'incidence de l'adoption de la norme sur les états financiers consolidés de la Société n'a pas encore été établie.

Les nouvelles normes ainsi que les normes et interprétations modifiées supplémentaires comprennent les suivantes : l'IFRS 2, Classement et évaluation des transactions dont le paiement est fondé sur des actions, Améliorations annuelles des IFRS - Cycle 2014-2016, Améliorations annuelles des IFRS - Cycle 2015-2017, l'IFRIC 22, Transactions en monnaie étrangère et contrepartie anticipée ainsi que l'IFRIC 23, Incertitude relativement aux traitements fiscaux. La Société entend adopter ces nouvelles normes ainsi que ces normes et interprétations modifiées dans le cadre de la préparation de ses états financiers consolidés pour chaque période annuelle respective où elles entrent en vigueur. L'incidence de l'adoption de ces nouvelles normes ainsi que de ces normes et interprétations modifiées n'a pas encore été établie. Se reporter à la note 3 d) afférente aux états financiers intermédiaires consolidés résumés non audités pour un complément d'information.

FACTEURS DE RISQUE

Les facteurs de risque liés aux affaires et aux activités de la Société sont exposés dans le rapport de gestion contenu dans notre rapport annuel pour l'exercice clos le 30 septembre 2017. Ce document se trouve sur SEDAR, à l'adresse www.sedar.com, ou sur l'un des sites Web de la Société, aux adresses www.lantic.ca ou www.rogerssugarinc.com.

PERSPECTIVES

Pour l'exercice 2018, nous nous attendons à ce que le secteur des produits industriels affiche un faible recul, alors que le volume des produits de consommation devrait être similaire à celui de l'exercice 2017.

Le secteur des produits liquides devrait continuer à dégager de solides résultats, puisqu'il profitera d'une certaine croissance attribuable aux clients existants, récupérera une partie du volume perdu durant l'exercice 2017 et tirera parti des activités d'approvisionnement visant un embouteilleur de grande envergure de l'Ouest canadien sur un exercice complet. C'est pourquoi nous prévoyons que le volume du secteur des produits liquides dépassera celui de l'exercice 2017 d'environ 10 000 tonnes métriques.

Le volume total des ventes à l'exportation devrait croître d'environ 5 000 tonnes métriques en raison des livraisons additionnelles vers le Mexique et des ventes occasionnelles assorties de droits de premier niveau aux États-Unis.

Dans l'ensemble, nous nous attendons à un accroissement du volume de l'ordre de 10 000 tonnes métriques.

Pour l'exercice 2018, la Société tirera parti des activités d'exploitation de LBMT sur un exercice complet. Comme il a été expliqué dans le prospectus simplifié du 21 juillet 2017, nous prévoyons que le BAIIA ajusté de LBMT (se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR » du présent rapport de gestion) s'établisse à environ 18,4 millions de dollars, du fait d'une amplification du volume de vente et des marges de vente connexes, outre certains gains liés aux efficacités sur le plan de l'exploitation, pour un total d'environ 2,9 millions de dollars. La direction ne s'attend pas à ce que le BAIIA ajusté de LBMT fluctue de manière importante, bien qu'il soit possible qu'il se situe au-dessous des prévisions. Les gains liés à l'intégration qui se rapportent aux synergies opérationnelles à l'intérieur de l'entreprise ont été revus et leur pleine réalisation devrait avoir lieu au cours du deuxième semestre de l'exercice à l'étude, ce qui représente un léger retard par rapport à nos prévisions initiales. Les avantages mercantiles anticipés ont été, dans l'ensemble, positifs, mais on peut constater que la réaction de la concurrence se fait plus forte à l'égard de cette nouvelle croissance du marché. De plus, la direction prévoit des charges non récurrentes de l'ordre de 1,0 million de dollars liées à des indemnités de départ. Pour l'exercice 2019, nous prévoyons d'autres gains liés à l'intégration des activités d'environ 2,1 millions de dollars, qui devraient se matérialiser intégralement d'ici la fin de l'exercice 2019. Par conséquent, le BAIIA ajusté de LBMT pour l'exercice 2019 devrait s'établir à environ 20,5 millions de dollars, sous réserve de la réalisation de tous les gains prévisionnels liés à l'intégration des activités.

Le 20 novembre 2017, la Société a annoncé l'acquisition de Decacer en contrepartie de 40,0 millions de dollars, sous réserve des ajustements postérieurs à la clôture. Le BAIIA ajusté pro forma annuel de Decacer (se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR ») est estimé à 5,1 millions de dollars. Cette acquisition, conjuguée à la précédente visant LBMT, procure à la Société une solide plateforme qui lui permet d'élargir ses activités d'exploitation liées au sirop d'érable et d'augmenter sa gamme de produits, notamment une technologie de déshydratation du sirop d'érable unique en son genre, en plus d'accroître le potentiel de synergies opérationnelles supplémentaires.

Nous nous attendons à ce que les coûts liés à l'énergie augmentent d'environ 1,5 million de dollars pour l'exercice 2018 en raison de l'entrée en vigueur, le 1er janvier 2017, de la taxe sur le carbone en Alberta. L'actuelle taxe sur le carbone s'élève à 1,011 $ le gigajoule et passera à 1,517 $ le gigajoule le 1er janvier 2018.

Environ 75 % des besoins en gaz naturel pour l'exercice 2018 font l'objet d'opérations de couverture, à des prix moyens similaires à ceux de l'exercice 2017. En outre, nous avons pris certaines positions sur le marché à terme pour les exercices 2019 à 2022. Certaines de ces positions sont prises à des prix supérieurs à ceux pratiqués sur le marché à l'heure actuelle, mais à des prix identiques à ceux de l'exercice 2017, voire plus avantageux que ceux-ci. Nous continuerons à surveiller de près la dynamique du marché du gaz naturel afin de maintenir les coûts à des niveaux concurrentiels et de réduire au minimum les variations des coûts de gaz naturel.

Les dépenses en immobilisations pour l'exercice 2018 devraient augmenter par rapport à celles de l'exercice 2017 car la Société entend consacrer environ 6,0 millions de dollars aux projets au titre de l'excellence d'exploitation. La Société évalue actuellement divers scénarios visant à respecter intégralement les normes en matière d'émissions atmosphériques pour la récolte de betteraves de 2019. Une décision devrait être prise au cours du prochain trimestre. En vue d'atteindre cet objectif, la Société s'attend à engager d'importantes dépenses en immobilisations pour ce projet à compter du deuxième semestre de l'exercice considéré. Les estimations initiales de l'investissement net requis pour corriger la non-conformité se situent dans une fourchette allant de 15 millions de dollars à 25 millions de dollars.

La campagne de coupe des betteraves devrait se terminer vers la fin du mois de février. Nous nous attendons à ce que la récolte actuelle produise environ 125 000 tonnes métriques de sucre raffiné.

Le total des charges liées aux régimes de retraite devrait fléchir d'environ 2,4 millions de dollars pour l'exercice 2018 en raison de la hausse des taux d'actualisation et de l'aval par l'Alberta Treasury Board and Finance de la modification visant le régime horaire de l'Alberta.

Du fait de l'acquisition de LBMT et de Decacer ainsi que de l'augmentation récente des taux d'intérêt et de l'anticipation que la Banque du Canada procédera à d'autres relèvements au cours de l'exercice 2018, nous nous attendons à une hausse des charges d'intérêts par rapport à celles de l'exercice 2017.

Les négociations avec les employés syndiqués de la raffinerie de Vancouver portant sur le renouvellement de la convention collective commenceront au cours des prochaines semaines. La convention collective expire à la fin du mois de février.

Les états financiers complets sont disponibles à l'adresse suivante : http://media3.marketwire.com/docs/Q1_18_FS_FRE.pdf

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