Rogers Sugar Inc.
TSX : RSI

Rogers Sugar Inc.

22 nov. 2017 17h01 HE

Rogers Sugar Inc. : Résultats du quatrième trimestre de l'exercice 2017

Acquisition d'une plateforme de produits de l'érable durant le trimestre

Autre acquisition complémentaire après la clôture de l'exercice

Hausse des volumes et des marges brutes ajustées pour l'exercice

MONTRÉAL, QUÉBEC--(Marketwired - 22 nov. 2017) - Rogers Sugar Inc. (TSX:RSI)

Au cours du trimestre, Rogers Sugar Inc. (la « Société ») s'est dotée d'une nouvelle plateforme de croissance par voie de l'acquisition d'une société d'embouteillage de sirop d'érable. Le 5 août 2017, la Société a acquis auprès de Corporation Financière Champlain Inc. la totalité de L.B. Maple Treat Corporation (« LBMT ») pour environ 160,3 millions de dollars, outre les ajustements à la clôture d'environ 9,2 millions de dollars. LBMT est l'une des plus importantes sociétés d'embouteillage et de distribution de sirop d'érable de marque et de marque maison à l'échelle mondiale. LBMT, dont le siège social est situé à Granby, au Québec, exploite trois usines d'embouteillage situées dans le cœur de la zone de récolte acéricole mondiale (Québec et Vermont). L'acquisition de LBMT, un des chefs de file du secteur, permet la diversification de la Société au sein du vaste marché en pleine croissance du sirop d'érable, un édulcorant naturel. En plus de favoriser la croissance interne, la transaction se traduit également par des gains au chapitre des ventes et des services administratifs.

Quelques mois seulement après être devenue propriétaire-exploitant d'une entreprise acéricole, la Société est heureuse d'annoncer que, le 18 novembre 2017, elle a acquis la totalité de 9020-2292 Québec Inc. (« Decacer »), société exploitée sous le nom « Decacer », en contrepartie de 40,0 millions de dollars, sous réserve des ajustements postérieurs à la clôture. Decacer exploite une usine d'embouteillage à Dégelis, au Québec. Cette acquisition, conjuguée à la précédente visant LBMT, procure à la Société une solide plateforme qui lui permet d'élargir ses activités d'exploitation liées au sirop d'érable et d'augmenter sa gamme de produits, notamment une technologie de déshydratation du sirop d'érable unique en son genre, en plus d'accroître le potentiel de synergies opérationnelles supplémentaires. L'acquisition a été financée au moyen d'un prélèvement sur la facilité de crédit renouvelable existante de 275,0 millions de dollars de la Société.

Par suite de l'acquisition de LBMT et de Decacer, la Société compte désormais deux secteurs opérationnels : le secteur du sucre et le secteur des produits de l'érable.

Secteur du sucre

La quantité totale de sucre livrée par la Société au quatrième trimestre de l'exercice 2017 a baissé d'environ 3 800 tonnes métriques en regard de la période correspondante de l'exercice précédent, mais a enregistré une nette amélioration, d'environ 19 200 tonnes métriques, d'un exercice à l'autre.

Le secteur des produits industriels a affiché un recul d'environ 5 700 tonnes métriques pour le quatrième trimestre et 5 400 tonnes métriques pour l'exercice entier. Les faibles résultats du quatrième trimestre sont imputables essentiellement au calendrier et, dans une moindre mesure, au fléchissement de la demande de la part des clients existants. Le secteur des produits industriels a connu une amélioration des volumes depuis le deuxième trimestre de l'exercice 2016, laquelle s'est toutefois résorbée durant le second semestre de l'exercice à l'étude.

Le volume total des produits de consommation a baissé d'environ 400 tonnes métriques pour le trimestre à l'étude par rapport à la période correspondante de l'exercice précédent, tandis que le volume pour les 12 mois de l'exercice 2017 a augmenté d'environ 600 tonnes métriques en regard de l'exercice 2016. La variation pour le trimestre à l'étude et l'exercice entier est attribuable principalement au calendrier des promotions à l'intention de clients de détail.

En regard de l'exercice précédent, le volume des produits liquides en fin d'exercice affichait une augmentation d'environ 5 900 tonnes métriques pour le quatrième trimestre et 17 800 tonnes métriques pour l'exercice au complet. L'augmentation s'explique principalement par la mise en œuvre à la fin d'octobre 2016 d'un nouveau contrat à long terme conclu avec un acquéreur substituable de SMHTF situé dans l'Ouest canadien. En revanche, une partie de la variation positive a été annulée par de légers fléchissements temporaires du volume dans l'Est canadien par suite de la concurrence sur le marché des SMHTF et du saccharose liquide.

Les exportations ont fléchi d'environ 3 600 tonnes métriques pour le trimestre à l'étude, en raison principalement du calendrier des livraisons liées au contingent spécifique attribué au Canada par les États-Unis, du fait que les ventes ont été effectuées surtout au cours du premier semestre de l'exercice à l'étude alors qu'en 2016, les ventes étaient réparties assez uniformément tout au long de l'exercice. La faiblesse des exportations s'explique également par la réduction des ventes occasionnelles assorties de droits de premier niveau aux États-Unis en regard de la période correspondante de l'exercice précédent. Pour l'exercice au complet, les exportations ont augmenté d'environ 6 200 tonnes métriques comparativement à l'exercice précédent. Les exportations ont également tiré parti du volume additionnel attribuable à la mise en œuvre d'un contrat triennal avec un client du Mexique au début de l'exercice. Le volume supplémentaire acheminé au Mexique a été quelque peu neutralisé par une légère réduction des ventes assorties de droits de premier niveau aux États-Unis en regard de l'exercice précédent.

Compte tenu de l'évaluation à la valeur de marché de tous les instruments financiers dérivés et dérivés incorporés dans des instruments non financiers à la clôture de chaque période de présentation de l'information financière, notre résultat comptable ne donne pas une idée complète des facteurs et des tendances qui influent sur l'entreprise. Comme pour les périodes antérieures, nous avons calculé la marge brute ajustée et le bénéfice ajusté, qui rendent compte de la performance de la Société durant la période visée, sans tenir compte de l'incidence de l'évaluation à la valeur de marché des instruments financiers dérivés et des dérivés incorporés dans des instruments non financiers. Le bénéfice avant les intérêts et la charge d'impôt sur le résultat (« BAII ») du secteur du sucre comprend des pertes liées à l'évaluation à la valeur de marché de 5,6 millions de dollars pour le quatrième trimestre et de 26,1 millions de dollars depuis le début de l'exercice, lesquelles ont été prises en compte pour établir le BAII ajusté et la marge brute ajustée. Se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR » dans le rapport de gestion.

La marge brute ajustée pour le trimestre considéré s'est établie à 24,6 millions de dollars en regard de 29,6 millions de dollars pour le trimestre correspondant de l'exercice précédent, soit une baisse de 5,0 millions de dollars. Plusieurs facteurs expliquent cette baisse. L'apport à la marge brute ajustée de l'usine de betteraves de Taber a été négatif du fait de la hausse des coûts des matières premières, de l'augmentation des charges de maintenance, de la diminution des produits tirés des sous-produits imputable au calendrier et des honoraires des experts-conseils embauchés à l'égard d'un projet exploratoire visant la réduction des émissions atmosphériques. Ces éléments attribuables à l'usine de Taber rendent compte de plus de la moitié de la variation défavorable d'un trimestre à l'autre. De plus, la raffinerie de Montréal a été touchée par certaines inefficacités sur le plan de l'exploitation durant le trimestre à l'étude, en raison de fournitures de fonctionnement défectueuses utilisées dans le processus de raffinage. Ces inefficacités, conjuguées au fléchissement du volume de ventes et au produit hors trésorerie non récurrent de 0,6 million de dollars comptabilisé au trimestre correspondant de l'exercice précédent au titre des améliorations des régimes de retraite, ont eu une incidence défavorable sur la marge brute ajustée. De ce fait, le taux de la marge brute ajustée du trimestre considéré s'est établi à 134,18 $ la tonne métrique en regard de 158,22 $ la tonne métrique pour l'exercice 2016, en baisse de 24,04 $ la tonne métrique.

Pour l'exercice entier, la marge brute ajustée s'est améliorée par rapport à celle de l'exercice précédent et s'est chiffrée à 99,8 millions de dollars, en hausse de 3,7 millions de dollars par rapport à l'exercice 2016. La marge brute ajustée de l'exercice précédent comprend une charge de retraite hors trésorerie de 1,8 million de dollars à l'égard des engagements d'améliorations futures visant un des régimes de retraite à prestations définies de la Société à la suite de la signature de la convention collective avec les employés syndiqués de l'usine de Montréal. Compte non tenu de cet ajustement, la marge brute ajustée de la Société aurait été supérieure de 1,9 million de dollars à celle de l'exercice précédent. Les avantages découlant de la hausse du volume de ventes et des produits tirés des sous-produits ont été en partie neutralisés par les inefficacités et les coûts supplémentaires engagés au quatrième trimestre de l'exercice considéré. La variation favorable a été également comprimée par les coûts additionnels de 0,8 million de dollars engagés au cours de l'exercice 2016 du fait d'un arrêt de travail de six jours à la raffinerie de Montréal.

Le taux de la marge brute ajustée par tonne métrique pour l'exercice considéré s'est établi à 143,76 $, contre 142,43 $ pour l'exercice précédent. Compte non tenu de la charge de retraite hors trésorerie, le taux de la marge brute ajustée de l'exercice 2016 se serait établi à 145,10 $ la tonne métrique, donnant lieu à une baisse de 1,34 $ la tonne métrique pour l'exercice 2017.

Les charges administratives et de vente pour le quatrième trimestre de l'exercice 2017 ont augmenté de 1,7 million de dollars par rapport à la période correspondante de l'exercice précédent, du fait d'une charge de 1,9 million de dollars imputable à l'acquisition de LBMT. Les charges administratives et de vente de l'exercice entier ont augmenté de 4,0 millions de dollars par rapport à celles de l'exercice précédent. Au cours de l'exercice 2016, la Société a mené à terme la liquidation du régime des salariés par le biais du règlement et du transfert des passifs au titre des prestations définies à une société d'assurance. Le processus de règlement a donné lieu au renversement d'un montant hors trésorerie de 1,2 million de dollars comptabilisé en réduction des charges administratives et de vente relativement au déficit comptabilisé au 1er octobre 2016. Compte non tenu de l'incidence du règlement du régime des salariés, les charges administratives et de vente ont augmenté de 2,8 millions de dollars par rapport à celles de la période correspondante de l'exercice précédent. L'accroissement des charges administratives et de vente tient aux coûts d'acquisition de 2,5 millions de dollars comptabilisés durant l'exercice écoulé et à une hausse de la charge au titre des avantages du personnel engagée durant le premier semestre de l'exercice considéré, ces facteurs ayant été légèrement contrebalancés par la réduction des charges liées à l'arrêt de travail survenu au cours de l'exercice 2016.

Le résultat ajusté des activités d'exploitation pour le quatrième trimestre s'est établi à 14,8 millions de dollars, en baisse de 6,9 millions de dollars par rapport au trimestre correspondant de l'exercice précédent. Le recul tient surtout aux charges d'exploitation supplémentaires à l'usine de Taber et à la raffinerie de Montréal, à la contraction du volume de ventes ainsi qu'à l'augmentation des charges administratives et de vente, comme il est expliqué plus haut. Pour l'exercice entier, le résultat ajusté des activités d'exploitation a légèrement fléchi en regard de celui de l'exercice précédent et s'est chiffré à 66,2 millions de dollars. L'incidence favorable du volume de ventes additionnel et de la hausse des produits tirés des sous-produits a été contrebalancée par les coûts supplémentaires engagés dans les usines durant le dernier trimestre de l'exercice à l'étude ainsi que par l'augmentation des charges administratives et de vente, comme il est expliqué plus haut.

Secteur des produits de l'érable

Les produits d'environ 26,7 millions de dollars rendent compte des deux mois d'exploitation de ce secteur, depuis son acquisition, le 5 août 2017.

La marge brute de 3,6 millions de dollars pour le trimestre à l'étude et l'exercice entier ne rend pas compte de la marge économique qu'a dégagée le secteur des produits de l'érable, puisqu'elle tient compte d'un profit de 0,2 million de dollars au titre de l'évaluation à la valeur de marché des instruments financiers dérivés à l'égard des contrats de change. Le profit lié à l'évaluation à la valeur de marché a été déduit du calcul du BAIIA ajusté et de la marge brute ajustée. Se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR » dans le rapport de gestion.

Depuis l'acquisition effectuée par Lantic le 5 août 2017, la marge brute ajustée pour le trimestre à l'étude et, par conséquent, pour l'exercice entier, s'est établie à 3,4 millions de dollars, soit un pourcentage de la marge brute ajustée de 12,8 %. Cependant, le coût des ventes inclut un montant de 0,7 million de dollars imputable à la majoration de la valeur des stocks de produits finis à la date d'acquisition. Selon les IFRS, tous les stocks de produits finis à l'acquisition sont évalués en fonction du prix de vente estimatif, déduction faite de la somme des frais de vente et d'une marge raisonnable sur la vente pour l'acquéreur. Cela donne lieu à des marges de vente moins élevées lorsque sont vendus les stocks acquis. Au 30 septembre 2017, les stocks de produits finis existants à la date d'acquisition avaient été complètement écoulés. Compte non tenu de cet ajustement découlant de la répartition du coût d'acquisition de LBMT aux fins comptables, la marge brute ajustée se serait chiffrée à 4,1 millions de dollars, soit 15,4 % des produits.

Les charges administratives et de vente de 1,9 million de dollars tiennent compte de l'amortissement des immobilisations incorporelles de 0,4 million de dollars, d'honoraires d'experts-conseils de 0,2 million de dollars découlant de l'acquisition et de coûts non récurrents de 0,2 million de dollars.

Les frais de distribution se sont établis à 0,7 million de dollars depuis la date d'acquisition.

Outre l'incidence de l'ajustement à la valeur de marché des instruments dérivés, l'acquisition de LBMT par Lantic a entraîné des charges qui ne rendent pas compte de la performance économique liée aux activités d'exploitation de LBMT. De plus, certains éléments hors trésorerie et certaines charges non récurrentes ont eu une incidence défavorable sur le résultat des activités d'exploitation. C'est pourquoi la direction estime que les résultats financiers du secteur des produits de l'érable fournissent une information plus pertinente aux dirigeants, aux investisseurs, aux analystes et aux autres parties intéressées après ajustement au titre des éléments susmentionnés. Se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR » dans le rapport de gestion. Le BAII ajusté de LBMT s'entend du bénéfice avant les intérêts, la charge d'impôt et la dotation aux amortissements du secteur des produits de l'érable, ajusté afin de tenir compte de l'ajustement total du coût des ventes au titre du secteur visé et des charges non récurrentes.

Le résultat des activités d'exploitation doit donc être ajusté au titre des éléments suivants :

30 septembre 2017
Résultat des activités d'exploitation 948 $
Ajustement total du coût des ventes (164 )
Résultat ajusté des activités d'exploitation 784
Charges non récurrentes :
Coûts d'acquisition engagés 211
Autres éléments non récurrents 195
Majoration des stocks au titre des produits finis 670
Dotation aux amortissements 491
BAIIA ajusté de LBMT1) 2 351 $

1) Se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR ».

Données consolidées

La marge brute ajustée pour le trimestre à l'étude s'est établie à 28,0 millions de dollars, contre 29,6 millions de dollars pour la période correspondante de l'exercice précédent. Au cours du trimestre, l'apport de LBMT à la marge brute ajustée s'est chiffré à 3,4 millions de dollars. En revanche, l'avantage découlant de l'acquisition a été plus que contrebalancé par la réduction touchant le secteur du sucre, comme il est expliqué plus haut. Pour l'exercice entier, la marge brute ajustée s'est établie à 103,3 millions de dollars, en hausse de 7,1 millions de dollars. Le volume de ventes supplémentaire provenant du secteur du sucre ainsi que l'apport de LBMT à la marge ajustée depuis la date d'acquisition expliquent en grande partie l'augmentation d'un exercice à l'autre.

Le BAII ajusté pour le quatrième trimestre de l'exercice 2017 s'est chiffré à 15,5 millions de dollars, contre 21,7 millions de dollars, en baisse de 6,2 millions de dollars. Outre la diminution de la marge brute ajustée, les charges administratives et de vente ainsi que les frais de distribution ont augmenté en regard du trimestre correspondant, du fait surtout des charges administratives et de vente et des frais de distribution de 2,6 millions de dollars provenant de LBMT depuis le 5 août 2017. De plus, la Société a engagé des coûts d'acquisition de 1,9 million de dollars relativement à LBMT durant le trimestre écoulé. Compte non tenu des coûts d'acquisition, le BAII ajusté s'est établi à 17,4 millions de dollars, en regard de 21,7 millions de dollars pour la période correspondante de l'exercice, soit une baisse de 4,3 millions de dollars.

Depuis le début de l'exercice, le BAII ajusté s'est établi à 67,0 millions de dollars, en hausse de 0,4 million de dollars comparativement à celui de l'exercice 2016. En revanche, compte non tenu des coûts d'acquisition de 2,5 millions de dollars, le BAII ajusté s'est établi à 69,5 millions de dollars, soit une progression de 2,9 millions de dollars par rapport à l'exercice précédent.

L'acquisition de LBMT a été financée en partie par l'émission des débentures convertibles subordonnées non garanties de sixième série à 5,0 % (les « débentures de sixième série ») de 57,5 millions de dollars. En outre, un montant d'environ 48,7 millions de dollars a été financé au moyen d'un prélèvement sur la facilité de crédit renouvelable. Les débentures de sixième série ont été émises le 28 juillet 2017 et arriveront à échéance le 31 décembre 2024.

Les charges financières nettes ont augmenté de 1,0 million de dollars pour le trimestre à l'étude et de 0,8 million de dollars pour l'exercice entier par rapport aux périodes correspondantes de l'exercice précédent, compte non tenu de l'amortissement du solde transitoire pour l'exercice 2017 et de la variation nette de la juste valeur des swaps de taux d'intérêt pour l'exercice 2016, en raison de l'accroissement des emprunts sur la facilité de crédit renouvelable, de l'émission des débentures de sixième série, de la hausse des taux d'intérêt durant le quatrième trimestre de l'exercice 2017 et des intérêts supplémentaires que LBMT doit verser à la Fédération des producteurs acéricoles du Québec (« FPAQ ») à l'égard des achats de sirop. Ces variations défavorables ont été quelque peu compensées par le remboursement lié aux débentures de quatrième série au troisième trimestre de l'exercice à l'étude.

Les flux de trésorerie disponibles pour le quatrième trimestre de 2017 se sont chiffrés à 6,6 millions de dollars, comparativement à 14,7 millions de dollars pour la période correspondante de l'exercice précédent, soit une baisse de 8,1 millions de dollars. La baisse s'explique principalement par la réduction de 5,4 millions de dollars du BAIIA ajusté (se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR » dans le rapport de gestion) et l'accroissement des dépenses en immobilisations, déduction faite de celles liées à l'excellence d'exploitation de 1,1 million de dollars. De plus, la charge d'impôt et les intérêts payés ont augmenté de 1,1 million de dollars et de 0,9 million de dollars, respectivement. Enfin, les frais de financement différés du trimestre à l'étude ont crû de 0,5 million de dollars par rapport à ceux de la période correspondante de l'exercice précédent.

Les flux de trésorerie disponibles pour l'exercice 2017 ont reculé de 4,2 millions de dollars en regard de l'exercice précédent, surtout en raison de l'accroissement de 7,6 millions de dollars de la charge d'impôt et de l'augmentation de 1,2 million de dollars des intérêts payés, outre les paiements supplémentaires de 0,5 million de dollars au titre des frais de financement différés. La variation négative des flux de trésorerie disponibles a été quelque peu compensée par l'augmentation de 1,7 million de dollars du BAIIA ajusté (se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR » dans le rapport de gestion), la baisse de 1,9 million de dollars des cotisations aux régimes de retraite et la diminution des dépenses en immobilisations, déduction faite des dépenses en immobilisations au titre de l'excellence d'exploitation de 0,4 million de dollars. Enfin, l'apport positif aux flux de trésorerie disponibles de 1,2 million de dollars découlant de l'émission d'actions du fait de l'exercice d'options sur actions, en comparaison d'un rachat d'actions au cours de l'exercice précédent, a également réduit la variation négative.

Perspectives

Pour l'exercice 2018, nous nous attendons à ce que le secteur des produits industriels affiche un faible recul, alors que le volume des produits de consommation devrait être comparable à celui de l'exercice 2017.

Le secteur des produits liquides devrait continuer à dégager de solides résultats, puisqu'il profitera d'une certaine croissance attribuable aux clients existants, qu'il récupérera une partie du volume perdu durant l'exercice 2017 et qu'il tirera parti des activités d'approvisionnement visant un embouteilleur de grande envergure de l'Ouest canadien sur un exercice complet. C'est pourquoi nous prévoyons que le volume du secteur des produits liquides dépassera celui de l'exercice 2017 d'environ 10 000 tonnes métriques.

Le volume total des ventes à l'exportation devrait croître légèrement en raison des livraisons additionnelles vers le Mexique.

Dans l'ensemble, nous nous attendons à un accroissement du volume de l'ordre de 5 000 tonnes métriques.

Pour l'exercice 2018, la Société tirera parti des activités d'exploitation de LBMT sur un exercice complet. Comme il a été expliqué dans le prospectus simplifié daté du 21 juillet 2017, nous prévoyons que le BAIIA ajusté de LBMT (se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR » dans le rapport de gestion) s'établisse à environ 18,4 millions de dollars, du fait d'une amplification du volume de vente et des marges de vente connexes, outre certains gains au chapitre de l'efficience opérationnelle, pour un total d'environ 2,9 millions de dollars. Pour l'exercice 2019, nous prévoyons d'autres gains liés à l'intégration des activités d'environ 2,1 millions de dollars, qui devraient se matérialiser intégralement d'ici la fin de l'exercice 2019. Par conséquent, le BAIIA ajusté de LBMT pour l'exercice 2019 devrait s'établir à environ 20,5 millions de dollars, sous réserve de la réalisation de tous les gains prévisionnels liés à l'intégration des activités.

Le 20 novembre 2017, la Société a annoncé l'acquisition de Decacer en contrepartie de 40,0 millions de dollars, sous réserve des ajustements postérieurs à la clôture. Le BAIIA ajusté pro forma annuel de Decacer (se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR » dans le rapport de gestion) est estimé à 5,1 millions de dollars. Cette acquisition, conjuguée à la précédente visant LBMT, procure à la Société une solide plateforme qui lui permet d'élargir ses activités d'exploitation liées au sirop d'érable et d'augmenter sa gamme de produits, notamment une technologie de déshydratation du sirop d'érable unique en son genre, en plus d'accroître le potentiel de synergies opérationnelles supplémentaires.

Nous nous attendons à ce que les coûts liés à l'énergie augmentent d'environ 1,5 million de dollars pour l'exercice 2018 en raison de l'entrée en vigueur le 1er janvier 2017 de la taxe sur le carbone en Alberta. L'actuelle taxe sur le carbone s'élève à 1,011 $ le gigajoule et passera à 1,517 $ le gigajoule le 1er janvier 2018.

Les dépenses en immobilisations pour l'exercice 2018 devraient augmenter par rapport à celles de l'exercice écoulé, car la Société entend consacrer environ 6,0 millions de dollars aux projets d'investissement en immobilisations au titre de l'excellence d'exploitation. La Société évalue actuellement divers scénarios visant à respecter intégralement les normes en matière d'émissions atmosphériques pour la récolte de betteraves de 2019. En vue d'atteindre cet objectif, la Société s'attend à engager d'importantes dépenses en immobilisations pour ce projet à compter du premier semestre de l'exercice 2018. Les estimations initiales de l'investissement net requis pour corriger la non-conformité se situent dans une fourchette de l'ordre de 15 millions de dollars à 25 millions de dollars.

La récolte et la campagne de coupe de betteraves ont commencé vers la fin du mois de septembre. Les conditions de production au cours de l'exercice écoulé ayant été idéales, la récolte est abondante et le rendement par acre est excellent. Si les conditions actuelles se maintiennent, sans enjeu lié à l'entreposage des betteraves, nous nous attendons à ce que la récolte actuelle produise environ 120 000 tonnes métriques de sucre raffiné, soit un volume de production comparable à celui de l'exercice 2017, malgré la réduction de 1 000 acres de la surface de culture de betterave.

Nous prévoyons que le total des charges liées aux régimes de retraite fléchira d'environ 2,4 millions de dollars pour l'exercice 2018 en raison de la hausse des taux d'actualisation, outre l'aval par l'Alberta Treasury Board and Finance de la modification visant le régime horaire de l'Alberta.

Du fait de l'acquisition de LBMT et de Decacer, outre l'augmentation prévue des taux d'intérêt au cours de l'exercice 2018, nous nous attendons à une hausse des intérêts débiteurs par rapport à ceux de l'exercice écoulé.

Les négociations avec les employés syndiqués de la raffinerie de Vancouver portant sur le renouvellement de la convention collective expirant à la fin de février 2018 débuteront au début de la nouvelle année civile 2018.

AU NOM DU CONSEIL D'ADMINISTRATION,
Dallas H. Ross, président du conseil d'administration
Vancouver (Colombie-Britannique) - Le 22 novembre 2017

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