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07 déc. 2011 10h28 HE

Selon BMO Etudes économiques, l'économie canadienne se redresse après les perturbations du début de l'année

- La croissance a connu un regain de vigueur au troisième trimestre, si bien qu'elle s'établira à 2,3 % pour 2011.

- Les provinces ressources affichent la plus forte croissance.

- On s'attend à un taux de croissance de 2,0 % en 2012.

MONTRÉAL, QUÉBEC--(Marketwire - 7 déc. 2011) - L'économie canadienne a repris de la vigueur après avoir trébuché sur des obstacles temporaires plus tôt cette année, selon le rapport Provincial Monitor publié aujourd'hui par BMO Études économiques.

« Les perturbations de la chaîne d'approvisionnement de l'industrie automobile et les feux de forêt en Alberta ont entravé la croissance au deuxième trimestre, mais la progression du PIB a repris du poil de la bête au troisième trimestre, atteignant un taux annualisé de 3,5 %, en grande partie grâce au rebond des exportations nettes, a déclaré Michael Gregory, économiste principal, BMO Marchés des capitaux. Nous prévoyons que le taux de croissance pour 2011 s'établira à 2,3 %. »

Malgré son regain de vigueur, l'économie canadienne devra affronter de forts vents contraires au cours de la prochaine année, notamment les turbulences des marchés financiers causées par la crise de la dette en Europe, la faiblesse persistante de la croissance économique aux États-Unis, le déclin de la demande dans les marchés émergents et la baisse de la confiance des consommateurs et des entreprises. « En raison de ces difficultés, la croissance du PIB réel devrait rester faible et s'établir à 2 % pour l'ensemble de 2012 », a indiqué M. Gregory.

« Malgré les nombreuses incertitudes qui assombrissent l'économie mondiale, les entreprises canadiennes ont démontré leur résilience en faisant des investissements cruciaux dans leurs installations, en diversifiant leurs chaînes d'approvisionnement et en recherchant de nouveaux marchés pour leurs produits et services, a affirmé Cathy Pin, vice-présidente, Services aux entreprises, BMO Groupe financier. Les entrepreneurs canadiens continuent d'afficher un optimisme prudent et s'appliquent à rechercher les avis clairs et les solutions pratiques dont ils ont besoin pour mettre leurs infrastructures à niveau, remanier leurs processus d'affaires et s'adapter à l'évolution des dynamiques commerciales. »

Ouest canadien

Le secteur des ressources continue à stimuler la croissance dans l'Ouest canadien et devrait conserver une bonne partie de son dynamisme tout au long de 2012, alors qu'on s'attend à ce que l'Alberta et la Saskatchewan affichent une croissance de leur PIB réel supérieure à 3 % cette année. En Colombie-Britannique, la croissance sera un peu plus lente, en raison de la baisse de la demande en Chine et de ce qui apparaît maintenant comme un ralentissement du marché de l'habitation, tandis que la production agricole a encore une fois été décevante au Manitoba cette année. Cependant, ces deux provinces devraient quand même se classer parmi les meilleures au chapitre de la croissance en 2012.

Centre du Canada

Les restrictions budgétaires continuent à assombrir les perspectives à moyen terme en Ontario et au Québec, où la croissance pourra difficilement dépasser 2 % en 2012. L'économie de l'Ontario a connu des hauts et des bas en 2011, la chaîne d'approvisionnement de l'industrie automobile ayant subi de nombreux chocs comme le tsunami au Japon et les inondations en Thaïlande. Au Québec, les hausses de la taxe de vente et de la contribution santé, de même que celles que ces deux taxes subiront encore en 2012, contrebalanceront partiellement les gains constatés récemment dans le secteur de la fabrication aérospatiale.

Canada atlantique

La faiblesse de la croissance économique aux États-Unis et la force du huard continuent à nuire aux exportations du Canada atlantique, mais la Nouvelle-Écosse a obtenu du gouvernement fédéral un contrat de construction navale d'une valeur de 25 milliards de dollars, ce qui favorisera la croissance économique au cours des prochaines années. La progression du PIB réel devrait s'accélérer et atteindre plus de 2 % d'ici 2013, lorsque les travaux devraient commencer. Cependant, les restrictions budgétaires continuent à entraver la croissance dans une grande partie de la région. Le budget des dépenses en immobilisations du Nouveau-Brunswick, par exemple, a diminué de plus de 30 % pour l'exercice 2011-2012 et, à l'exception de Terre-Neuve-et-Labrador, toutes les provinces de la région ont encore du travail à faire pour équilibrer leur budget.

Taux de croissance du PIB réel (%) :

2010 2011 2012
Canada 3,2 2,3 2,0
Colombie-Britannique 3,0 2,4 2,3
Alberta 3,3 3,3 2,8
Saskatchewan 4,0 3,0 2,9
Manitoba 2,4 2,0 2,3
Ontario 3,0 2,1 1,9
Québec 2,5 1,8 1,7
Nouveau-Brunswick 3,1 1,4 1,5
Nouvelle-Écosse 1,9 1,6 1,8
Île-du-Prince-Édouard 2,6 1,7 1,4
Terre-Neuve-et-Labrador 6,1 3,5 1,6

La version intégrale du Provincial Monitor peut être téléchargée à partir du site www.bmocm.com/economics.

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